Par Nicolas Richer le 15 mars 2016 • 110 commentaires

Il existe des dizaines d’extensions de partage social pour WordPress. Devant un tel choix, il est difficile d’en choisir une plutôt qu’une autre… Jusqu’à aujourd’hui.

Après des heures de recherches et de tests, je peux vous affirmer que seule 1 extension tient la route : découvrez laquelle !

Les réseaux sociaux ont pris une place importante dans nos vies.

On a d’abord commencé à se créer un réseau d’amis, à raconter nos vies, à publier des photos de nos vacances… Et puis les choses ont évolué.

On s’est mis à beaucoup partager. Aussi bien des photos de ce que l’on mange que des articles issus de notre veille. Bien sûr, c’est ce dernier point qui m’intéresse le plus.

Partager sur Facebook

Si vous éditez un site, vous avez envie que vos lecteurs partagent votre contenu. Qu’ils vous aident à « amplifier sa portée » afin de toucher des personnes qui ne vous connaissent pas encore.

C’est pourquoi, dès lors que l’on écrit des articles, on songe très vite à ajouter une extension de partage social.

Comment la choisir ? Laquelle préférer ? Vaut-il mieux coder soi-même les boutons ?

Avant d’en arriver là, je dois vous avouer que j’ai fait des découvertes étonnantes en préparant cet article.

Alors que je pensais comparer une vingtaine d’extensions et en recommander trois au moins, j’en viens à n’en placer qu’une sur le podium. Oui, seulement une.

Mais vous allez vite comprendre pourquoi !

Au travers de cet article, je vais vous présenter :

J’en profite pour faire une précision : nous parlons ici des boutons de partage sociaux et non des boutons d’abonnement. Ils n’ont absolument pas le même rôle :

  • D’un côté, on veut amplifier la portée de nos écrits ;
  • De l’autre, on souhaite que ceux qui viennent sur notre site nous suivent sur les réseaux sociaux.

Je me contenterai donc de vous parler de partage social dans cet article, même si certaines extensions proposent de faire les deux fonctions en même temps.

Cet aparté étant terminé, on peut commencer !

Pourquoi partage-t-on ?

Dans une étude menée par le New York Times Customer Insight Group, on apprend que le partage a existé de tout temps.

En effet, les réseaux sociaux n’ont rien inventé : ils n’ont fait que « déporter » certaines conversations qui se faisaient autour de la machine à café ou par email, sur des espaces de discussion en ligne.

Mais puisque l’on partage plus de contenu, depuis plus de sources, avec plus de personnes, plus fréquemment et plus rapidement ; les enjeux sont plus forts.

Toujours d’après leur étude, voici les motivations qui nous poussent à partager. On veut :

  1. Apporter du contenu intéressant et divertissant à ceux qui nous suivent ;
  2. Se définir face à eux ;
  3. Développer et entretenir nos relations ;
  4. S’accomplir (vous savez, le sommet de la pyramide de Maslow ?) ;
  5. Promouvoir une cause ou une marque qui nous tient à coeur.

Les raisons du partage

Mais on apprend qu’il existe également 6 personas (typologies de personnes) qui partagent du contenu : les altruistes, les carriéristes, les hipsters, les boomerangs, les connecteurs et les sélectifs.

C’est à dire que selon votre secteur et votre audience, il ne faut pas miser sur les mêmes motivations à partager.

Si vous êtes dans un secteur très « B2B » (d’entreprise à entreprise), il ne faut pas essayer de faire du contenu humoristique à tout prix, en pensant avoir réinventé la roue.

Votre audience (très professionnelle) partage habituellement des contenus informatifs et sérieux, notamment sur des réseaux sociaux comme LinkedIn, Twitter ou Viadeo.

Elle n’osera pas « casser son image » simplement parce que vous avez décidé que les contenus humoristiques seront votre nouvelle ligne éditoriale.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande vivement de consulter le rapport de l’étude.

Ainsi vous pourrez comprendre ce qui pousse votre audience à partager vos contenus et vous pourrez coller au mieux à leurs attentes.

Ce qu’il faut retenir ici c’est qu’ils ne partagent pas pour vos beaux yeaux mais pour les leurs, au regard des « autres ».

Vous n’êtes que le prétexte à une conversation entre celui (ou celle) qui partage et les personnes qui le (ou la) suivent.

Personne ne clique sur vos boutons (ou presque)

Alors là, j’ai été scotché quand j’ai lu l’étude de MoovWeb, réalisée en mai 2015. J’avais des doutes quant à l’utilité des extensions sociales mais ils m’ont été largement confirmés.

Il semblerait que les boutons de partage que l’on voit pulluler sur le web seraient finalement inutiles ! Et cette tendance serait même plus importante sur mobile.

Pourtant quand on y réfléchit c’est assez logique. Prenez quelques secondes et pensez à la façon dont vous partagez vos trouvailles.

Voici comment je procède de mon côté :

  • Si je suis sur ordinateur, il y a de fortes chances que j’utilise l’extension Buffer pour partager ma veille ;
  • Si c’est destiné à un nombre restreint de personnes, je vais copier-coller le lien et l’envoyer par message privé (email notamment) ;
  • Et si je suis sur mobile, je vais utiliser l’option de partage de mon navigateur pour aller directement dans la bonne application.

En effet, sur smartphone nous utilisons principalement des applications pour consulter et partager le contenu. Si une fenêtre Facebook s’ouvre dans votre navigateur mobile, il y a des chances pour que l’on ne soit même pas connecté.

Et c’est normal, vous utilisez l’application habituellement !

Partager sur Smartphone

Donc un bouton de partage qui ouvre un onglet Facebook dans votre navigateur mobile ne vous permettra pas d’agir rapidement : il faudrait d’abord vous connecter.

Donc en fait, en réfléchissant bien, je n’utilise moi-même jamais les boutons de partage sociaux. Et c’est maintenant avec plus de certitude que je peux l’affirmer à 99% : vous non plus, vous ne les utilisez pas.

Je n’utilise jamais les boutons de partage sociaux.
Et vous non plus. Partager sur Twitter

Bon, si les boutons de partage ne servent pas à partager, cela vaut-il le coup d’en mettre sur son site ?? Eh bien oui !

Mais pas pour les raisons qu’on pourrait imaginer.

Ils ont une autre utilité : la preuve sociale

Il n’y a pas très longtemps, nous étions avec Alexandre et Maxime dans les rues de Troyes en train de rechercher un restaurant. Il faisait vraiment froid.

À tel point que nous n’avons pas osé sortir notre téléphone pour trouver le meilleur resto sur TripAdvisor.

Alors nous nous sommes fiés à un instinct que vous avez sûrement vous aussi : on a tout simplement évité les restaurants qui étaient vides.

Après tout, s’il n’y a pas de clients, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. Peut-être que la nourriture n’est pas bonne ? Que le service est déplorable ?

Ainsi nous avons jeté notre dévolu sur un resto où il y avait déjà plusieurs clients attablés.

La preuve sociale

Un restaurant vide à 20h ? C’est louche.

C’est là un exemple de preuve sociale : tels des moutons, nous sommes guidés vers les mêmes lieux et les mêmes expériences que la plupart des autres personnes.

Il en est de même avec les boutons de partage sociaux : leur vraie utilité réside en fait dans leurs compteurs.

Le but est de montrer à vos lecteurs que l’article qu’ils vont lire a déjà été partagé par d’autres personnes. Cela les confortera dans le choix de continuer la lecture et pourquoi pas, de partager ensuite.

Cette preuve sociale est donc importante. Mais cela veut aussi dire qu’il faut qu’elle arrive suffisamment tôt dans la page pour avoir de l’effet.

On peut presque dire qu’il faut voir les compteurs avant même de commencer la lecture ! Donc des boutons de partage situés tout en bas de votre article ont beaucoup moins d’effet pour inciter les visiteurs à lire votre article en intégralité.

Pour aller encore plus loin, ce n’est pas le nombre de partages par réseau social qui est très important : c’est le total.

La somme de Facebook, Twitter, LinkedIn et consorts aura bien plus d’impact que leurs chiffres individuels. C’est à dire que si vous voyez apparaître « 100 partages », cela aura plus de force que si vous aviez une suite avec 44, 32, 18 et 6 (le compte y est !).

Compteurs sociaux

Mais je ne dis pas pour autant que les compteurs individuels sont inutiles, non. Ils permettent de conforter le visiteur dans le choix de partager votre article sur un réseau social plutôt qu’un autre.

Si vos lecteurs habituels disséminent votre contenu sur Twitter principalement, le compteur associé sera plus élevé. Cela créera un effet « boule de neige » qui entraînera encore plus de partages sur ce réseau.

Voici ce qu’il se passe dans la tête de l’internaute à ce moment-là : « beaucoup de personnes ont déjà partagé sur Twitter, c’est que la thématique correspond à ce qui se dit sur ce réseau. Je ne risque donc rien à le faire moi aussi. ».

Les compteurs sont donc la partie la plus importante des boutons de partage. Cela veut donc dire que c’est le critère phare pour choisir l’extension qui sera sur votre site.

Après tout, peut-être que vos visiteurs n’utiliseront jamais vos boutons pour partager votre contenu. Et ce n’est pas grave, ils procéderont différemment. Mais au moins, ils verront le plus important : la preuve sociale.

Mais peut-être l’avez vous remarqué : il y a un souci avec les compteurs de certains réseaux sociaux. Notamment Twitter qui a décidé de supprimer le sien.

Récupérer les compteurs Twitter sous WordPress

En novembre 2015, Twitter a annoncé mettre fin à ses compteurs pour des raisons techniques. Du jour au lendemain, c’est une masse phénoménale de preuve sociale qui a disparu.

On dit toujours qu’il ne faut jamais miser sur un seul canal. Pourquoi pas. Il reste encore Facebook, LinkedIn et d’autres réseaux… Mais tout de même !

Heureusement, peu après, des services ont vu le jour pour récupérer vos compteurs avec quasiment aucune perte. Celui que je vous conseille est NewShareCounts.

Retrouver les compteurs Twitter

Il est compatible avec plusieurs extensions WordPress (dont celles que je vous conseille à la fin de l’article) et son fonctionnement est assez simple :

  • Vous vous connectez en utilisant votre compte Twitter ;
  • Vous ajoutez vos sites pour qu’ils soient suivis par leur système ;
  • Puis vous utilisez des extensions compatibles (ou vous ajoutez un bout de code sur votre site) pour récupérer les compteurs.

Ainsi, il est possible d’avoir tous les compteurs sociaux actifs sur votre site. Le tout est de choisir les bonnes extensions et de se connecter à NewShareCounts.


Nous venons de voir quel était l’intérêt des boutons de partage sociaux : ce sont leurs compteurs qui nous intéressent.

Il est maintenant temps de passer aux bonnes pratiques pour les utiliser au mieux !

Les 3 pièges des boutons de partage sociaux

On voit trop souvent des sites qui multiplient les boutons de partage sociaux dans tous les sens. Ils en ont en haut, en bas, sur la gauche, la droite…

Et au final, ce sont tout autant d’éléments de distraction qui empêchent votre visiteur de faire l’action pour laquelle il était venu : lire votre page.

Il faut donc les utiliser à bon escient.

Mais ce n’est pas tout, nous allons voir dans les paragraphes suivants :

  • Quel est le meilleur emplacement pour les boutons de partage ;
  • Le nombre de réseaux sociaux qu’il faut activer ;
  • Et comment faire pour ne pas ralentir le temps de chargement de nos sites.

Où placer les boutons de partage sociaux ?

Il existe de multiples emplacements pour mettre vos compteurs sociaux. Certaines extensions vont même jusqu’à en proposer 13 différentes (oui SumoMe, je parle de toi !).

Mais il ne faut pas en mettre partout. Comme je vous le disais, cela détourne le regard de vos internautes, ce qui ne rend pas service à votre contenu.

Évitez l’effet sapin de Noël si vous souhaitez un site professionnel

Syndrome Sapin de Noël

Relisez l’article d’Alexandre à ce sujet !

Où faut-il les mettre alors ? Eh bien nous avons vu que la preuve sociale doit se faire le plus tôt possible, pour inciter les lecteurs à rester sur notre site.

Il y a donc deux emplacements qui s’y prêtent bien :

  • En haut de votre article, avant que l’internaute ne commence sa lecture ;
  • Et sur le côté gauche, pour que les compteurs soient toujours visibles et descendent au fil de la lecture (on les qualifie alors de « fixe » ou « flottant »).

Et si l’utilisation de shortcodes est possible (ce qui sera le cas des extensions que je vais vous conseiller), vous pourrez même insérer manuellement les compteurs dans n’importe quelle page.

Ce qui peut se révéler très pratique sur des contenus qui ne ressemblent pas à des articles.

Je vous donne un exemple : ma page sur la recherche de formation WordPress.

J’ai inséré manuellement les boutons de partage à des endroits stratégiques :

  • Au début pour montrer que d’autres ont déjà partagé ;
  • Et à la fin pour inciter au partage, en faisant appel à l’altruisme.

Insérer les boutons de partage dans les pages

Il est également intéressant de remettre des boutons à la fin de vos articles. Puisque votre lecteur aura lu l’intégralité de votre contenu, il sera plus motivé à le partager.

On sait maintenant où mettre nos compteurs :

  • Le plus haut possible ou à gauche, pour la preuve sociale ;
  • Et à la fin de l’article, pour inciter au partage.

Mais combien va-t-on en mettre ? C’est l’objet de la partie suivante.

Combien de boutons doit-on proposer ?

Certaines extensions vous proposent jusqu’à 200 boutons différents (il s’agit principalement de réseaux sociaux étrangers et de services de « bookmarking »). Ce qui est énorme.

On peut décider de tous les afficher (oh une belle guirlande multicolore !) ou de les ranger derrière un bouton « Plus de réseaux ». Ce dernier listera alors les autres services de partage après un clic de l’internaute.

Variété de boutons de réseaux sociaux

© ElegantThemes

Mais faut-il en mettre autant ? Nos visiteurs en ont-ils vraiment besoin ?

Pour y répondre, laissez-moi vous présenter le paradoxe du choix. C’est un concept qui a été démocratisé par Barry Schwartz, professeur en psychologie sociale.

Son concept phare est le suivant :

Plus il y a de choix et moins il y a d’actions.

En effet, une abondance de possibilités va nous embrouiller, plutôt que de nous aider à prendre une décision. Il devient tellement difficile de trancher que l’on préfère repousser… à jamais.

Sheena S. Iyengar, une autre experte du « choix », avait démontré ce concept au travers d’une expérience.

Elle avait installé un stand de dégustation gratuite dans un supermarché. Pendant la première phase, 6 confitures étaient proposées. Dans la seconde, 24.

Son équipe et elle ont ensuite mesuré le taux d’achat.

Dans le cas où il y avait 24 variétés, il était de 3%. Et lorsqu’il n’y en avait que 6, on est passé à 30%. Soit 10 fois plus !

La conclusion est qu’il faut proposer le moins de choix possible si l’on veut aider des personnes à prendre une décision.

Dans notre cas, cela veut dire qu’il faut mettre le plus petit nombre de boutons possible, afin d’inciter au partage.

Une autre question se pose alors : puisqu’il faut en mettre peu, lesquels choisir ?

Quels réseaux sociaux activer ?

Je ne vais pas pouvoir vous donner la liste exacte des boutons qu’il faudra afficher sur votre site. Et pour cause, cela dépend de votre secteur et des habitudes de votre audience.

Par exemple sur WPMarmite, c’est Facebook le réseau le plus utilisé. Viennent ensuite Twitter, LinkedIn et Google+. Pinterest est, quant à lui, anecdotique.

En regardant vos données (vous pouvez le faire en entrant l’URL de votre site dans BuzzSumo), vous pourrez déterminer les services qu’il est intéressant de garder à l’écran.

Buzzsumo

Voici à quoi ressemble l’interface de BuzzSumo

Au vu de nos statistiques, il est judicieux de proposer les 4 réseaux sociaux principaux et de s’en tenir là. On pourrait même mettre des tests en place pour voir si le passage à seulement 3 ne serait pas d’effet bénéfique.

Dans tous les cas, il vous faudra proposer les services grâce auxquels vos visiteurs ont l’habitude de partager vos contenus.

Comme on l’a vu, cela permettra de montrer les chiffres les plus avantageux puis cela les confortera à partager sur les mêmes réseaux.

Une autre question va se poser au vu des boutons « J’aime » de Facebook et « +1 » de Google+. Vaut-il mieux les mettre pour proposer des interactions faciles ou est-il plus intéressant de laisser les boutons de partage seulement ?

Like ou Share ?

Sur Facebook et Google+, il existe deux types d’interaction :

  • Les « petites » interactions (J’aime et +1) ;
  • Et les actions de partage.

On serait alors tenté de se tourner exclusivement vers la facilité pour faire monter nos compteurs plus vite. Alors oui, mais non.

Bouton Like de Facebook

Il se trouve qu’un « Like » ou un +1 ne va pas amplifier la diffusion de vos articles. Il n’y a quasiment aucune implication de la part de visiteur : il ne va pas réellemment recommander vos écrits à son audience puisque son action sera « invisible ».

D’ailleurs si vous recherchez un article que vous avez aimé via Facebook, il vous faut aller dans « Historique Personnel » (disponible tout en haut à droite dans la liste déroulante).

Et si vous recherchez toutes les pages pour lesquelles vous avez donné un +1… Eh bien continuez à chercher. Je ne les ai pas trouvé dans la nouvelle interface !

Puisque ces deux petites interactions sont finalement invisibles aux yeux des personnes qui vous suivent, cela n’apportera pas de trafic. Et mieux vaut donc s’en passer.

Souvenez-vous :

  • on veut inciter à la lecture grâce aux compteurs ;
  • et au partage grâce aux boutons.

Mais si vous souhaitez entrer dans un cercle vertueux : il faut que les partages amènent de nouveaux visiteurs qui vont recommander votre contenu à leur tour.

Dans le cas contraire, vous auriez des compteurs élevés, certes, mais il n’y aurait plus d’apport de trafic.

Personnellement, je souhaite diversifier mes sources de trafic. C’est donc grâce au partage social que cela devient possible.

C’est pourquoi je ne jure que par les boutons de partage et non ceux des petites interactions.

De plus cela a un avantage en terme de performance : c’est la seule façon de s’affranchir des boutons officiels.

Comment ne pas ralentir le temps de chargement

Si vous avez déjà comparé plusieurs extensions de partage social, vous savez qu’il existe deux types de boutons :

  • Les « officiels » dont le design est imposé par Facebook, Twitter et consorts ;
  • Et ceux proposés par l’extension, avec des « looks » inégaux.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : on peut très bien se passer des boutons officiels. En effet, quand les internautes voient un rectangle de couleur bleu foncé avec un « F », ils comprennent qu’il s’agit de Facebook.

Il ne faut donc pas être chauvin : pour le visiteur, la signification est identique.

Si je vous dis ça, c’est parce qu’en réalité il vaut mieux éviter les boutons officiels. En effet, ils ont besoin de faire appel à des ressources distantes sur les serveurs des différents réseaux sociaux pour s’afficher.

La conséquence est visible sur les temps de chargement : on perd parfois plus d’une seconde avec ces requêtes externes. Tout ça pour… rien ?

Alors si vous êtes d’accord pour vous passer des « J’aime » et des « +1 », vous n’avez plus aucune raison de vous attacher aux boutons officiels.

Passez-vous en et vous améliorerez instantanément vos temps de chargement.

Maintenant que nous avons vu de fond en comble la psychologie du partage et les bonnes pratiques à respecter, il nous faut passer à l’étape finale : installer la bonne extension.

Quelle extension de partage social choisir ?

J’en ai étudié 24 avant de pouvoir en sélectionner 1 qui répond aux critères suivants :

  • Il faut que tous les compteurs fonctionnent, notamment Twitter, et qu’on puisse afficher le total des partages (preuve sociale) ;
  • Les boutons doivent être beaux et attrayants, il faut qu’on ait envie de cliquer (incitation au partage) ;
  • L’extension doit être rapide et optimisée (temps de chargement) ;
  • Il faut que l’interface publique soit en français (traduction) ;
  • L’administration de l’extension doit être simple (facilité d’utilisation) ;
  • Les boutons peuvent être insérés manuellement (intégration dans les pages) ;
  • Et il faut que les mises à jour soient régulières (implication des développeurs).

Vous le voyez : pour faire partie de cette sélection, il faut respecter un cahier des charges strict.

J’ai donc été d’autant plus sévère afin de vous proposer une extension dont vous n’avez probablement pas encore entendu parler.

Social Warfare (freemium)

Social Warfare

Si vous souhaitez une extension belle, performante et facile à prendre en main, vous ne serez pas déçu par Social Warfare. Et c’est la seule à répondre à tous mes critères, ça en dit long !

Il faut dire que l’équipe aux commandes est très professionnelle et impliquée aussi bien dans le design que dans le développement. Ils ont même pour co-fondateur Dustin W. Stout, un expert en médias sociaux et webdesign.

Il tient un blog très intéressant et il apparaît comme conférencier à de nombreux événements américains.

Mais côté développement ils ne sont pas en reste avec un Nicholas Cardot ultra réactif qui en plus, est un expert en psychologie marketing.

Bref, ils ont une sacrée équipe et c’est pour cela qu’on peut dire que :

Social Warfare est le WP Rocket des partages sociaux

Comme à chaque success story, l’histoire se répète : ils n’arrivaient pas à trouver d’extension qui leur plaisait, ils ont donc décidé de faire la leur. Et c’est une franche réussite.

Depuis juillet 2016, l’extension est passée en freemium alors qu’avant elle était uniquement payante. C’est à dire que vous pouvez utiliser une version limitée, disponible sur le répertoire WordPress, et si vous êtes convaincu vous pourrez passer à la version payante.

Leur tarif dépend du nombre de sites sur lesquels vous souhaitez installer l’extension. Il y a ensuite 1 an de support et mise à jour.

On trouve les licences suivantes :

  • Lieutenant, pour 1 site, à 29$ / an ;
  • Captain, pour 5 sites, à 135$ / an ;
  • et Colonel, pour 10 sites, à 250$ / an.

Côté fonctionnalités, ils ont mis le paquet :

  • C’est beau. Peu importe les combinaisons de design que vous choisirez (plus de 5000 disponibles), on sent un vrai travail de leur part.
  • C’est rapide. Ils ont fait leur maximum pour que l’extension ne ralentisse pas votre site. Et c’est le cas !
  • C’est simple. L’administration n’a beau pas être traduite en français (mais l’interface publique, si), on prend rapidement l’extension en main.
  • C’est évolutif. Les développeurs pourront facilement rajouter ou modifier des fonctions grâce aux hooks existants.

Et mes options préférées sont l’ajout d’image personnalisée pour les réseaux sociaux (Yoast SEO le fait aussi, mais de façon moins pratique) ainsi que les tweets pré-rédigés.

Il y a une autre possibilité que j’ai pu essayer avec brio : la récupération des compteurs après un changement de permaliens ou en cas de passage au HTTPS.

En effet, si l’URL d’un article ou d’une page change, les compteurs sont normalement remis à zéro. Cependant, grâce au système de cache de Social Warfare, ce n’est plus un problème : il suffit de lui préciser l’ancienne structure ou protocole et il fera la récupération dans les 24 heures.

Bref, si les partages sociaux sont importants pour votre trafic, vous pouvez tester investir dans cette solution les yeux fermés. Vous en aurez pour votre argent !

Se procurer Social Warfare

Et en toute transparence, nous devons vous prévenir qu’en souscrivant à une licence de Social Warfare en passant par nos liens, nous toucherons une commission d’affiliation. Cela ne vous coûte pas plus cher et cela récompense notre travail de recherche !

Les recalés

De 24 extensions, on est passé à un podium composé de seulement 1. Et Social Warfare est vraiment loin devant les autres.

Voici la liste de celles qui n’ont pas pu remporter mes faveurs, accompagnée de la raison de leur disqualification.

Vous allez le voir, dès qu’on retire celles qui n’ont pas les compteurs Twitter, il en reste peu en lice.

Elles ont été recalées parce qu’elles n’ont pas tous les compteurs tantôt faute de mises à jour, tantôt faute d’effort de la part des développeurs.

On peut avoir les compteurs mais on n’a pas spécialement envie de cliquer dessus :

  • AccessPress Social Share n’est ni très beau, ni traduit et il faudrait payer pour avoir plus d’options. Hors leur version premium n’est pas maintenue à jour ;
  • Simple Share Buttons n’est pas si « simple » que son nom le laisse entendre. La personnalisation graphique est au contraire fastidieuse.

Ces extensions font énormément de choses mais elles sont souvent payantes et difficiles à prendre en main :

  • GetSocial est un bel exemple d’approche modulaire où il faut payer pour ajouter des fonctionnalités. Mais on s’y perd ;
  • Shareaholic permet de faire beaucoup de choses dont la possibilité d’avoir des publicités du style « Cette mère a perdu 12kg en 4 semaines » (véridique). Non merci ;
  • SumoMe veut tout faire : aussi bien les popups, que les formulaires de contact, que les partages sociaux. Mais il en devient une véritable usine à gaz, vite limitée si on ne met pas la main au portefeuille.

Les extensions peuvent bien évidemment évoluer avec le temps. Si jamais vous repérez des éléments qui ont changé depuis la publication de l’article, faites-moi en part en commentaire !

En conclusion

Nous avons vu que les boutons de partage étaient bien plus stratégiques qu’il n’y parait. Ainsi, seuls les développeurs qui ont vraiment compris leur enjeu peuvent bâtir des solutions adaptées.

Hélas, ils ne sont pas nombreux. Mais cela permet de faire émerger un leader dans cet écosystème : Social Warfare.

À la manière de WP Rocket, on a l’assurance qu’il y a une équipe investie qui a pour mission de proposer la meilleure extension WordPress.

Et vous, après la lecture de cet article, comptez-vous changer d’extension de partage social ?

Un test complet de Social Warfare vous intéresserait-il ?

Mise à jour du 15 mars : Sassy Social Share ne fait plus partie de la sélection puisqu’il permet de tricher sur ses compteurs.