Publié par le 9 février 2015 • 16 Commentaires

Que cherchez-vous à accomplir avec votre site internet ?

Voilà la question que vous devez avoir en tête tout au long du processus de création de votre site.

Vous avez posé les bases en rédigeant un cahier des charges, ensuite vous êtes parti à la recherche d’un thème et suite à de longues heures de recherches, vous l’avez finalement trouvé.

Dès lors, une nouvelle aventure commence : l’installation et la configuration de ce thème WordPress sur votre site.

Cela commence toujours rapidement, vous envoyez votre logo, puis choisissez une couleur principale et éventuellement une nouvelle police d’écriture.

C’est ensuite que les choses se compliquent.

Selon votre thème, vous disposerez de plus où moins d’options.

Que vous penchiez du côté des thèmes bling bling où de thèmes plus minimalistes comme sur Array ou Thèmes de France, votre objectif est de faire passer votre message.

Si vous êtes focalisé sur le ou les objectifs de votre site, vous serez capable de vous dire : « Non, je n’ai pas besoin de ça » ou « Cette fonctionnalité est intéressante, mais elle n’est pas pertinente pour mon projet ».

D’expérience, je peux vous dire que beaucoup de personnes cèdent aux sirènes de la surexploitation de leur thème.

Ce n’est pas un reproche que je fais ici. Juste une analyse froide de la situation.

Comme toute personne possédant du pouvoir tend à en abuser, toute personne disposant d’options dans son thème tend à en abuser.

Pas mal comme comparaison, n’est-ce pas ? 😉

Je vais m’abstenir de vous donner des exemples d’abus de pouvoir, vous devez avoir des exemples qui vous viennent à l’esprit.

Je compte plutôt vous donner deux exemples de ce qu’il ne faut pas faire avec votre thème.

Allez c’est parti.

1) Utiliser le portfolio quand vous n’avez rien à montrer

Cela peut sembler trivial mais quand un thème embarque un portfolio, beaucoup de personnes sont tentées de l’utiliser.

Si vous avez besoin de mettre en avant des projets ou des réalisations, il n’y a pas de problème. Foncez !

Mais lorsque qu’il s’agit d’en détourner l’utilisation pour en faire des articles, je ne suis pas d’accord.

Les articles existent déjà dans WordPress.

Si vous voulez utiliser le portfolio pour cela, c’est qu’il y a un problème.

La catégorisation des articles est probablement à revoir.

Rappelez-vous bien qu’un portfolio est destiné à mettre en avant des projets, créations ou accomplissements. Si ce n’est pas le cas. Vous n’en avez pas besoin.

Il en est de même pour tous les autres types de contenus (custom post types) que l’on peut trouver dans des thèmes (services, membres d’équipe, etc).

Je sais que c’est tentant de vouloir utiliser tous ces types de contenus mais dans certains projets, il vaut mieux les laisser de côté.

Voyons un autre exemple de surutilisation de thèmes WordPress.

2) Abuser des shortcodes ou des constructeurs de page

Les shortcodes sont des outils qui sont de plus en plus connus des utilisateurs de WordPress.

Une grande partie des thèmes premium mettent en avant le nombre et la variété des shortcodes qu’ils proposent (que ce soit directement ou indirectement via des plugins).

De même, les constructeurs de page comme Visual Composer sont doté de dizaines de modules à intégrer dans nos publications.

Le problème est que vous ne devez pas vous servir de tout ce qui est mis à votre dispositionPartagez cette info sur Twitter.

Ce n’est pas toujours pertinent.

D’où l’intérêt de vous rappeler ce que vous cherchez à accomplir avec votre site.

Il est vrai que lorsque l’on commence à jour avec des shortcodes, on peut vite tomber dans une frénésie « shortcodesque ».

Et bien sûr, cela se fait au détriment de nos visiteurs.

Demandez-vous toujours si ce que vous faites bénéficie à vos visiteurs.

Tant que j’y suis, j’en profite pour vous conseiller de proscrire les animations que l’on peut ajouter dans les constructeurs de page.

Vous savez ces animations qui se déclenchent lorsque l’on fait défiler une page et qui font apparaître le contenu.

Cela peut sembler joli mais en fait dans la plupart des cas c’est insupportable.

En fait, si vous pouvez vous rappeler quelque chose de cet article, cela serait de…

Comprendre la nature des thèmes WordPress

Vous vous en êtes certainement aperçu lors de vos recherches, les thèmes WordPress sont nombreux. Très nombreux.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai rédigé un guide sur le sujet et que le prochain vous aidera à vous y retrouver sur Themeforest.

Dans cette bataille pour figurer sur votre site, les auteurs essaient de vous en mettre plein les yeux, de vous expliquer pourquoi leurs thèmes sont meilleurs que les autres.

On peut discerner trois types de stratégies :

1) Opter pour la polyvalence : « mon thème fait ça, ça , ça et encore ça »

Dans ce cas, on arrive souvent à des thèmes bling bling qui noient leurs utilisateurs sous les options (puisqu’il est possible de les personnaliser à outrance).

Je ne dis pas qu’ils sont à proscrire. Ces thèmes visent juste un public averti, un peu geek, qui pourra faire le tri parmi les options proposées.

2) Miser une niche spécifique : « mon thème fait juste ça, mais il le fait bien »

Étant donné que le public visé est plus restreint, les options disponibles sont naturellement moins nombreuses et la configuration est plus aisée.

Si vous avez affaire à un thème qui cerne bien vos problématiques, votre site n’en sera que meilleur.

3) Partir sur la modularité : « mon thème est basique, mais vous pouvez l’améliorer avec des plugins »

À mon sens, ce genre d’approche va se généraliser.

Au lieu d’avoir toute une panoplie d’options directement dans le thème, on proposer à l’utilisateur d’installer des plugins pour ajouter des fonctionnalités.

Besoin de boutons de partage ? Il y a un plugin pour ça. Besoin d’un portfolio, il y a un plugin pour ça, etc.

Cette approche à l’avantage de ne pas noyer les utilisateurs sous les options et donc, de faire en sorte qu’ils ne les utilisent pas à mauvais escient.


Que vous optiez pour un de ces trois types de thèmes, vous devez bien garder votre projet en tête afin de ne pas partir dans tous les sens.

Pensez à vos visiteurs et demandez-vous :

  • Pourquoi suis-je en train de créer ce site ?
  • À qui ce site est-il destiné ?
  • Que doit-il leur apporter ?

À vous ensuite de déterminer ce qui est pertinent.

Conclusion

Même si les bonnes pratiques préconisent d’inclure uniquement ce qui est relatif à l’apparence dans un thème, en réalité on y trouve beaucoup de choses.

Vous devez avoir à l’esprit que les thèmes WordPress premium sont fait pour convenir à un maximum de projets.

Un large éventail de possibilités est séduisant pour l’acheteur. Toutefois quand l’acheteur se transforme en utilisateur, cela peut s’avérer déstabilisant.

Ce n’est pas parce que des fonctionnalités sont disponibles dans votre thème que vous devez les utiliser.

Quelles sont les parties de votre thème que vous n’utilisez pas ? Allez-vous abandonner certaines d’entre-elles après avoir lu cet article ?