Un deuxième métier. Pendant longtemps, créer et gérer un site WordPress multilingue  revenait souvent à faire deux fois le même travail.

Une fois un contenu rédigé, il fallait le traduire. Puis vérifier chaque version, mettre à jour les modifications, surveiller les menus, les widgets, les produits WooCommerce, etc.

Alerte : risque d’essoufflement. Et une fois que ça se calmait, rebelote. Il fallait recommencer quelques jours (heures) plus tard, dès qu’un contenu évoluait, même à la marge.

Et si cette époque était enfin dernière nous ? Avec l’arrivée de WPML 5.0, l’une des mises à jour les plus importantes de son histoire, le célèbre plugin multilingue change de braquet, et de philosophie.

L’objectif n’est plus seulement de traduire votre site, mais d’automatiser presque toute la gestion du multilingue.

Automatisation à la chaîne.
Adieu, le travail manuel.

Pour la faire simple, et vous mettre un peu l’eau à la bouche : vous configurez l’extension une seule fois, vous choisissez vos préférences de traduction, puis vous continuez simplement à publier vos contenus. Le reste ? C’est WPML qui s’en charge. 

Ce changement de paradigme méritait bien une mise à jour massive de notre article. Du coup, on en a profité pour remettre les mains dans le cambouis et tester cette nouvelle version en profondeur.

Tient-elle vraiment ses promesses et quels changements majeurs apporte-t-elle ? C’est ce que vous saurez après avoir lu notre analyse et avis complet sur le sujet. 

Point transparence : Cette page est sponsorisée. Cela nous permet de rémunérer le travail de recherche et d’écriture des rédacteurs du blog. Sachez que nous restons impartiaux. Si un produit n’en vaut pas la peine, nous le disons (ou nous n’en parlons pas).

Initialement rédigé en octobre 2021, cet article a été mis à jour pour la dernière fois en septembre 2026, à l’occasion de la sortie de la version 5.0 de WPML.

Qu’est-ce que WPML ?

L'extension WordPress WPML.

WPML, pour WordPress Multilingual Plugin, est une extension premium qui transforme automatiquement un site WordPress mono-langue en site multilingue. 

Là où certaines solutions se limitent à traduire les articles et les pages, WPML adopte une approche beaucoup plus globale.

« Suffisamment puissante pour les sites d’entreprise, tout en restant simple pour les blogs », indique sa page d’accueil, l’extension est bien sûr capable de traduire votre contenu éditorial (articles, pages).

Ca, c’est la base, vous nous direz. Mais elle va beaucoup plus loin en prenant aussi en charge la traduction de l’ensemble des éléments qui composent votre site WordPress : menus, médias, types de contenus personnalisés, catégories et autres taxonomies, produits WooCommerce, textes de vos extensions et de vos thèmes, etc. 

Comme on vous l’explique dans notre article sur la création d’un site WordPress multilingue, WordPress ne gère pas nativement le multilinguisme.
WPML comble ce vide en s’intégrant directement sur votre interface d’administration, sans complexité technique supplémentaire pour vous.

Cette approche explique en grande partie pourquoi WPML s’est imposé comme une référence du multilingue sur WordPress depuis près de vingt ans.

Lancée en 2007, WPML est l’une des extensions WP les plus populaires pour créer et gérer des sites multilingues.

Selon des chiffres qu’elle communique sur son site officiel, elle a séduit 250 000 utilisateurs qui font tourner son extension sur plus de 1,5 million de sites.

WPML se présente comme un plugin fiable stable et sécurisé.

Derrière WPML, on retrouve l’entreprise OnTheGoSystems, qui propose aussi d’autres outils comme Toolset, un plugin qui permet d’ajouter des types de publication, des champs et des taxonomies personnalisés à votre site WordPress. 

Depuis notre dernier test, mené fin 2021, l’extension a connu plusieurs mises à jour majeures.

Cependant, aucune n’a eu l’ampleur de la version 5.0, sortie en septembre 2026. 

On va y revenir en détail tout au long de ces lignes. En guise d’avant-propos, retenez déjà l’idée directrice de cette nouvelle mouture :

Vous configurez WPML une fois, puis vous laissez l’extension travailler en arrière-plan pendant que vous vous concentrez sur la gestion de votre site dans votre langue principale.

Quels sont les principaux atouts de WPML ?

WPML propose une traduction IA de qualité humaine.

Si le plugin multilingue WPML a su se tailler une sacrée part du gâteau depuis près de deux décennies, c’est parce qu’il concentre pas mal d’atouts, dont la plupart sont mis en avant sur sa page d’accueil :

  • traduction de l’ensemble de votre site, comme détaillé plus haut, que ce soit par IA ou manuellement (vous vous y collez vous-même) ; 
  • un moteur de traduction IA maison. PTC, le moteur de WPML conçu à cet effet, promet une qualité supérieure aux solutions génériques, avec une garantie de résultat que nous n’avions vue chez aucun concurrent auparavant ; 
  • une interface désormais unifiée. C’est l’un des grands changements de la version 5.0 : tout se pilote depuis un tableau de bord central, ce que nous détaillons plus loin ; 
  • une compatibilité éprouvée. WPML fonctionne avec les thèmes et plugins WordPress les plus célèbres. De plus, l’extension s’intègre nativement à l’Éditeur de WordPress (Gutenberg), ainsi qu’aux principaux constructeurs de page du marché.
  • stabilité, fiabilité et sécurité. « Nous veillons à ce que WPML soit mis à jour avant chaque mise à jour de WordPress et avant les mises à jour de vos thèmes et extensions populaires », précise l’entreprise ; 
  • optimisation pour le SEO multilingue. Vous pouvez définir la structure de vos URLs (sous-dossiers, sous-domaines ou domaines distincts par langue), un sitemap par langue, ou encore les méta-informations SEO pour les traductions ;
  • des « performances fluides sur les sites WordPress de toutes tailles » ; 
  • polyvalence et flexibilité. WPML accompagne aussi bien les petits sites que les projets beaucoup plus ambitieux. Vous pouvez l’utiliser pour un blog, un site vitrine, une boutique WooCommerce, un média, un site institutionnel, ou encore un réseau de sites géré par une agence ; 
  • un accompagnement humain. Si vous préférez garder la main sur vos traductions, vous pouvez faire appel à vos propres traducteurs ou à des services de traduction professionnels directement connectés à WPML ; 
  • gestion automatique de sitemaps XML et de balises hreflang. Ces dernières indiquent aux moteurs de recherche quelle version linguistique proposer selon la langue et la localisation de chaque internaute.

WPML avant et après la version 5.0 : qu’est-ce qui change vraiment ?

Les drapeaux de langue de WPML.

« WPML 5.0 est la mise à jour la plus importante que nous ayons publiée depuis des années. » Voilà comment l’équipe en charge de l’extension présente sa version 5.0.

Après l’avoir testée, on partage ce constat. Vous allez le découvrir petit à petit, cette mise à jour va beaucoup plus loin qu’un simple relooking de l’interface.

En fait, WPML a tout repensé de fond en comble. Elle adopte une nouvelle philosophie et une nouvelle logique de fonctionnement.

L’extension part désormais du principe que les traductions doivent vivre au même rythme que votre contenu, sans vous demander d’intervenir en permanence, comme c’était le cas par le passé.

Le nouveau fonctionnement peut se résumer en quatre étapes :

  1. Vous configurez WPML une seule fois. 
  2. Vous choisissez les contenus à traduire.
  3. Vous continuez simplement à publier dans votre langue principale. 
  4. WPML gère automatiquement les traductions et leurs mises à jour.

Pour bien visualiser l’ampleur du chantier mené – et du changement -, on vous a concocté un tableau comparatif synthétique sur les quatre axes qui ont subi le plus de transformations, selon nous.

AxeAvant WPML 5.0Avec WPML 5.0
InterfaceMenus dispersés entre plusieurs écrans de l’administration (Traduction, Réglages, add-ons séparés pour WooCommerce, etc.)Un point d’entrée unique, le tableau de bord WPML. Traductions, avec des onglets pour les menus, les chaînes, les taxonomies, les tâches de traduction et le glossaire
AutomatisationLa traduction automatique de l’ensemble du site ne fonctionnait que depuis la langue par défaut vers les langues secondairesLa traduction automatique fonctionne désormais de n’importe quelle langue vers n’importe quelle autre, y compris si vous publiez d’abord dans une langue secondaire
Moteur IAPTC, DeepL, Google Translate et Microsoft Translator comme moteurs de traductionAmélioration de PTC, le moteur IA propriétaire de WPML, qui bénéficie désormais d’une garantie de qualité. Les autres options restent disponibles (DeepL, Google Translate, etc.). L’utilisation de TEA n’est possible qu’avec PTC
CompatibilitéCompatibilité avec Gutenberg ajoutée progressivement, au fil des versionsCompatibilité native pensée dès la conception avec l’Éditeur de blocs et les standards WordPress actuels

À première vue, ces évolutions peuvent sembler essentiellement techniques.

Pourtant, elles poursuivent toutes le même objectif : vous permettre de consacrer davantage de temps à produire du contenu qu’à administrer vos traductions.

Comment installer WPML sur WordPress ?

Bonne nouvelle si vous utilisez déjà WPML. La mise à jour vers la version 5.0 ne modifie pas votre configuration actuelle. Les paramètres, les traductions et les extensions sont conservés tels quels.
Le passage au mode « Translate Everything Automatically » par défaut ne concerne que les nouvelles installations. Les menus sont regroupés sous le menu unifié WPML, avec mise en place de redirections automatiques.

Un processus d’installation simplifié

Cette simplification commence d’ailleurs dès les premières minutes d’utilisation, avec une configuration (très) largement remaniée.

On vous refait le topo. Avant WPML 5.0, c’était un peu l’usine à gaz. Sur votre compte client, vous aviez accès à 14 extensions, avec la lourde tâche de comprendre à quoi servait l’une et l’autre.

Une fois que vous aviez pigé qui faisait quoi, WPML vous recommandait d’en installer au moins quatre, dont « chaque site multilingue a besoin », pour reprendre ses mots.

Avec WPML 5.0, fini de vous arracher les cheveux. Seuls deux plugins sont nécessaires : 

  1. WPML Multilingual CMS : il s’agit de l’extension de base, le Core (Noyau) de WPML.
  2. String Translation : pour traduire les chaînes de traduction de votre site, c’est-à-dire les textes qui ne sont pas dans les publications, les pages ni la taxonomie. 

Dans l’ensemble, la configuration est plus légère et plus facile à gérer qu’auparavant. Pour le reste, le processus d’installation n’a pas changé.

Après avoir acheté une licence sur wpml.org, téléchargez l’extension OTGS Installer :

OTGS Installer de WPML.

Installez puis activez-la sur votre site WordPress via le menu Extensions > Ajouter une extension > Téléverser une extension.

Entrez la clé de licence disponible sur votre compte client en cliquant sur « Enregistrer WPML » :

Enregistrement de la clé de licence de WPML.

WPML va alors vous demander d’enregistrer votre nouveau site sur son interface client, ce qui aura pour effet de vous générer une clé de licence : 

Liste des sites enregistrés sur WPML.

Dans la foulée, sélectionnez les extensions dont votre site a besoin pour être totalement multilingue.

Par défaut, il va au minimum sélectionner celles dont on vous a parlé auparavant : WPML Multilingual CMS et String Translation.

Dans notre cas, il nous propose aussi d’installer son add-on pour WooCommerce et un plugin pour optimiser votre SEO multilingue compatible avec Yoast SEO, car ces deux extensions sont installées sur notre site de test.

Après avoir coché la petite case « Activer après le téléchargement », cliquez sur le bouton « Télécharger » :

Choix de la version Bêta de WPML.

Un assistant de configuration clair et intuitif

Une fois WPML activé, on vous invite à le configurer via un assistant de configuration, « avant de pouvoir commencer à traduire ».

Pour cela, cliquez sur le bouton « Configurer WPML » : 

Le bouton pour configurer WPML avec son assistant.

Un assistant de configuration new look se lance automatiquement. Il vous permet de paramétrer différents aspects en lien avec la traduction sur votre site WP.

Étape 1 : Choisir les langues de votre site

Pour démarrer, vous devez choisir la langue par défaut de votre site, et les langues dans lesquelles vous souhaitez le traduire. 

Ce n’est pas le choix qui manque, avec plus de 65 langues proposées, allant de l’anglais à l’espagnol, en passant par le gallois et le quechua.

WPML donne aussi accès à des langues régionales, telles que le catalan et le galicien.

Si vos choix ne sont pas encore définitivement arrêtés, vous pourrez bien sûr ajouter ou supprimer une langue plus tard. 

Pour les besoins de ce test, je choisis de traduire mon site en anglais.

Choix des langues du site avec WPML.

Étape 2 : Sélectionner le format d’URL

Ensuite, place au choix de votre format d’URL. WPML vous offre le choix parmi 3 possibilités : 

  1. Différentes langues dans des répertoires. Par exemple : monsite.com/fr/ pour le français et monsite.com/en/ pour l’anglais.
  2. Un domaine différent par langue. Par exemple : monsite.fr pour la version française et monsite.co.uk pour la version britannique.
  3. Nom de la langue ajouté comme paramètre. Par exemple, monsite.com?lang=en pour l’anglais.
Choix du format d'URL sur WPML.

Le choix de telle ou telle structure dépend de votre projet et de vos besoins. Au niveau de la version anglaise de WPMarmite, qui se présente sous ce format : https://wpmarmite.com/en/, Alex a par exemple choisi de partir sur une structure d’URL déterminée par le nom du répertoire, en gardant le nom du domaine principal avec un slash langue. 

Si vous choisissez l’option « Différentes langues dans des répertoires », la structure des permaliens de votre site doit être différente de celle par défaut (mais c’est probablement un réglage que vous aurez déjà effectué). 

Dans ce cas, on vous recommande de partir sur le réglage  « Titre de la publication » dans Réglages > Permaliens.

Attention si vous choisissez de changer la structure de vos permaliens. L’idée est de le faire dès que vous installez WordPress. Si vous le faites par la suite, vous devrez procéder à des redirections car les URLs de vos contenus auront changé de format, ce qui aboutira à de belles erreurs 404 pour vos visiteurs. Pour savoir comment procéder, consultez notre ressource dédiée.

Étape 3 : Enregistrer la clé de licence WPML

À présent, il est temps d’enregistrer votre clé de licence WPML, un préalable nécessaire pour recevoir automatiquement les mises à jour de l’extension, ce qui est toujours une bonne idée, notamment pour des raisons de sécurité. 😉

En principe, vous avez déjà fait ça, donc poursuivez.

Étape 4 : Choisir ce que vous traduisez avec WPML 5.0

Lors de la 4ᵉ étape, vous choisissez ce que vous traduisez avec deux options principales : 

  1. Tout traduire automatiquement avec PTC (Private Translation Cloud), le moteur de traduction par l’IA de WPML introduit sur sa version 4.9. On va y revenir dans une partie dédiée un peu plus tard.
  2. Traduire une partie de votre contenu au cas par cas, si vous n’avez pas besoin de traduire l’ensemble de votre site.

Évidemment, vos choix ne sont pas définitifs à ce stade. Vous pouvez tout modifier à votre guise par la suite, au niveau des réglages de WPML.

Si vous hésitez, laissez la configuration par défaut recommandée par WPML 5.0 (à savoir l’usage de PTC).

Choix du mode de traduction avec WPML.

Étape 5 : Traduction IA

Dans la foulée, ajoutez des informations contextuelles (basées sur l’IA) concernant votre site ou votre marque ainsi que votre public cible, afin que PTC puisse traduire votre site en tenant compte de ces éléments.

Chaque phrase et chaque page seront traduites en fonction de ces informations fondamentales mais essentielles.

Traduction par l'IA avec WPML.

Étape 6 : Traduction humaine

Lors de l’étape 6, définissez, en plus de la traduction IA, ce que vous souhaitez traduire vous-même (vos réglages peuvent être modifiés plus tard).

Vous pouvez ajouter votre propre équipe de traducteurs et utiliser des services de traduction professionnels.

Traduction humaine avec WPML.

Lorsque vous avez terminé tout le processus de configuration, il ne vous reste plus qu’à appliquer vos paramètres pour rendre votre site multilingue : 

Fin de la configuration de WPML.

Une fois ces étapes terminées, vous accédez au cœur de l’extension. C’est là que la refonte de la version 5.0 change réellement votre façon de travailler, comme nous allons le voir maintenant.

Une nouvelle interface plus simple à prendre en main

Moins de menus, plus de simplicité

Pendant longtemps, l’extension multilingue était parfois perçue comme complète, mais aussi relativement dense.

Si vous avez déjà utilisé une ancienne version de WPML, vous vous souvenez sans doute d’une interface éclatée entre une dizaine de sous-menus (Gestion de traduction, Langues, Localisation du thème et des plugins, Traductions, Media Translation, etc.).

Cette dispersion était l’un des principaux reproches que nous adressions à l’extension dans notre précédent test.

Pour vous rafraîchir la mémoire, avant l’arrivé de WPML 5.0, le menu principal de réglages à ça : 

Le menu de réglages de WPML.

Pour traduire un article, modifier une chaîne de traduction ou intervenir sur un menu WordPress, il fallait parfois passer d’un écran à un autre.

Afin de rendre l’ensemble beaucoup plus digeste, WPML 5.0 propose d’abord un menu beaucoup plus épuré, avec ses fonctionnalités principales regroupées au sein de deux sous-menus : « Traductions » et « Réglages ».

Si vous entrez dans « Réglages », par exemple, tous les paramètres sont regroupés sur une seule page, ce qui est beaucoup plus lisible : 

La section « Réglages » intègre désormais une barre de recherche. Vous n’êtes donc plus obligé de savoir exactement où se trouve une option pour la retrouver, ce qui est appréciable sur une extension aussi riche en paramètres que WPML.

Paramètres de réglages de WPML.

Un tableau de bord centralisé pour toutes les traductions

Avec la version 5.0, on retrouve aussi un maître-mot : centraliser. Une application concrète de cette nouvelle philosophie réside dans la gestion de vos traductions.

Tout se fait depuis un seul endroit : le tableau de bord de traduction, accessible via WPML > Traductions.

Ce tableau de bord unique couvre littéralement tout ce que vous pouvez traduire sur votre site :

  • vos articles et vos pages, y compris les types de contenus personnalisés ;
  • vos taxonomies (catégories, étiquettes, et taxonomies personnalisées) ;
  • vos menus de navigation ;
  • les chaînes de texte provenant de votre thème ou de vos plugins WordPress.

Dans la pratique, cela signifie que vous n’avez plus besoin de retenir dans quel sous-menu se cache tel ou tel réglage.

Un menu composé de différents onglets en haut du tableau de bord vous donne à tout ce que vous pouvez traduire :

Le menu Traductions de WPML.

Avant de passer à la traduction, pensez à ajouter un sélecteur de langue sur votre site. Ça se passe dans le menu WPML > Réglages, et cela permet à vos visiteurs de choisir facilement la langue de leur choix sur votre site.
Utiliser des drapeaux est souvent un premier réflexe naturel. Pour autant, à l’usage, l’affichage des drapeaux ne constitue pas forcément une bonne pratique. En effet, on peut penser qu’un Brésilien ne cliquera pas forcément sur un drapeau portugais. Mieux vaut plutôt partir sur le nom de la langue, tout simplement.

Réglages du sélecteur de langue de WPML.

Comment traduire tout votre site avec WPML ?

Cup of TEA et sens de traduction

Avant de passer à la suite, souhaitez-vous une cup of TEA, my dear ? Rassurez-vous, WPML n’a pas pris le contrôle de cet article pour se lancer dans une traduction frénétique de nos phrases. 

Si l’on vous parle de tasse de thé, c’est parce qu’on va maintenant vous abreuver de TEA, soit l’acronyme de Translate Everything Automatically (Tout Traduire Automatiquement, en français).

Vous vous rappelez, on a déjà parlé de ce mode de traduction recommandé par WPML, au moment de configurer l’extension.

Ce TEA était déjà bien buvable avant l’arrivée de WPML 5.0, mais il a été amélioré depuis (sans nuage de lait par-dessus ^^).

Le fonctionnement de TEA est simple à comprendre : dès que vous modifiez un contenu existant ou que vous publiez un nouveau contenu dans votre langue principale, WPML le traduit et met à jour les traductions automatiquement, sans action manuelle de votre part. 

Vous continuez à rédiger normalement dans l’Éditeur de WordPress, et les versions traduites suivent en arrière-plan.

La grande nouveauté de cette version 5.0 concerne le sens de la traduction. Auparavant, la traduction automatique de l’ensemble du site ne fonctionnait que dans un sens : depuis votre langue par défaut vers vos langues secondaires.

Si vous publiiez un contenu directement dans une langue secondaire (ex : anglais ou espagnol), vous deviez le traduire manuellement.

Ce n’est plus le cas. Vous pouvez désormais publier en espagnol, par exemple, et voir ce contenu se propager automatiquement vers le français et vers toutes les autres langues activées sur votre site.

Un homme dit Sollid.

Comment utiliser Translate Everything Automatically pour traduire votre contenu ?

Après cette présentation théorique, place à la mise en œuvre pratique. Pour vous servir de Translate Everything Automatically, direction le menu WPML > Traductions > Tableau de bord. 

Au niveau de l’encart « Traduire tout automatiquement », cliquez sur le bouton « Configurer Tout Traduire » : 

Le bouton Configurer « Tout Traduire » de WPML.

Dans la foulée, sélectionnez les éléments que vous souhaitez traduire (pages, articles , produits, chaînes de l’interface publique, etc.), ainsi que la langue de traduction de destination (ex : anglais).

Avant de passer à la suite, WPML vous récapitule les coûts totaux estimés pour traduire votre contenu. Comme ça, pas de mauvaise surprise avant de passer à la suite !

Configuration de la traduction automatique de tout.

Après avoir cliqué sur le bouton « Continuer », vous aurez le choix parmi trois possibilités : 

  1. Publier sans révision. C’est ce que recommande WPML, qui publie les traductions immédiatement, en ignorant le processus de révision.
  2. Attendre la révision. Vous validez la traduction avant publication.
  3. Publier et marquer pour révision. WPML publie les traductions immédiatement mais les marque pour que vous puissiez les vérifier à votre convenance.

Lorsque vous avez choisi, cliquez sur le bouton « Activer la traduction automatique de tout » pour lancer la trad’ : 

Configuration de la traduction automatique de tout via des options WPML.

Pendant que vous patientez, WPML vous indique que la traduction en cours : 

Traduction automatique en cours par WPML.

Et très vite, tadam, voilà le résultat sur l’interface visible de notre site. Une belle page A Propos traduite en anglais sans aucune intervention de notre part : 

Traduction en anglais de la page A Propos de WPMarmite.

Au final, la traduction est très précise et de qualité. Le moteur PTC de WPML parvient à s’affranchir du mot pour mot pour créer des traductions vraiment bien ciblées et adéquates.
Pour évaluer au plus près la qualité de la traduction avec PTC, on a choisi de traduire la même page avec DeepL.
Le résultat s’est avéré plus que correct mais franchement, PTC s’est montré plus précis pour traduire, avec un rendu plus naturel. Le moteur interne de WPML est capable d’utiliser moins de mots, pour sortir des phrases plus directes.
Et on a aussi trouvé que certaines expressions-clés étaient mieux traduites avec lui qu’avec DeepL.
Exemple avec le titre « Qui est derrière les fourneaux ? ». PTC nous a proposé « Who’s behind the scenes?», et DeepL « Who’s in the kitchen? », une traduction beaucoup plus littérale et moins adaptée au contexte.

Et la traduction manuelle, dans tout ça ?

Le mode automatique ne convient pas à tous les cas de figure, et WPML le sait bien. C’est la raison pour laquelle le mode manuel reste disponible et pleinement fonctionnel.

Vous pouvez continuer à traduire vos contenus vous-même depuis votre tableau de bord WordPress, ou à assigner cette tâche à un membre de votre équipe.

Ce choix garde tout son sens dans plusieurs situations :

  • des pages juridiques ou contractuelles où chaque formulation compte ;
  • une page d’accueil ou une landing page à fort enjeu commercial ;
  • un contenu dont le ton ou les références culturelles nécessitent une vraie adaptation plutôt qu’une simple traduction.

Rien ne vous empêche d’ailleurs de mixer les deux approches : laisser WPML traduire automatiquement l’essentiel de votre contenu, articles de blog ou fiches produits, tout en gardant la main sur vos pages stratégiques.

La traduction manuelle avec WPML.

Le nouveau moteur IA PTC : focus sur une évolution majeure de WPML

PTC: c’est quoi et comment ça marche ?

Comme vous venez de le voir, l’automatisation des traductions constitue sans doute la nouveauté la plus visible de WPML 5.0.

Mais derrière cette évolution se cache un changement encore plus profond : l’amélioration sensible de PTC (Private Translation Cloud).

Il s’agit du moteur de traduction automatique développé en interne par WPML, dont vous avez eu un premier aperçu concret dans la partie que l’on a consacrée à Translate Everything Automatically.

Depuis la sortie de WPML 4.9, PTC est le moteur de traduction par défaut (il embarque même une garantie de qualité). DeepL, Google Translate et Microsoft Translator restent tout de même accessibles pour tous les sites sur lesquels WPML est installé.

Contrairement à un moteur généraliste qui traduit chaque phrase de manière isolée, PTC prend en compte l’ensemble de votre site comme contexte.

Vous pouvez lui indiquer, comme vous l’avez vu dans les réglages de l’assistant de configuration, les consignes suivantes : 

  • votre site ;
  • votre contenu ;
  • votre audience ;
  • la voix de votre marque.

Cela garantit que les traductions restent cohérentes avec votre ton et votre image de marque.

De plus, un glossaire vous permet également d’indiquer au moteur de traduction PTC comment traduire certains termes.

Cela lui évite d’avoir à effectuer systématiquement les mêmes corrections, comme ce serait le cas avec les autres moteurs.

Illustration du moteur PTC de WPML.

Un moteur efficace dans 99,5% des cas

PTC apporte trois fonctionnalités que nous n’avions vues chez aucun concurrent auparavant : 

  1. La re-traduction gratuite de vos modifications. Si vous modifiez un contenu déjà traduit, la mise à jour de sa traduction ne vous coûte rien, tant que votre modification n’ajoute pas de mots par rapport au texte d’origine. C’est un vrai changement par rapport à une logique où chaque nouvelle traduction consommait votre solde en cours.
  2. L’apprentissage de vos corrections. Lorsque vous corrigez régulièrement la même chose (un terme technique propre à votre secteur, un nom de produit, un lien mal traduit), WPML repère cette répétition et vous propose de l’appliquer automatiquement pour la suite, sans que vous ayez à refaire la correction à chaque fois.
  3. Une garantie de qualité. WPML est, à notre connaissance, la seule extension à garantir la qualité de ses traductions automatiques : si un problème de traduction ne peut pas être résolu, WPML rembourse le coût de cette traduction. Cette garantie n’existe que sur PTC, puisqu’il s’agit du moteur propriétaire de WPML.
  4. Réutilisation de vos traductions existantes. Grâce à sa mémoire de traduction, PTC identifie les phrases déjà traduites ailleurs sur votre site et les réutilise gratuitement. Vous réduisez ainsi les coûts et garantissez la cohérence du ton et du vocabulaire, sans le moindre effort de votre part.

En termes d’efficacité, PTC serait plus précis et plus idiomatique que ses concurrents (DeepL, Google Translate, Microsoft Translator) car il est capable de tenir compte de votre contexte et de l’entraînement des modèles de langage (LLM).

Parmi les quatre moteurs proposés par WPML, PTC reste le seul à pouvoir prendre en compte votre contexte et exploiter les traductions existantes sur votre site WP pour prendre des décisions de traduction optimales.

Et franchement, après notre test, on corrobore ces propos. 

« Environ 99,5 % des traductions générées par notre IA ne nécessitent aucune modification, nous détaille Dario, responsable de contenu chez WPML. Les 0,5 % restants se limitent généralement à des ajustements mineurs, tels que des questions de style ou des nuances subtiles. »

PTC : un traducteur IA de niveau humain

A ce propos, WPML a publié une étude comparant PTC à DeepL, menée en avril 2026 par son équipe de linguistes.

La méthodologie est plutôt sérieuse : 227 pages traduites avec DeepL ont été évaluées par des linguistes natifs, puis 73 d’entre elles ont été re-traduites avec PTC et notées à l’aveugle sur les mêmes critères, pour six langues (arabe, anglais, français, allemand, italien, espagnol), selon un cadre de notation qualité reconnu dans le secteur, sur neuf dimensions distinctes.

Résultat annoncé par WPML : PTC obtient un score supérieur à DeepL sur l’ensemble des dimensions mesurées, avec des traductions du même niveau que celles réalisées par les humains.

Nous n’avons pas eu accès aux chiffres bruts de cette étude interne, mais la méthodologie décrite nous semble suffisamment rigoureuse pour être citée, en gardant à l’esprit qu’elle reste réalisée par l’éditeur lui-même.

Résultats de l'étude PTC de WPML.

Un point de vigilance à connaître avant de foncer tête baissée sur PTC : à qualité perçue supérieure (avec en plus la possibilité de tirer parti de la mémoire de traduction et de réutiliser des traductions antérieures), le moteur coûte aussi plus cher que les alternatives. Les tarifs de DeepL et de Google Translate correspondent à 50 % de celui de PTC, tandis que celui de Microsoft s’établit à 25 % du tarif PTC, en raison d’une qualité et de fonctionnalités moindres (TEA et ses fonctionnalités associées – mémoire, glossaire, modifications gratuites – ne fonctionnent qu’avec PTC).
Sur le papier, PTC est donc le moteur le plus gourmand des quatre. Dans les faits, la re-traduction gratuite des modifications rééquilibre en partie la donne sur la durée de vie d’un site, puisque vous ne repayez pas à chaque ajustement de contenu déjà traduit (les traductions déjà réalisées peuvent aussi être rélaisées gratuitement).

Sans oublier que le plan Multilingual CMS inclut 22 500 mots, ce qui vous laisse de quoi voir venir. Pour vous donner un ordre d’idées, 22 500 mots suffisent généralement pour traduire un site de taille moyenne en deux ou trois langues.

Pour récapituler tout ce que l’on vient de voir, on vous recommande de visionner cette vidéo bien condensée qui vous détaille comment utiliser WPML (traduction avec PTC, traduction manuelle, etc.) : 

Où et comment traduire les autres éléments de votre site avec  WPML 5.0 ?

Avec PTC, vous voilà doté d’un outil maousse costaud pour traduire vos articles et vos pages. 

Et n’oublions pas le reste ! Imaginez un instant que votre contenu soit parfaitement traduit, mais que votre formulaire de contact reste en français, que le menu principal ne change pas de langue, ou que votre bouton « Ajouter au panier » apparaisse toujours en anglais.

L’effet serait pour le moins déroutant pour vos visiteurs. C’est précisément pour éviter ce type d’incohérence que WPML ne se limite pas au contenu éditorial.

L’extension prend également en charge tout ce qui gravite autour de vos pages… et qu’on a tendance à oublier au moment de planifier une traduction.

Parmi les principaux éléments concernés, on retrouve notamment :

  • les menus de navigation. Vous pouvez synchroniser automatiquement la structure de vos menus entre les langues, ou les construire manuellement langue par langue si votre navigation diffère d’un marché à l’autre ; 
  • les zones de widgets. Souvent situées en pied de page ou en barre latérale, elles sont traduisibles directement depuis l’éditeur de widgets ou depuis le tableau de bord de traduction ; 
  • les médias. WPML permet de dupliquer vos images et vos fichiers pour proposer des visuels différents selon la langue, utile si vous adaptez des visuels contenant du texte, ou si vous souhaitez simplement traduire les textes alternatifs et légendes ; 
  • taxonomies et champs personnalisés. Catégories, étiquettes, et champs créés avec des extensions comme Advanced Custom Fields sont pris en charge, ce qui est indispensable si votre site repose sur un thème ou un constructeur de page utilisant massivement les champs personnalisés ; 
  • chaînes de traduction. C’est ce qu’on appelle les « strings » : des textes qui ne proviennent ni d’un article ni d’une page, mais qui sont codés dans votre thème ou vos extensions, comme un texte de bouton ou un message d’erreur de formulaire. 

Tous ces éléments et options sont accessibles depuis le menu WPML > Traductions. D’ailleurs, si vous êtes familier de WPML, vous noterez par exemple que le panneau de traduction des chaînes a disparu avec la sortie de WPML 5.0 🙂 

Tout est centralisé sur le tableau de bord général :

Traduction des chaînes de caractères avec WPML.

Après cette présentation de la traduction de divers éléments, je vous propose de voir comment WPML s’intègre à des outils aujourd’hui incontournables pour concevoir un site WordPress : les thèmes et plugins WordPress.

WPML est-il compatible avec votre thème ou vos extensions ?

La compatibilité est souvent le nerf de la guerre pour une extension aussi transversale que WPML, puisqu’elle doit cohabiter avec votre thème, votre constructeur de page, votre extension ecommerce, et potentiellement une dizaine d’autres plugins.

Sur ce point, WPML a fait de la compatibilité native avec Gutenberg un argument central de sa version 5.0. 

L’extension est désormais conçue pour fonctionner avec l’Éditeur de WordPress et les standards actuels du CMS dès sa fondation, plutôt que d’ajouter une couche de compatibilité par-dessus, comme cela pouvait être le cas par le passé.

Un exemple ? WPML prend en charge l’Édition complète du site (Full Site Editing, FSE), ce qui fait que vous pouvez aussi traduire les en-têtes, pieds de page, templates et autres compositions d’un thème basé sur des blocs. 

Au-delà de Gutenberg, WPML fonctionne avec les principaux constructeurs de page et extensions du marché comme Elementor ou le Divi Builder.

En parlant d’Elementor, sachez par exemple que tous ses widgets personnalisés issus d’outils tiers sont désormais automatiquement traduisibles avec WPML (à condition qu’ils respectent les directives de développement standard d’Elementor).

Pour prolonger la discussion sur le sujet, découvrez dans la vidéo ci-dessous comment traduire votre site Elementor avec WPML : 

Après Elementor, n’oublions pas l’extension de référencement la plus populaire du répertoire officiel, Yoast SEO.

Un module complémentaire gratuit (WPML SEO) vous permet de traduire les éléments SEO sur la page que vous ajoutez au contenu avec Yoast, tels que :

  • titres SEO ;
  • méta-descriptions ;
  • slugs d’URL ;
  • légendes d’images ;
  • fils d’Ariane ;
  • métadonnées sociales.

WPML et WooCommerce

Pour rendre votre boutique WooCommerce multilingue et multidevise, WPML a un lapin dans son chapeau : l’extension WPML Multilingual & Multicurrency for WooCommerce, à laquelle vous avez automatiquement accès en vous procurant la Licence « Multilingual CMS » ou « Multilingual Agency ».

Pour que WPML Multilingual & Multicurrency for WooCommerce fonctionne de façon optimale, vous devez bien sûr activer WooCommerce.

Des doutes sur le paramétrage de votre boutique WooCommerce ? Alex vous explique comment procéder dans cette vidéo tutoriel :

 Après activation de l’extension e-commerce de WPML, vous aurez la bonne surprise de tomber sur un assistant de configuration, qui vous aidera notamment à :

  • traduire les pages Boutique ;
  • choisir les attributs qui doivent être traduisibles ;
  • déterminer si vous avez besoin de devises multiples.
Réglages de WCML.

La traduction (automatique ou manuelle) se passe ensuite sur votre tableau de bord WPML, dans le menu WPML > Traductions.

C’est à partir de ce centre névralgique que vous pourrez entre autres :

  • traduire vos produits ; 
  • traduire vos catégories, balises, attributs de produits et catégories d’expédition concernant la livraison ;
  • activer le mode multidevise ;
  • traduire toutes les chaînes qui sont utilisées par WooCommerce en construisant différents types d’URLs.

Vous trouverez aussi d’autres types de réglages dans WPML > Réglages > WCML.

Pour le reste, WPML Multilingual & Multicurrency for WooCommerce vous permet aussi de traduire les e-mails natifs de WooCommerce (ex : ceux relatifs à une nouvelle commande, à une commande échouée, etc.).

On s’est arrêté en détails sur WooCommerce, mais sachez que WPML propose aussi des add-ons supplémentaires pour vous aider à traduire une dizaine d’extensions célèbres, en particulier celles dédiées à la création de formulaires de contact (Gravity Forms, Contact Form 7, Ninja Forms, WPForms, Advanced Custom Fields), comme vous pouvez l’apercevoir ci-dessous.

Les extensions de WPML.

Support et documentation

Si vous suivez assidûment depuis le début de cet article, vous avez dû vous rendre compte de la très large étendue des possibilités offertes par WPML.

Mais que se passe-t-il si vous rencontrez un problème ou avez besoin d’aide ? WPML dispose de plusieurs options pour vous filer un coup de main, à commencer par une équipe support disponible 24h/24h et 7j/7j.

L’entreprise offre une assistance client dans dix langues, avec des techniciens expérimentés répartis à travers le monde, pour couvrir différents fuseaux horaires.

Une assistance en français est disponible, via un système de tickets (message direct à l’équipe support).

Ouvrir un ticket de support avec WPML.

Si besoin, vous pouvez aussi poser vos questions sur un forum public et consulter une FAQ (en anglais), sans oublier de parcourir leur documentation fournie et bien illustrée, qui plus est traduite en français. 

Si vous êtes un adepte de l’apprentissage visuel, vous pouvez vous rabattre sur la chaîne YouTube de l’extension, sur laquelle on recense une soixantaine de vidéos bien ciblées.

Combien coûte WPML ?

Trois formules d’abonnement annuelles 

Comme indiqué au début de cet article, WPML gratuit, ça n’existe pas ! L’extension fonctionne sur un modèle de licence annuelle, avec trois formules qui se distinguent principalement par le nombre de sites couverts et par le volume de mots de traduction automatique inclus : 

  1. « Multilingual Blog », à 39 €/an. La formule d’entrée, limitée à un site de production et trois sites de développement. Elle donne accès à la traduction manuelle depuis l’Editeur de WordPress, mais pas à la traduction automatique ni aux fonctionnalités avancées comme la traduction des chaînes ou la prise en charge de WooCommerce.
  2. « Multilingual CMS », à 99 €/an. La formule la plus populaire selon WPML. Elle couvre trois sites de production et neuf sites de développement, inclut toutes les fonctionnalités avancées (éditeur de traduction, traduction des chaînes, constructeurs de page, WooCommerce, Editeur de site), ainsi que 22 500 mots de traduction automatique.
  3. « Multilingual Agency », à 199 €/an. Vous retrouvez les mêmes fonctionnalités que dans la formule « Multilingual CMS », mais avec un nombre de sites illimité et 45 000 mots de traduction automatique. 
Tarifs de WPML

Une fois votre quota de mots épuisé, vous pouvez choisir d’en ajouter via une formule à la demande (où les tarifs sont dégressifs selon le volume traduit) ou via des forfaits prépayés. 

Les tarifs de DeepL et de Google Translate correspondent à 50 % du tarif de PTC, et ceux de Microsoft à 25 % de ce même tarif, en raison d’une qualité moindre.

Toutes les formules incluent un an de mises à jour et de support technique, ainsi qu’une garantie de remboursement de trente jours si l’extension ne vous convient pas.

Quelle licence choisir ?

Pour la grande majorité des utilisateurs, la licence « Multilingual CMS » représente le meilleur compromis.

C’est cette formule qui permet de profiter pleinement des nouveautés de WPML 5.0 et de toutes les fonctionnalités de l’extension :

  • Translate Everything Automatically ;
  • PTC ;
  • WooCommerce ;
  • String Translation ;
  • compatibilité complète avec les principaux thèmes et extensions.

Enfin, l’offre supérieure « Multilingual Agency » est avant tout pensée pour les agences qui gèrent « de nombreux sites multilingues » pour leurs clients, précise WPML.

Notre avis sur WPML 5.0 : faut-il choisir cette extension pour rendre WordPress multilingue ?

Après avoir testé cette nouvelle version en profondeur, notre avis sur WPML reste positif, et il se renforce même sur plusieurs points grâce à la refonte apportée par la version 5.0. Découvrez notre bilan, sans détour.

Points forts de WPML 5.0

  • Une couverture fonctionnelle quasiment complète. Peu d’éléments de votre site échappent à WPML, des articles aux chaînes de texte les plus discrètes.
  • Une interface enfin unifiée. La fin de la dispersion entre plusieurs menus est, à nos yeux, l’amélioration la plus concrète pour l’expérience quotidienne d’utilisation.
  • Un moteur de traduction IA sérieux. PTC apporte une réelle valeur ajoutée par rapport aux moteurs génériques, avec un système de re-traduction gratuite des modifications qui change la logique de coût sur la durée.
  • Une compatibilité étendue, aussi bien avec les constructeurs de page qu’avec WooCommerce et les principaux thèmes du marché.
  • Une documentation et un support de bon niveau, précieux pour une extension aussi riche en réglages.

Limites de l’extension multilingue

  • Un tarif qui reste un investissement. Même si les formules restent raisonnables au regard des fonctionnalités proposées, WPML demeure une extension premium, à comparer avec le budget global de votre projet.
  • Une richesse fonctionnelle qui demande un temps d’apprentissage. Malgré l’interface simplifiée, WPML reste une extension complète, avec de nombreux réglages à comprendre pour en tirer le meilleur parti.
  • Un coût par mot plus élevé sur PTC que sur les moteurs concurrents intégrés, même si la re-traduction gratuite des modifications compense en partie cet écart dans la durée.

WPML, pour qui ?

WPML s’adresse en priorité aux sites qui ont un vrai besoin de gérer plusieurs langues dans la durée : sites vitrines d’entreprises actives à l’international, boutiques WooCommerce visant plusieurs marchés, blogs à forte audience internationale, ou agences gérant des sites multilingues pour leurs clients.

Si votre besoin se limite à traduire occasionnellement une ou deux pages, des solutions plus légères, gratuites ou moins coûteuses, peuvent suffire.

Mais dès que la traduction devient un enjeu structurel pour votre activité, avec un volume de contenu qui grandit régulièrement, WPML reste, selon nous, l’un des choix les plus solides et les plus complets de l’écosystème WordPress, et la version 5.0 ne fait que renforcer cette conviction.

Envie de rendre votre site WordPress multilingue avec WPML ? Découvrez toutes les fonctionnalités de l’extension en cliquant juste en-dessous :