PubliĂ© par le 1 juillet 2016 ‱ 274 Commentaires

Il arrive que l’on ait besoin de proposer du contenu en plusieurs langues sur notre site. Que ce soit pour s’adresser Ă  diverses audiences ou pour ĂȘtre prĂ©sent Ă  l’international. Je pense notamment au secteur du tourisme, pour qui c’est trĂšs important.

Mais comment faire un site multilingue avec WordPress ? Peut-on le faire nativement ? Avec des extensions ? Lesquelles seront les plus appropriĂ©es ?

Je vais tenter de répondre à ces questions et de vous orienter dans la bonne direction.

Qu’est-ce qu’un site multilingue ?

Eh oui, commençons par les bases. On n’a peut-ĂȘtre pas la mĂȘme conception du « multilingue Â» alors je vais prendre le temps de vous donner ma dĂ©finition en quelques points.

1 – Le contenu de chaque langue existe sur une URL diffĂ©rente

Une langue par URL

C’est-Ă -dire que si vous mettez votre texte français et votre texte espagnol sur une mĂȘme page avec une sĂ©paration entre les deux, par exemple, ce n’est pas valable.

Il vous faut une page avec le contenu français et une page avec le contenu espagnol. Et chacune d’entre elle sera accessible par une URL diffĂ©rente.

2 – Il y a des Ă©quivalences de contenus (ou pas)

Les Ă©quivalences entre des contenus multilingues

Prenons un autre exemple : vous avez une page « À propos ». Celle-ci existera en langue française mais elle aura peut-ĂȘtre une page Ă©quivalente intitulĂ©e « Acerca de » en langue espagnole.

Quoi que
 peut-ĂȘtre pas ! Il se peut que vous proposiez des contenus totalement diffĂ©rents pour chaque langue. À ce moment-lĂ , certaines pages n’auront pas d’équivalences.

3 – Il y a des passerelles entre les langues

Passerelles entre les langues d'un site multilingue

Toujours dans le mĂȘme exemple, si je suis sur la page « Ă€ propos Â», je dois pouvoir accĂ©der Ă  une option qui me permette de passer en langue espagnole. S’il y a une page Ă©quivalente, j’y serai conduit. Sinon j’atterrirai sur la page d’accueil du site espagnol.

4 – La traduction peut ĂȘtre faite par des humains ou des machines

Et lĂ  je vais prendre un parti-pris : une traduction humaine sera toujours meilleure (c’est d’ailleurs pour cela que je ne prĂ©senterai pas les extensions qui ne font que de la traduction automatique).

Si vous vous adressez Ă  de vraies personnes derriĂšre un ordinateur, elles sauront reconnaĂźtre les textes de qualitĂ©. Cela influera sur leur comportement de navigation mais Ă©galement sur le rĂ©fĂ©rencement.

5 – Multilingue mais pas forcĂ©ment multi-pays

En proposant une version anglaise de mon contenu, je ne cible pas pour autant la Grande-Bretagne ou les États-Unis. Je vise tout simplement toutes les personnes anglophones.

Pour des problĂ©matiques multi-pays, cela devient plus complexe puisque l’on va crĂ©er des sites diffĂ©rents par pays, mĂȘme s’ils partagent la mĂȘme langue.

Ce n’est donc pas un sujet couvert par cet article.

Les bonnes pratiques multilingues

Au-delà de ces « rÚgles », il y a également de bonnes pratiques à respecter pour faire un site multilingue digne de ce nom.

La meilleure structure d’URL multilingue

Tout d’abord, il faudra choisir la structure d’URL que vous utiliserez pour distinguer les pays. On discerne 4 options :

  • La query string du style ?lang=fr, qui est Ă  proscrire ;
  • Le rĂ©pertoire oĂč l’on aura par exemple monsite.com/fr/ et monsite.com/en/ ;
  • Le sous-domaine avec par exemple fr.monsite.com et en.monsite.com ;
  • Les domaines distincts comme monsite.fr et monsite.co.uk.

Si vous ĂȘtes sur un projet multi-pays (avec une implantation locale), les noms de domaines diffĂ©rents seront les plus intĂ©ressants. Ils permettront de travailler la marque localement et de produire des contenus spĂ©cifiques.

Mais Ă  ce moment-lĂ , on peut aussi imaginer que les sites n’aient aucune Ă©quivalence entre eux
 Chaque antenne locale pourrait avoir son propre site, sans qu’il ne soit question de multilingue.

Par contre, si vous souhaitez proposer du contenu dans plusieurs langues mais que vous n’ĂȘtes pas pour autant implantĂ© Ă  l’étranger, le mieux reste de choisir un nom de domaine gĂ©nĂ©rique et non localisĂ©.

Par exemple, un .com sera plus facile à décliner sur plusieurs langues, contrairement à un .fr qui deviendra louche pour un internaute espagnol.

Enlevons la query-string (mauvaise pour le rĂ©fĂ©rencement) et les noms de domaine distincts, il ne reste plus que deux choix de structure d’URL pour du multilingue classique : la structure en rĂ©pertoire ou en sous-domaine.

La plus facile, mais aussi la plus efficace en terme de référencement, sera la structure en répertoire.

D’ailleurs, si vous souhaitez voir les avantages et les inconvĂ©nients de toutes ces configurations, je vous invite Ă  lire cet article (en anglais).

Attention aux sélecteurs de langue

Un site multilingue se reconnaĂźt grĂące Ă  un sĂ©lecteur de langue que l’on trouvera dans la navigation, en colonne latĂ©rale ou en pied de page. Mais attention, il y a deux petits dĂ©tails qui peuvent ĂȘtre frustrants pour vos internautes.

Bleu-banc-rouge ?

Il s’agit du drapeau dans un premier temps. Rien de tel qu’un indice visuel pour comprendre qu’on peut changer de langue, n’est-ce pas ? Mais autant je veux bien que ce soit intĂ©ressant pour du multi-pays, autant pour du multilingue cela n’a pas autant de sens.

Un brésilien cliquera-t-il sur un drapeau portugais ? Un australien sur celui de la Grande-Bretagne ? Un belge sur un drapeau français ?

Vous l’aurez compris, les drapeaux sont en fait une mauvaise pratique si l’on ne fait pas de multi-pays. Le nom de la langue sera plus appropriĂ©.

Do you speak anglais ?

Justement parlons-en du nom de la langue. Un internaute britannique prĂ©fĂ©rera-t-il naviguer en « anglais Â» ou en « english Â» ?

Il y a fort Ă  parier qu’il prĂ©fĂ©rera le nom de sa langue comme il l’appelle tous les jours (« english Â») et non comme nous le traduisons, nous. Laissez donc l’appellation dans la langue d’origine.

Les redirections automatiques peuvent poser problĂšme

Pour finir, vous verrez que toutes les extensions proposent une option de redirection des internautes dans leur langue de navigation. C’est-Ă -dire que le plus souvent ce seront les rĂ©glages de leur navigateur Internet qui seront utilisĂ©s pour dĂ©terminer s’il faut les envoyer sur une langue diffĂ©rente.

Ainsi, un internaute espagnol qui voudrait accéder à un article que vous auriez écrit en anglais se verrait redirigé vers une version dans sa langue, si elle existe.

Tout part d’une bonne intention : on veut proposer Ă  notre internaute le contenu qu’il sera le plus Ă  mĂȘme de comprendre. Mais il se peut aussi qu’il veuille accĂ©der Ă  une page prĂ©cise et qu’une redirection l’en empĂȘche.

La seule chose que je peux vous inviter Ă  faire ici, c’est de bien consulter les documentations de chacune des solutions prĂ©sentĂ©es, pour voir comment elles fonctionnent.

Votre cas est probablement diffĂ©rent de celui d’un autre, donc anticipez ce qui serait le mieux pour vos internautes et activez cette option en consĂ©quence.

On a donc vu les 3 bonnes pratiques Ă  respecter :

  • la meilleure structure d’URL en fonction de votre projet ;
  • les piĂšges Ă  Ă©viter avec le sĂ©lecteur de langue ;
  • et le risque potentiel des redirections par langues.

Passons Ă  la technique, si vous le voulez bien.

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Comment gérer plusieurs langues avec WordPress ?

Nativement, WordPress ne permet pas de faire de multilingue. Il ne rĂ©pond pas aux exigences 2 et 3 qui sont citĂ©es plus haut : on ne peut pas Ă©tablir d’équivalences ou proposer des passerelles entre contenus de maniĂšre automatisĂ©e.

Il va donc falloir s’appuyer sur des extensions pour ajouter ces fonctionnalitĂ©s. Mais avant de les citer, j’aimerais revenir sur les problĂ©matiques multi-pays.

Si vous avez des sites gĂ©rĂ©s par des Ă©quipes diffĂ©rentes pour chaque pays, il vaudra probablement mieux qu’elles aient toutes un nom de domaine et une installation WordPress diffĂ©rente.

C’est ce que l’on appellera des installations « monosite Â». Mais on pourrait aussi imaginer une autre approche, si les sites sont gĂ©rĂ©s par la maison-mĂšre (par exemple) : le multisite.

La distinction monosite / multisite

Le multisite est une fonctionnalitĂ© native de WordPress (mais un peu cachĂ©e) pour gĂ©rer plusieurs sites depuis un mĂȘme tableau de bord. On va en fait crĂ©er un « rĂ©seau Â» de sites et ils partageront la mĂȘme installation WordPress.

Ainsi, il devient trĂšs facile de passer de l’un Ă  l’autre depuis une mĂȘme interface et on gagne Ă©galement en efficacitĂ© de maintenance.

D’ailleurs, cela veut dire que ces sites vont pouvoir partager les mĂȘmes thĂšmes et extensions.

Si vous avez un modùle que vous souhaitez reproduire sur d’autres pays, c’est la configuration parfaite.

Le multisite est donc une piste viable pour faire du multilingue. Mais si on s’arrĂȘte lĂ , on n’a toujours pas la gestion des Ă©quivalences et des passerelles. En effet, les contenus de chacune des langues existent sur chaque sous-site mais sans lien entre eux. C’est pour cela que nous ajouterons une extension.

Ceci Ă©tant dit, on peut aussi faire du multilingue sur une installation monosite grĂące Ă  l’ajout d’extensions. Ainsi, vous pourrez gĂ©rer chacune des langues depuis un seul et mĂȘme site WordPress.

C’est l’extension qui rend possible la coexistence des diffĂ©rentes langues ainsi que la crĂ©ation des Ă©quivalences et des passerelles.

Pour mieux comprendre, voici un schéma :

La gestion du multilingue par monosite ou multisite sous WordPress

Comment est-ce géré techniquement en monosite ?

Si je fais une rapide incursion dans l’aspect technique, c’est parce que toutes les extensions ne fonctionnent pas de la mĂȘme façon lorsqu’il s’agit de gĂ©rer les contenus des autres langues.

Certaines le font au travers des taxinomies, d’autres en crĂ©ant leurs propres tables mais le plus important, au delĂ  de la façon dont c’est gĂ©rĂ©, c’est que le contenu soit propre si on dĂ©cide de changer de solution.

HĂ©las, ce n’est pas le cas avec qTranslate et les extensions qui lui ont succĂ©dĂ© comme qTranslate-X par exemple. PlutĂŽt que de stocker les informations ailleurs, elles prĂ©fĂšrent mettre dans un mĂȘme contenu les diffĂ©rentes langues.

Cela veut dire que si vous dĂ©sactivez l’extension, vous aurez dans vos articles et pages tous les contenus des diffĂ©rentes langues les uns Ă  la suite des autres. Ce n’est pas propre, c’est pour cela que je ne parlerai pas de cette solution.

Les autres, en comparaison, tirent partie de l’architecture de WordPress ou mettent leurs donnĂ©es « Ă  cĂŽtĂ© Â». Au moins, vous n’avez pas Ă  reprendre tout votre contenu si vous dĂ©sactivez le multilingue ou que vous changez de solution.

Dans quelle direction partir ?

Alors ? Faut-il s’orienter vers le monosite ou le multisite ?

(On mettra volontairement de cÎté la multiplication des monosites. On sort de la thématique du multilingue.)

Pour trancher, il va falloir se baser sur deux facteurs :

  • La similitude entre vos contenus dans chaque langue ;
  • Et le nombre de pages et d’articles que vous comptez Ă©crire.

Par exemple si vos contenus sont strictement identiques (mais traduits) d’une langue Ă  une autre, vous pourrez faire du monosite sans problĂšme. Mais si vous en venez Ă  avoir de grandes disparitĂ©s entre vos sites, le multisite serait probablement plus pratique.

Mais surtout, si vous avez l’intention de faire un webzine en plusieurs langues, cela veut dire que vous aurez Ă  terme des milliers d’articles. Et au bout d’un moment, les performances se dĂ©graderont.

Vaut-il mieux avoir un site de 4000 articles ou 4 sites avec 1000 articles ?

RĂ©ponse B !

Le dĂ©coupage des contenus dans des sous-sites diffĂ©rents rendra l’ensemble plus robuste et pĂ©renne.

Donc si vous avez un site vitrine Ă  dĂ©cliner en plusieurs langues, le monosite sera appropriĂ©. Mais si vous lancez un projet Ă©ditorial, le multisite sera mieux.

Et en fonction de votre orientation, vous aurez des extensions différentes.

Les extensions monosite

Commençons par les extensions monosite, parce que c’est le cas le plus courant. Nous avons deux challengers qu’il n’est pas facile de dĂ©partager : WPML et Polylang.

Le « combat Â» se joue notamment du cĂŽtĂ© de la propretĂ© du code, pour les puristes, et c’est Polylang qui gagne Ă  ce jeu. Mais cela ne fait pas tout : la compatibilitĂ©, la facilitĂ© d’utilisation et le prix sont des facteurs tout aussi (voire plus) importants !

Il existe bien d’autres extensions mais ces deux sont incontournables. Il n’est pas nĂ©cessaire d’aller voir plus loin.

WPML, la référence du multilingue (premium)

WPML, l'extension multilingue

Lorsque je me suis penchĂ© sur les extensions multilingues dĂ©but 2013, c’était la jungle. Il y avait beaucoup de solutions disponibles et le paysage n’était pas aussi clair qu’aujourd’hui.

Mais dĂ©jĂ  Ă  l’époque il y avait un nom qui revenait constamment : WPML.

Contrairement aux autres extensions, c’est la seule Ă  ĂȘtre payante dĂšs le dĂ©but. Si vous souhaitez l’essayer sans mettre la main Ă  la poche, ce ne sera pas possible (mais il y a une garantie satisfait-remboursĂ© de 30 jours au pire).

Si ce plugin est lĂ  depuis aussi longtemps, c’est peut-ĂȘtre grĂące Ă  son modĂšle Ă©conomique : malgrĂ© les reproches qu’il a pu recevoir pendant des annĂ©es, il est toujours lĂ . Les dĂ©veloppeurs continuent d’ailleurs de l’amĂ©liorer et de proposer du support.

D’ailleurs je parle de reproches mais j’aurais pu dire « attaques Â». En effet, l’extension avait pour rĂ©putation d’ĂȘtre peu compatible avec d’autres thĂšmes et extensions ou encore de sacrĂ©ment ralentir la vitesse de chargement des sites.

Depuis, il y a eu de nombreuses amĂ©liorations mais on sent quand mĂȘme que ça a laissĂ© des traces. On peut par exemple retrouver sur leur site la liste des thĂšmes compatibles.

D’ailleurs, vous trouverez rĂ©guliĂšrement la mention « WPML-ready Â» lors de vos recherches de thĂšmes et ce n’est pas pour rien. Disons qu’ils ont imposĂ© leur façon de faire et c’est aux crĂ©ateurs de thĂšmes de s’y plier.

Au final, WPML reste quand mĂȘme l’extension la plus utilisĂ©e pour faire du multilingue, si l’on peut se fier aux 400 000 sites qui l’utiliseraient. Elle dispose mĂȘme de 7 add-ons officiels et d’un grand nombre d’extensions non officielles.

Si vous recherchez une solution Ă©prouvĂ©e (et bien plus stable qu’auparavant), je pense que c’est la solution qu’il faut choisir.

La prise en main ne sera pas facile et il faudra comprendre le rĂŽle de chaque add-on
 mais avec autant d’annĂ©es d’existence, vous serez sĂ»r de pouvoir gĂ©rer votre site comme vous l’entendez.

WPML propose trois licences diffĂ©rentes :

  • La licence annuelle pour gĂ©rer un blog multilingue coĂ»te 29$ ;
  • La licence annuelle pour gĂ©rer jusqu’Ă  3 sites WordPress coĂ»te 79$ ;
  • La licence annuelle pour les agences qui souhaitent gĂ©rer un nombre de sites illimitĂ© coĂ»te 159$.

D’ailleurs, le passage d’une offre Ă  une autre ne vous coĂ»tera que la diffĂ©rence.

Personnellement, je trouve l’add-on « String Translation Â» tellement pratique que je ne peux que vous inviter Ă  commencer par la licence « CMS Â» Ă  79$. Et si cela vous convient, vous pourrez passer Ă  l’offre Ă  vie par la suite.

DĂ©couvrez WPML

Les liens pointant vers WPML sont affiliĂ©s, c’est-Ă -dire qu’une commission me sera rĂ©tribuĂ©e si vous achetez une licence. Mais soyez sĂ»r d’une chose : j’ai utilisĂ© et j’utilise moi-mĂȘme WPML sur les petits projets multilingues que l’on me confie. Si je vous recommande cette extension, c’est parce que je suis convaincu qu’elle vous aidera Ă  faire un site multilingue de qualitĂ©.

Polylang, le challenger français (freemium)

Polylang, l'extension multilingue

Polylang, dont le dĂ©veloppement a commencĂ© Ă  2008, n’a pas connu le mĂȘme succĂšs. Il lui a fallu beaucoup plus de temps pour se faire connaĂźtre mais il a ensuite su faire de l’ombre Ă  WPML, notamment parce qu’il Ă©tait gratuit.

L’extension est maintenant passĂ©e sur un modĂšle freemium mais avec une partie gratuite dĂ©jĂ  trĂšs consĂ©quente.

En fait c’est un peu le combat de David contre Goliath si l’on s’en tient au chiffre et au succĂšs commercial. Mais FrĂ©dĂ©ric Demarle, le dĂ©veloppeur français (cocorico !), n’a vraiment pas Ă  rougir. Avec plus de 100 000 installations actives, Polylang est une extension qui tient ses promesses.

Elle vient gérer les contenus multilingues proprement et avec une interface plus propre que WPML. Cependant, il y a parfois certaines incompatibilités. Comme toujours en fait.

Mais l’avantage c’est que vous pouvez probablement vous contenter de la version gratuite de l’extension. Et dans le pire des cas, si jamais elle ne venait à ne pas vous satisfaire, vous pourriez toujours envisager la version premium ou le passage à une autre solution.

D’ailleurs, le prix des licences est plus Ă©levĂ© que chez WPML : Il vous faudra compter sur une licence annuelle de 99€ pour 1 site, 198 € pour 3 sites et 297 € pour 5 sites.

Allez d’abord vĂ©rifier que les fonctionnalitĂ©s « pro Â» ont du sens pour vous en regardant le comparatif sur cette page.

Pour ma part, je trouve que les fonctionnalitĂ©s pro sont vite nĂ©cessaires dĂšs qu’on est pointilleux (en tout cas moi je le suis). Et Ă  ce moment-lĂ , on arrive sur des licences bien plus chĂšres que WPML, surtout si l’on doit gĂ©rer plusieurs sites.

Les dĂ©veloppeurs protesteront en me disant que la documentation est riche et qu’on peut faire Ă©normĂ©ment de choses grĂące aux fonctions et aux hooks (d’ailleurs Willy Bahuaud en donne pas mal sur WPChannel). Mais pour le commun des mortels (dont je fais partie), on ne sera pas en mesure de faire tout ce que l’on veut.

DĂ©couvrez Polylang (site officiel)

ou regardez l’extension gratuite sur le rĂ©pertoire WordPress

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Quelle extension choisir en monosite ?

GrĂące Ă  la formule gratuite de Polylang, il est facile de « tĂąter le terrain Â». C’est d’ailleurs ce que je vous invite Ă  faire : testez-le pour voir s’il est compatible avec votre projet.

Si c’est le cas, ne touchez plus à rien ! Sinon, regardez si ses add-ons ou la version pro ne pourraient pas vous aider.

Et si cela ne suffit toujours pas, je vous invite à laisser sa chance à WPML, tout en lui ajoutant ses add-ons officiels si nécessaire.

L’extension multisite incontournable : MultilingualPress (gratuite)

MultilingualPress, l'extension multilingue multisite

DĂšs lors que votre projet multilingue sera ambitieux, le recours Ă  une installation multisite deviendra intĂ©ressant. À ce moment-lĂ , il y a une extension qui rendra les Ă©quivalences et les passerelles possibles : il s’agit de MultilingualPress.

Autrefois sur un modĂšle freemium, avec une version gratuite pas tout le temps suffisante, il n’y a maintenant plus que le support qui est payant. C’est Ă  dire que depuis l’étĂ© 2015, vous avez accĂšs Ă  toutes les fonctionnalitĂ©s sans payer.

Partez donc du principe que c’est une extension gratuite mais avec un support limitĂ©. Et puisqu’elle se base Ă©normĂ©ment sur les fonctionnalitĂ©s natives de WordPress, autant vous dire que le risque de devoir crier Ă  l’aide est trĂšs faible.

Sa principale force est de vous permettre de traduire vos contenus sans mĂȘme avoir Ă  changer de site.

Vous pourrez Ă©galement dupliquer des sous-sites entiers le jour oĂč vous souhaiterez ajouter une nouvelle langue. Les fonctionnalitĂ©s sont vraiment intĂ©ressantes et pratiques.

Mais cela reste du multisite avec une lourdeur d’administration Ă  laquelle vous ne pourrez pas Ă©chapper. Cela veut aussi dire qu’il faudra vĂ©rifier les licences de vos thĂšmes et extensions puisque chaque sous-site comptera comme un site.

Toujours en parlant de lourdeur, il y a quelque chose qui sera gĂȘnant : c’est l’envoi de vos mĂ©dias dans chacun des sous-sites, si vous dupliquez votre contenu.

Eh bien avec l’ajout de Network Shared Media, vous vous faciliterez la vie !

MalgrĂ© que l’extension ne soit que peu utilisĂ©e et mise Ă  jour, j’ai pu la faire fonctionner sans problĂšme de mon cĂŽtĂ©. En collaboration avec MultilingualPress pour gĂ©rer les images mises en avant, vous n’aurez plus de problĂšme !

DĂ©couvrez MultilingualPress (site officiel)

ou regardez l’extension gratuite sur le rĂ©pertoire WordPress

WeGlot, une approche totalement différente (freemium)

WeGlot, multilingue en SaaS

Et si on rĂ©inventait le multilingue ? C’est l’idĂ©e qu’ont eu Augustin Prot et RĂ©my Berda (deux français, lĂ  encore) lorsqu’ils ont lancĂ© WeGlot. Et il faut dire que leur approche est tellement radicale que l’on sort totalement des distinctions monosite / multisite.

En fait, ils n’ont mĂȘme pas imaginĂ© WeGlot pour WordPress Ă  la base. Leur technologie s’appuie sur un script qui vient traduire les pages de votre site, sans qu’elles n’apparaissent pour autant dans l’interface de votre site.

Je vais mĂȘme dire qu’ils ne font pas du monosite ou du multisite, ils font du multilingue « miroir Â». Je vous parlais prĂ©cĂ©demment des variations qui pouvaient exister dans les contenus d’une langue Ă  une autre. Eh bien avec WeGlot ce sera du tout ou rien :

  • Soit une page est traduite ;
  • Soit elle ne l’est pas du tout.

Il n’y aura pas de demie-mesure. C’est pour cela que si vous souhaitez avoir des versions totalement identiques de votre site en plusieurs langues, leur solution sera trĂšs intĂ©ressante. Mais si ce n’est pas le cas, passez votre chemin.

Vous ne pourrez gĂ©rer qu’une seule langue depuis WordPress : votre langue principale. Ensuite, tout le reste se passe dans leur interface oĂč vous aurez automatiquement une traduction machine de disponible.

Interface de traduction de WeGlot

Parce que oui, leur parti-pris est que les traductions automatiques sont Ă  un niveau de qualitĂ© tel, qu’elles peuvent servir de base pour votre site. Une validation humaine reste cependant nĂ©cessaire mais disons que le travail est prĂ©mĂąchĂ©.

D’ailleurs avec eux, vous n’aurez pas Ă  vous soucier des incompatibilitĂ©s avec vos thĂšmes ou extensions : il n’y en aura pas ! Leur solution vient rĂ©cupĂ©rer toutes les phrases qui apparaissent sur votre page et les traduisent Ă  la volĂ©e.

Franchement, je pense que leur solution ne conviendra pas Ă  tous les besoins. Mais si vous souhaitez avoir des versions identiques de votre site en plusieurs langues sans vous soucier des Ă©ventuels problĂšmes techniques, foncez.

Vous pourrez ainsi traduire votre site avec une facilité déconcertante
 tant que vous entrez dans leur moule.

Par contre cette facilitĂ© a un coĂ»t et ce sera sous forme d’abonnement. Mais vous avez tout de mĂȘme la possibilitĂ© de tester leur service gratuitement pendant 10 jours pour vous faire un avis.

Il y a ensuite plusieurs offres (annuelles ou mensuelles) :

  • Celle Ă  79€ / an vous permettra de traduire votre site dans une langue dans la limite de 20 000 mots ;
  • Celle Ă  150 € / an lĂšvera toute limite de langues ou de mots, tant qu’il n’est question que d’un site ;
  • Et pour 290 € / an, vous pourrez utiliser leur service en illimitĂ© sur 3 sites diffĂ©rents.

Mais en plus de ça, la Marmite vous propose 10% de réduction avec le code promo MARMITE10.

DĂ©couvrez WeGlot (site officiel)

ou regardez l’extension gratuite sur le rĂ©pertoire WordPress

En toute transparence, nous toucherons Ă©galement une petite commission si vous souscrivez Ă  un abonnement WeGlot. Mais si on vous recommande cette solution, c’est parce que leur service est rĂ©ellement innovant et qu’il vous fera gagner un temps monstre, tant que leurs partis-pris vous conviennent.

Et le e-commerce dans tout ça ?

AĂŻe, on arrive Ă  un point sensible.

Parce que oui, si vous lancez des versions traduites de votre site, c’est peut-ĂȘtre pour vendre vos produits. Or, encore une fois, cela devient beaucoup plus complexe.

Chacune des solutions que je vous ai citĂ© vont plus ou moins bien marcher avec WooCommerce. Voici l’était des lieux :

  • WPML a un add-on pour WooCommerce (disponible dĂšs la licence « CMS Â») qui permet mĂȘme d’aller jusqu’au multi-devises. Ce qui peut se rĂ©vĂ©ler trĂšs pratique dans certains cas.
  • Polylang n’a pas encore d’add-on complet pour WooCommerce, FrĂ©dĂ©ric Demarle est en train de le dĂ©velopper.
  • MultilingualPress n’aura aucun souci pour gĂ©rer WooCommerce sur chacun des sous-sites. Mais cela veut dire que vous ne gĂ©rez pas une boutique mais plusieurs
 Quid de la gestion des stocks ? Ce ne sera pas possible.
  • Et WeGlot fait fi de tout problĂšme : vous ne gĂ©rez qu’une seule boutique dont les textes sont traduits Ă  la volĂ©e. Vous n’avez donc qu’à vous soucier de la configuration de WooCommerce pour pallier Ă  tous les cas de paiement et de livraison inhĂ©rents au commerce international.

Conclusion : votre projet est unique

J’aimerais vous orienter vers la bonne solution tout de suite, vraiment. Mais comme dans le e-commerce, votre projet est probablement diffĂ©rent de celui du voisin.

C’est d’ailleurs pour ça qu’il y a autant de solutions diffĂ©rentes pour le multilingue. Peut-ĂȘtre que le mode « miroir Â» de WeGlot vous conviendra ? Ou peut-ĂȘtre que vous ĂȘtes dans des logiques de multi-pays et multi-devises ?

Il y a tellement de cas que le mieux à faire est de bien poser sur le papier tout ce que vous cherchez à faire, puis de le tester avec les extensions que je vous ai présenté.

Ensuite, faites des tests poussĂ©s sur votre site. VĂ©rifiez chaque phrase, chaque widget, chaque scĂ©nario de navigation ; changez Ă©galement la langue de votre navigateur pour tester les redirections automatiques. Ce n’est qu’ainsi que vous pourrez voir les limites de chacune des solutions.

Pour finir, si pour une raison ou une autre, vous devez changer d’extension, sachez qu’il existe des plugins de migration pour Ă  peu prĂšs toutes les solutions. PlutĂŽt que de recommencer Ă  zĂ©ro, vous pourrez continuer votre travail facilement !

Veillez tout de mĂȘme a faire une sauvegarde de votre site avant de vous lancer. On ne sait jamais.

Et vous, quelle est votre solution préférée ? Pourquoi ? La conversation continue en commentaire !

Crédit photo : Dan Mc Kay