Publié par le 15 octobre 2019 • 6 Commentaires

Qu’est-ce qui est aussi important que l’eau, le soleil, la prunelle de vos yeux, le café du matin, ou encore une connexion Internet ?

Réponse : la base de données de votre site WordPress. S’il y a bien un truc à choyer, cajoler, bichonner, surveiller comme le lait sur le feu, c’est elle.

En fait, c’est tout simplement l’élément le plus important de votre site. Celui qui lui permet de fonctionner.

Celui aussi qui fout tout en l’air quand il arrête de marcher (eh oui, ça arrive).

Si vous avez déjà bataillé contre une erreur de connexion à la base de données, vous voyez de quoi je parle : l’écran blanc, la transpi, toussa toussa.

Comme notre BDD – on dit comme ça dans le jargon – est du genre capricieuse, connaître les bonnes pratiques pour l’apprivoiser ne sera pas de trop.

C’est l’objet de ce nouvel article, qui va vous présenter pleins d’astuces concrètes pour créer, gérer, optimiser, sécuriser et réparer votre base de données comme un pro.

Découvrez le sommaire.

Présentation de la base de données et de son fonctionnement sur WordPress

Pour commencer, je vous propose une définition globale de la base de données. Selon l’encyclopédie Larousse, il s’agit d’un “ensemble structuré de fichiers regroupant des informations ayant certains caractères en commun”.

De façon plus spécifique, pour bien comprendre ce qu’est une base de données sur WordPress, partons donc de la base, sans mauvais jeu de mots.

Il faut savoir que WP est composé de deux éléments principaux :

  • D’un côté, on a les fichiers du “Core” (Noyau). Vous savez, ce sont les fichiers que vous retrouvez dans le dossier wordpress, après l’avoir téléchargé. La plupart des sous-dossiers commencent par le préfixe wp-.
Les fichiers du Core de WordPress
Les fichiers et dossiers issus du Core de WordPress
  • De l’autre, on a la base de données, que l’on vous demande de créer lors de l’installation de WordPress. Pour fonctionner, cette base de données utilise un système de gestion de bases de données relationnelles appelé MySQL. Ce dernier se charge de stocker les informations de votre site. Pour afficher ces informations à vos visiteurs, WordPress exécute ensuite ce que l’on appelle des requêtes à la base de données (ou requêtes SQL), qui sont interprétées grâce au langage PHP.

Pourquoi cette base de données est-elle si importante ?

Tout simplement parce que c’est à l’intérieur que l’on trouve TOUS les contenus de votre site, à savoir vos articles, vos pages, les réglages de vos plugins, les commentaires, les révisions, les options du site etc

Dit autrement, si votre base de données disparaît (ex : en cas de piratage ou d’un bug sur votre serveur d’hébergement), vous perdez tout. Tout, tout, tout. Absolument tout.

Sauf si vous avez pris les devants en la sauvegardant (je vous montrerai comment faire un peu plus tard).

Vous le voyez, la base de données, c’est un peu le moteur de votre site. Si elle tombe en panne, vous restez au bord de la route.

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Alors pour bien comprendre comment fonctionne toute cette mécanique, je vous propose de passer aux tables.

Ca vous intrigue ? Je vous explique tout juste en-dessous.

La base de données WordPress : une histoire de tables

Des tables, des tables et encore des tables : voilà le contenu d’une base de données WordPress.

Une table, c’est quoi au juste ? Pour imager, retournons au lycée, si vous voulez bien.

A l’époque, dans mon établissement, il y avait un espace dédié au rangement, avec des dizaines et des dizaines de casiers pour les élèves.

Un homme dans un casier
Ce genre de casiers, mais avec des cahiers et des livres à l’intérieur, pas des contorsionnistes.

Eh bien disons que la structure globale des casiers représente votre base de données. 

Et chaque casier individuel, une table. 

Chaque table contient des informations sur le contenu de votre site. Par exemple, la table wp_comments va stocker tous les commentaires de votre site.

Il faut savoir que par défaut, après son installation, votre base de données comporte 12 tables.

Un diagramme des tables de la base de données WordPress
Un diagramme des tables de votre BDD issu du Codex, la documentation officielle de WordPress.

Alors prenez une chaise, asseyez-vous à tables, je fais les présentations :

  • wp_commentmeta : cette table stocke les métadonnées des commentaires (les métadonnéees sont des donnés qui accompagnent les commentaires, auteur, email de l’auteur, heure de publication, et article sur lequel il a été rédigé).
La table wp_commentmeta
Cet exemple, ainsi que ceux ci-dessous, sont issus de phpMyAdmin, une application web pour gérer votre BDD disponible sur votre cPanel.
  • wp_comments : cette table stocke les commentaires.
La table wp_comments
  • wp_links : cette table stocke des listes de liens vers des blogs, mais elle n’est plus utilisée (donc pas de capture à vous afficher car elle retourne un résultat vide ;-)).
  • wp_options : cette table, l’une des plus importantes, contient toutes les options du site, celles contenues dans le menu Réglages de votre administration WordPress. Je vous la détaille un peu plus bas.
  • wp_postmeta: cette table stocke les métadonnées des articles, pages et types de contenus personnalisés (Custom post types).
La table wp_postmeta
  • wp_posts : cette table contient toutes vos publications (articles, pages, custom post types).
Table wp_posts
  • wp_termmeta : cette table permet d’enregistrer des données supplémentaires pour chaque terme de taxonomie.
Table wp_termmeta
  • wp_terms : cette table contient toutes les taxonomies de votre site (catégories, étiquettes, taxonomies personnalisées etc.).
La table wp_terms
  • wp_term_relationships : cette table contient les relations entre les types de contenus et les taxonomies (c’est-à-dire quelles taxonomies s’appliquent à quelles publications).
Table wp_term_relationships
  • wp_term_taxonomy : cette table stocke la taxonomie de chaque terme, ce qui est important parce qu’un terme peut-être présent dans plusieurs taxonomies (ex : dans une catégorie et un custom post type).
Table wp_term taxonomy
  • wp_usermeta : cette table stocke toutes les métadonnées relatives aux utilisateurs.
Table wp_usermeta
  • wp_users : cette table comporte tous les utilisateurs du site, quel que soit leur rôle (administrateur, abonné, éditeur etc.).
La table wp_users

Pour un aperçu encore plus détaillé, je vous invite à consulter cet article du blog CapitaineWP.

Par défaut, ces tables commencent toutes par le préfixe wp_, mais il se peut que vous ayez un préfixe différent chez vous, si vous l’avez modifié. C’est d’ailleurs une bonne pratique que l’on détaillera à la fin de cet article.

Vous avez peut-être commencé à vous en apercevoir via les captures ci-dessus : chaque table se présente sous la forme d’un tableau Excel avec un nombre de colonnes variable.

Chaque ligne correspond à un enregistrement dans la base.

La table options de la base de données WordPress

Par exemple, dans la table wp_options de mon site (capture ci-dessus), on peut retrouver :

  • Son URL (siteurl dans la colonne option_name), c’est-à-dire l’adresse du site web, sur la ligne 1.
  • L’URL de la page d’accueil (home) sur la ligne 2.
  • Le nom du blog (blogname) sur la ligne 3.
  • L’email de l’administrateur (admin_email) sur la ligne 6 etc.

WordPress se sert de ces options pour fonctionner, afficher le contenu etc. On peut parfois modifier ces données, et parfois WP les gère seul.

4 remarques de base à savoir

Avant de passer à la partie suivante, laissez-moi vous livrer quatre remarques supplémentaires sur la BDD :

  • Les 12 tables développées ci-dessus font partie du “Core” de votre base de données. Cela signifie qu’elles seront présentes par défaut sur chaque nouvelle BDD que vous allez créer.
  • Pour stocker leurs données, les extensions que vous utilisez peuvent utiliser les tables par défaut de votre BDD (par exemple, la table wp_options). Cependant, certains plugins créent leurs propres tables. C’est le cas par exemple de Yoast SEO et de WooCommerce, pour ne citer qu’eux.
Les tables générées par Yoast sur la base de données WordPress
  • Vous pouvez retrouver les informations de connexion à votre base de données WordPress (nom de la bdd, utilisateur, mot de passe, adresse de la BDD etc.) dans votre fichier wp-config.php.
Un exemple de base de données créée en local
Un exemple d’identifiants d’une base de données créée en local. Soyez plus créatif pour un site en ligne 😛
  • La base de données d’un réseau multisite comporte quelques spécificités. Chaque site a des tables séparées dans la base de données : 9 des 12 tables “natives” de WordPress sont à chaque fois dupliquées pour chaque site.

Ca va, vous êtes toujours là ? Maintenant, vous allez mettre les mains dans le cambouis, comme on dit.

Désormais, il est temps d’apprendre à créer votre base de données.

Allez, en voiture !

Comment créer une base de données rapidement et simplement ?

Pour un débutant, la façon la plus simple de créer une base de données sur un site prêt à être mis en ligne consiste à utiliser cPanel, à condition que votre hébergeur en propose un.

o2switch, qui héberge WPMarmite propose par exemple cPanel.

Besoin d’un hébergeur pour votre site ?

Faites comme WPMarmite, choisissez o2switch. Non seulement les performances sont au rendez-vous mais le support est exceptionnel.

Le cPanel, “c’est l’interface d’administration de votre hébergement qui vous permet de gérer un grand nombre de fonctionnalités en quelques clics, et ce de manière assez visuelle”, comme l’explique Julien dans l’article qu’il lui a consacré.

Parmi ses nombreuses fonctionnalités, il existe un outil appelé Softaculous, qui permet d’installer des CMS facilement (WordPress, par exemple).

Softaculous pour installer WordPress

Bonne nouvelle pour vous : plus besoin de vous casser la tête avec la création de la base de données. 

Softaculous va se charger de tout à votre place (si vous êtes chez un autre hébergeur, comme OVH, vous pourrez aussi installer votre site grâce à un module en 1 clic).

Plutôt pas mal, non ? Maintenant, si vous voulez vous frotter à la méthode manuelle, pas de souci. J’ai la recette juste en-dessous.

cPanel permet aussi de créer et de gérer des bases de données, via le lien Bases de données MySQL.

Bases de données MySQL sur CPanel

Le processus est assez rapide. Il va s’agir de donner un nom à votre base de de données, de créer un utilisateur associé, ou encore de lui accorder des privilèges, c’est-à-dire des droits d’utilisation de la base de données.

Pour la marche à suivre, je vous détaille tout dans l’article Comment installer WordPress aujourd’hui, le guide pas à pas

Comment créer une base de données WordPress en local ?

Ah, le local : rien à voir avec ce que vous mangez, ou avec un coin pour garer votre vélo et vos meubles.

Utiliser WordPress en local signifie que l’on va le placer sur son ordinateur, sans avoir à passer par les services d’un hébergeur.

Cela peut-être utile pour créer ou refondre un site en toute quiétude, par exemple.

Pour concevoir un site – et donc une base de données – en local, il existe deux options majeures (attention, on ne crée pas une base toute seule, c’est inutile).

La première se nomme Local by Flywheel. Ce logiciel va quasiment tout faire pour vous, y compris la création de votre BDD.

Alex vous détaille son fonctionnement dans cette vidéo :

La seconde s’appelle MAMP. Pour créer une base de données avec MAMP, vous allez devoir utiliser une vieille connaissance : phpMyAdmin. Oui, encore lui.

Pas de panique, c’est assez simple. Je vous partage comment faire dans cet article.

Félicitations, votre base de données est désormais créée.

Mais votre boulot ne s’arrête pas là. Pour que votre BDD offre la plénitude de ses moyens, l’optimiser va être nécessaire.

Je vous indique pourquoi et surtout comment faire dans la partie suivante.

Comment gérer et optimiser une base de données avec WordPress ?

C’est un phénomène naturel fréquent chez l’être humain : en vieillissant, il a tendance à se lester de quelques kilos, souvent superflus.

Il en va de même pour votre site WordPress. Plus il prend de l’âge, plus sa base de données va prendre du poids en accumulant des informations (ex : publications, révisions, options etc.).

Ballon gonflable se touche le ventre
Comme nous, la base de données peut prendre du bide si on ne la surveille pas…

Le problème, c’est qu’une base de données trop chargée peut sévèrement ralentir un site.

Pour l’expérience utilisateur, on a connu mieux : une page qui met des plombes à s’afficher, on a tous horreur de ça.

Pour le référencement naturel (SEO), l’impact peut aussi être assez négatif. 

Figurez-vous que selon Google, la performance d’un site est l’un des 3 facteurs les plus importants à prendre en compte pour votre SEO.

Du coup, vous n’avez pas vraiment le choix : il va falloir optimiser votre base de données pour rester au top. Cela vous permettra, par la même, de libérer de l’espace de stockage sur votre serveur d’hébergement afin de ne pas trop altérer ses performances.

Sans plus attendre, je vous livre tout de suite quelques astuces pour mettre votre BDD à la diète, et limiter sa prise de poids pour les nouveaux sites.

Révisez vos révisions

WordPress dispose d’un système de révision qui permet de stocker dans votre base de données une sauvegarde des brouillons et mises à jour de vos publications.

Sur le papier, cela reste une fonctionnalité utile si vous voulez rétropédaler. Sauf que cela surcharge inutilement votre base de de données, car WordPress n’impose pas de limites au nombre de révisions.

Heureusement, quelques lignes de code vont permettre de pallier ce problème.

Pour réduire le nombre de révisions de chaque article (le chiffre correspond aux nombres de révisions conservées dans la BDD par type de contenu), utilisez le snippet ci-dessous dans votre fichier wp-config.php

define( 'WP_POST_REVISIONS', 3 );

Il est possible d’aller encore plus loin en désactivant les révisions (dans ce cas, n’utilisez pas les deux morceaux de code en même temps) : 

define( 'WP_POST_REVISIONS', false );

Attention avec ce dernier morceau de code. Si vous choisissez de l’utiliser, plus aucune révision ne sera effectuée. En cas de mauvaise manipulation de votre part (ex : fermeture de la fenêtre d’édition), ou de bug de votre navigateur, vous perdrez tout le contenu créé auparavant. En dernier recours, il sera possible de restaurer votre contenu grâce à la sauvegarde automatique.

Si manipuler du code ne vous tente pas pour X ou Y raison, sachez que vous pouvez utiliser l’extension premium WP Rocket

Ce plugin de cache (un système pour accélérer le chargement de vos pages) dispose d’une option pour optimiser votre base de données.

Menu base de données de WP Rocket

Grâce à lui, vous pourrez : 

  • Nettoyer les révisions et les brouillons.
  • Nettoyer les commentaires.
  • Nettoyer les transients, qui permettent de mettre en cache temporairement une information dans votre base de données.
  • Nettoyer les tables de la base de données.
  • Planifier un nettoyage automatique.

En parlant de plugins, en voici quatre qui vont aussi vous permettre d’optimiser votre base de données (n’en activez qu’un, par contre) :

Pour aller encore plus loin, je vous conseille de consulter cette vidéo d’Alex : Comment nettoyer sa base de données WordPress.

Supprimez les plugins et thèmes que vous n’utilisez pas

Autre levier que vous pouvez activer : la suppression des thèmes et plugins que vous n’utilisez pas/plus.

Inutile de conserver des extensions uniquement pour garnir votre Tableau de bord, on est d’accord ?

Le truc, c’est que cela ne suffira pas à faire disparaître toutes leurs informations de votre base de données, tout en continuant de la surcharger.

En effet, certaines extensions laissent traîner des tables par-ci par-là, même une fois supprimées. 

Cela vous permet notamment, si vous les réactivez, de ne pas avoir à les configurer de nouveau.

Pour un plugin que vous êtes certain de ne plus vouloir utiliser, cela n’a aucun intérêt.

Pour supprimer les tables non utilisées, vous pouvez utiliser l’extension WP-DB Manager.

L'extension WP-DB Manager

Si vous comptez vous y coller manuellement, il faudra passer par phpMyAdmin. 

Cette manipulation n’est pas très complexe, mais je vous conseille de l’utiliser uniquement en dernier recours, et en pensant à bien sauvegarder votre site au préalable

Pour commencer, rendez-vous sur phpMyAdmin grâce à l’interface de votre hébergeur (votre cPanel, par exemple).

Sélectionnez votre base de données, en haut à gauche. Toutes vos tables devraient ensuite s’afficher sur la zone droite de votre écran.
Sélectionnez ensuite la ou les tables de votre choix et choisissez Optimiser la table  (et surtout pas Vider ou Supprimer, attention).

Optimiser lest ables de la BDD sur PHPMyAdmin

Vous suivez toujours ? Alors on passe au troisième tuyau.

Débarrassez-vous du spam

Ils peuvent parfois nous faire sourire, mais ils sont surtout très pénibles. Vous les avez reconnus ? Les commentaires spam, bien sûr.

De vrais indésirables, ceux-là. Et si je vous dis qu’en plus, ils surchargent votre base de données, cela vous fait plusieurs bonnes raisons de vous en débarrasser sur le champ.

Parmi les nombreux plugins anti-spam présents sur le marché qu’Eleonor vous a présentés, il y en a un qui tient bien la route : Akismet.

Le plugin Akismet pour WordPress

Avec plus de 5 millions d’installations actives, il s’agit du plus populaire sur le répertoire officiel. 

Vous le trouverez par défaut dès l’installation de WordPress sur votre administration, car il a été conçu par Automattic, la maison-mère de WordPress.

Alors franchement, ne vous en privez pas.

Comment sécuriser votre base de données ?

Vous venez de le voir, optimiser votre base de données reste indispensable. Mais ce n’est pas fini : il y a un autre élément sur lequel vous ne pouvez pas faire l’impasse si vous voulez gérer une base de données avec WordPress efficacement : sa sécurité.

Dans cette partie, je vais vous montrer deux façons de renforcer la sécurité de votre BDD :

  • En la sauvegardant
  • En changeant le préfixe de ses tables

Comment sauvegarder votre base de données à l’aide d’une extension ?

Je vous détaillerai le processus manuel par la suite mais commençons par la méthode “plugin”, plus accessible si vous n’êtes pas un utilisateur averti de WP.

Utiliser une extension pour sauvegarder votre BDD va rendre l’opération beaucoup moins fastidieuse, notamment car vous allez pouvoir automatiser et programmer le processus.

Je ne vous le cache pas, il existe des dizaines et des dizaines de plugins pour parvenir à vos fins. 

Pour vous aider, Alex vous propose une sélection de plugins gratuits triés sur le volet.

Il vous conseille l’utilisation d’UpdraftPlus.

Le plugin de sauvegarde UpDraftPlus

Il faut dire que cette extension cumule pleins d’avantages :

  • Vous pouvez télécharger votre base de données en un clic.
  • Vous pouvez planifier les sauvegardes de votre BDD et les exporter sur un service externe (type Google Drive).
  • Vous pouvez planifier des sauvegardes automatiques.
  • Vous pouvez restaurer directement votre BDD à partir du plugin.

Comment sauvegarder votre base de données à la main ?

Dans certains cas, il se peut que vous ayez besoin d’opérer une sauvegarde manuelle de votre base de données.

Je pense par exemple au cas où l’administration de votre site devient inaccessible, même momentanément, ce qui rend impossible la sauvegarde ou la restauration de votre BDD.

Pour procéder sans extension, tout se passe sur phpMyAdmin (encore et toujours). Rendez-vous sur cet outil, puis sélectionnez la base de données de votre choix en cliquant dessus.

Elle va alors apparaître en haut de votre page. Cliquez sur Exporter.

phpMyAdmin vous laisse le choix entre deux méthodes d’exportation : rapide ou personnalisée (notamment pour sélectionner les tables de votre choix). 

Par défaut, le format SQL est déjà sélectionné, ne touchez pas à ça et cliquez sur Exécuter.

Exportation des tables depuis la base de données

Un fichier au format SQL va alors se télécharger sur votre ordinateur. Vous voilà en possession de votre base de données : bravo ;-).

En sauvegardant votre base de données, vous venez aussi de l’exporter.
Du coup, il est évidemment possible de l’importer sur le site de votre choix en passant par l’onglet Importer de phpMyAdmin.

Importation de la base de données

Disons que le processus est le même que pour l’exportation, mais en sens inverse. 

Dans ce cas précis, vous allez télécharger le fichier SQL de votre choix pour l’importer sur votre base de données WordPress.

Comment modifier le préfixe des tables de la base de données ?

Par défaut lors de l’installation de WordPress, le préfixe wp_ est attribué aux tables de votre base de données (pas dans le cas de l’installation manuelle d’o2switch, au cours de laquelle le préfixe est changé automatiquement).

Question sécurité, cela pose un problème, car cela rend votre site plus vulnérable aux attaques SQL de méchants pirates (pas des pirates type Jack Sparrow, des hackers, des vrais).

Pour vous couvrir, prenez l’habitude de modifier ce fameux préfixe dès l’installation de vos prochains sites.

Préfixe des tables sur WordPress

N’hésitez pas à mettre quelque chose de plus compliqué, voire incompréhensible, à la place de wp_ (ex : dgh47yz_)
Pour générer un mot de passe fort, vous pouvez utiliser ce site bien pratique.

Si le mal est déjà fait, ne vous affolez pas. Il est encore possible de rectifier le tir.

Le plus simple consiste à utiliser une extension. Brozzme DB Prefix & Tools Addons fera très bien l’affaire, par exemple.

Brozzme DB Prefix & Tools Addons

Choisissez le nouveau préfixe de votre choix, et le tour est joué. L’extension se chargera toute seule de mettre à jour votre BDD, ainsi que les informations contenues dans votre fichier wp-config.php.

Par contre, pensez absolument à sauvegarder votre BDD avant d’utiliser le plugin. On ne sait jamais : en cas de bug ou de problème de connexion, votre site pourrait planter.

Autrement, vous avez aussi la possibilité de faire ça à la main. Mais je vous préviens, c’est beaucoup plus risqué. 

Il y a 5 étapes récapitulées ci-dessous :

Étape 1 : Sauvegarder votre site (fichiers + BDD).

Étape 2 : Modifier votre fichier wp-config.php en ajoutant le nouveau préfixe de votre choix (celui qui commence par wp_).

Préfixe des tables dans le fichier wp-config.php

Étape 3 : Connectez-vous à phpMyAdmin, sélectionnez la base de données de votre choix, et entrez les requêtes SQL suivantes (remplacez xxx par le nouveau préfixe choisi, c’est-à-dire par xjh5g7j8_ dans mon exemple) :

Rename table wp_commentmeta to xxx_commentmeta;
Rename table wp_comments to xxx_comments;
Rename table wp_links to xxx_links;
Rename table wp_options to xxx_options;
Rename table wp_postmeta to xxx_postmeta;
Rename table wp_posts to xxx_posts;
Rename table wp_termmeta to xxx_termmeta;
Rename table wp_terms to xxx_terms;
Rename table wp_term_relationships to xxx_term_relationships;
Rename table wp_term_taxonomy to xxx_term_taxonomy;
Rename table wp_usermeta to xxx_usermeta;
Rename table wp_users to xxx_users;

Rename table sur PHPMyAdmin
Sur PHPMyAdmin, cela donne ça

Étape 4 : Modifiez la table wp_options, car vous n’aurez plus les droits suffisants pour accéder à l’administration de votre site. Dans la colonne option_name, localisez le champ wp_user_roles, double-cliquez dessus, et remplacez-le par xxx_user_roles.

wp_user_roles sur la BDD

Étape 5 : Modifiez la table wp_usermeta. Dans la colonne meta_key, remplacez tous les anciens préfixes wp_ par les nouveaux. Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez cliquer sur la colonne meta_key pour filtrer par ordre alphabétique.

Meta-key de la Base de données WordPress

De façon globale, la sécurité de votre site est un élément à prendre très au sérieux. Pour vous accompagner, WPMarmite propose sur sa chaîne YouTube la série Le Point Sécu.

Comment résoudre les principales erreurs de base de données ?

Avant de vous laisser gérer votre base de données à votre guise, je tenais à vous prodiguer quelques ultimes conseils qui pourront vous être utiles lorsque vous serez au fond du trou. 

Comprenez : lorsque votre base de données ne répondra plus. Cela peut malheureusement arriver, alors autant s’y préparer.

L’erreur de connexion à la base de données

En anglais, on appelle ça Error Establishing a Database Connection. Rien que de le voir écrit, ça file déjà mal à la caboche.

Vous verrez inscrit ce sympathique – que dis-je – affreux message lorsque votre site ne sera plus en mesure de se connecter à sa base de données.

Erreur de connexion à la base de données

Cela peut provenir d’un souci au niveau de votre serveur d’hébergement. Dans ce cas, une simple actualisation de votre page (un p’tit coup de F5 ou de refresh) peut vous sauver.

Mais la cause peut être plus profonde : ce serait bien trop simple, sinon.

Dans ce cas, vous devrez commencer par vérifier vos identifiants de connexion à la BDD au sein votre fichier wp-config.php.

S’ils vous semblent corrects mais que ça ne fonctionne toujours pas, vous pouvez générer un nouveau mot de passe via votre cPanel. 

Si votre base de données est corrompue, vous devrez la réparer avec le code suivant :

define( 'WP_ALLOW_REPAIR', true );

Je vous détaille toute la marche à suivre dans l’article Le guide des erreurs WordPress : comment les résoudre sans s’arracher les cheveux.

Comment remettre à zéro votre base de données ?

Dans certains cas bien précis, vous pourriez avoir besoin de réinitialiser votre base de données.

Cela peut être pratique si vous travaillez sur un site de test, ou en local. Cela vous évite de devoir réinstaller WordPress, par exemple.

Attention, ne vous adonnez pas à cette pratique sur un site en production, sauf si vous êtes sûr de votre coup. Réinitialiser une base de données implique que vous allez perdre tout votre contenu. Dans tous les cas, procédez à une sauvegarde avant d’agir.

Pour cela, vous pouvez utiliser une extension spécifique bien pratique : WP Database Reset.

WP Database Reset

Elle vous permettra par exemple de réinitialiser la base de données entière, ou uniquement certaines tables de votre choix.

Récap’ de base

La base de données WordPress, c’est le coeur de votre site, son élément moteur.

Pour assurer son bon fonctionnement, je vous ai présenté comment :

  • La créer
  • La gérer
  • L’optimiser
  • La sécuriser
  • La réparer

Au moment de passer à l’action, pensez à prendre vos précautions en la sauvegardant. 

Un problème technique ou encore une mauvais manipulation sont vite arrivés, alors autant prendre l’habitude de vous protéger.

De votre côté, comment gérez-vous votre BDD ? Ou vous ne vous en occupez pas, pour rester focalisé(e) sur votre site ?

N’hésitez pas à partager aux lecteurs de WPMarmite vos astuces et conseils dans les commentaires, juste en-dessous.