Publié par le 19 février 2019 • 13 Commentaires

Comment satisfaire vos visiteurs et les faire rester sur votre site ? Comment les inciter à ne pas aller voir ailleurs au bout de quelques secondes, et à accomplir l’action que vous souhaitez ?

Réduire votre taux de rebond sur WordPress n’a rien d’évident, n’est-ce pas ? Pourtant, il s’agit d’un indicateur à prendre au sérieux.

Ce n’est pas simple, mais figurez-vous que vous pouvez agir sur ce point de façon significative en travaillant sur 4 domaines en particulier.

Dans cet article, je vais vous présenter lesquels, et vous donner 17 astuces que vous pourrez mettre en place immédiatement et facilement chez vous.

Voici le sommaire :

I – Le taux de rebond, c’est quoi ?

1 – Définition

Je ne sais pas vous, mais moi, lorsqu’on me parle de rebond, je pense immédiatement au basket-ball. C’est sûrement dû à mon addiction au sport. Enfin bref, on ne va pas parler de Michael Jordan ici ^^

Le basketteur Michael Jordan

Selon Wikipedia, “le taux de rebond est un indicateur marketing qui mesure le pourcentage d’internautes qui sont entrés sur une page Web et qui ont quitté le site après, sans consulter d’autres pages. Ils n’ont donc vu qu’une seule page du site.”

Par exemple, on estime qu’un visiteur a rebondi lorsqu’il s’est rendu sur la page d’accueil et qu’il l’a quittée en fermant la fenêtre de son navigateur, ou en tapant une nouvelle URL.

Plusieurs facteurs peuvent caractériser un taux de rebond élevé, et notamment :

  • Un temps de chargement trop lent de vos pages. Vos visiteurs en ont marre de pouvoir aller chercher leur courrier pendant que ça mouline, et vont voir ailleurs.
  • Le design et l’ergonomie de votre site laissent à désirer. Résultat, vos visiteurs ne trouvent pas facilement l’information qu’ils sont venus chercher, et vous disent au-revoir.
  • Le contenu que vous leur servez est de mauvaise qualité et ne répond pas à leurs intentions de recherche. Du coup, ils préfèrent aller voir si la soupe est meilleure chez vos concurrents, par exemple.

À première vue, vous devez sûrement vous dire qu’un taux de rebond élevé, c’est pas le top, et qu’il vaut mieux essayer de réduire ce taux au maximum.

Pas faux, mais dans les faits, tout n’est pas si simple.

Je vous propose de voir pourquoi juste en-dessous.

2 – Mon taux de rebond sur WordPress est élevé : c’est grave docteur ?

À gauche, vous lisez qu’un taux de rebond acceptable ne doit pas dépasser 60%. À droite, vous découvrez qu’en moyenne, il est de 50%.

Vous êtes un peu perdu, cela vous inquiète, et voulez savoir quelle est la norme. Ben oui, êtes-vous vraiment dans les cordes ?

Selon cette étude de 2017, le taux de rebond moyen serait de 58,18%.

Mais elle est à prendre avec des pincettes car en réalité, on ne peut pas apprécier un taux de rebond de façon générale, sans tenir compte de certaines spécificités.

Comme l’explique cet article, ce taux peut varier en fonction de votre secteur d’activité (B2B ou B2C), votre type d’activité, votre type de pages, et aussi des critères démographiques (âge, sexe, pays etc.).

En fait, il est impossible de fixer un taux de rebond idéal. Et j’ai même encore mieux pour vous embrouiller : figurez-vous qu’un taux de rebond élevé n’est pas forcément négatif !

Un chat étonné

Sur ce point, Google est très clair : “si les utilisateurs doivent consulter plus d’une page de votre site pour que celui-ci soit considéré performant, alors dans ce cas, un taux de rebond élevé est effectivement négatif […] Par contre, si votre site ne comporte qu’une seule page (un blog, par exemple) ou propose d’autres types de contenu pour lequel les sessions avec consultation d’une seule page sont la norme, un taux de rebond élevé est alors parfaitement acceptable.”

En fait, il est tout à fait possible qu’un visiteur trouve son bonheur en ne consultant qu’une seule page sur votre site.

Si vous lui fournissez tout ce dont il a besoin (ex : des informations pratiques sur un événement, le téléchargement d’un fichier etc.), il n’aura pas besoin d’aller voir ailleurs et sera satisfait.

Et parfois, vous ne pourrez rien faire pour diminuer votre taux de rebond, en raison de la nature de certaines pages. Une page de remerciement est un bon exemple : elle ne mène généralement nulle part.

Pourtant, le taux de rebond restera élevé. Voilà pourquoi il n’est pas toujours primordial de se focaliser sur cet indicateur, puisque “son évaluation est souvent superficielle et incomplète”.

En résumé, essayez aussi de comprendre pourquoi vos visiteurs ne restent pas sur votre site, au lieu de vous concentrer uniquement sur des données brutes et chiffrées, qui ne sont pas toujours faciles à contextualiser.

Pour vous faire une première idée de ces données, cela se passe du côté de chez Google Analytics.

On fait le tour du propriétaire juste en-dessous.

3 – Comment consulter votre taux de rebond sur Google Analytics ?

Pour connaître votre taux de rebond, rendez-vous sur Google Analytics, un outil gratuit qui permet d’analyser l’audience d’un site web.

Dans la colonne de gauche, cliquez sur Audience > Vue d’ensemble.

Vue d'ensemble sur Google Analytics

Le taux de rebond (en anglais, on dit bounce rate) présenté sur la capture ci-dessus correspond à celui enregistré en moyenne sur toutes vos pages en fonction du nombre total de visites que vous avez reçues sur une période donnée (ici, j’ai choisi de le faire du 1er au 30 novembre, par exemple).

Si vous souhaitez analyser plus finement, en découvrant le taux de rebond par page, par exemple, vous pouvez vous rendre dans Comportement > Contenu du site > Toutes les pages.

Pages de contenu Google Analytics

4 – Un taux de rebond optimisé, pourquoi est-ce important ?

On a vu qu’un taux de rebond élevé n’était pas toujours forcément un mauvais signal.

Néanmoins, la plupart du temps, il reste important de l’optimiser pour deux bonnes raisons que je vais vous détailler tout de suite.

a – Pour ne pas trop pénaliser votre référencement

Via son algorithme d’intelligence artificielle qui porte le doux nom de Rank Brain, Google est capable de fournir les résultats les plus pertinents aux utilisateurs en fonction de leur intention de recherche.

Il est aussi en mesure de comprendre la satisfaction utilisateur. En gros, plus un utilisateur apprécie une page, plus il y a de chances que Google améliore son positionnement sur son moteur de recherche (évidemment, il prend aussi plein d’autres facteurs en compte, mais celui-ci devient de plus en plus important).

Vous voyez où je veux en venir : si votre taux de rebond est élevé, Google risque de considérer que le contenu que vous proposez n’est pas approprié, ou de mauvaise qualité.

Et il mettra en avant des résultats plus conformes aux attentes des utilisateurs.

Et oui : aujourd’hui, Google devient de plus en plus humain. Son but est avant tout de satisfaire ses utilisateurs, et ce n’est pas plus mal.

Non, Google n'est pas qu'un robot débile...

b- Pour optimiser vos conversions

Ce point reste corrélé au premier : si vous n’avez pas de trafic sur votre site, il vous sera difficile de réaliser des conversions.

Vous vous en doutez, pour faire accomplir une action précise à un visiteur, il va falloir qu’il ne quitte pas votre site immédiatement après avoir atterri dessus.

Néanmoins, on en revient à l’aspect parfois contradictoire du taux de rebond : vous pouvez très bien avoir un taux de rebond élevé, tout en convertissant de façon importante.

Prenez cet exemple : vous venez de créer une landing page qui offre un contenu téléchargeable en PDF à vos visiteurs.

S’ils quittent votre site immédiatement après l’avoir consultée, mais qu’ils vous donnent leur adresse email pour télécharger le PDF, vous avez gagné !

Maintenant que vous avez une vision globale du taux de rebond et de son fonctionnement, je vous propose de voir sur quels éléments vous pouvez agir pour le faire diminuer.

Au cours des prochaines lignes, on va se concentrer sur 4 aspects :

  • L’ergonomie et l’expérience utilisateur.
  • Le contenu.
  • Le référencement.
  • La performance.

II – 4 secteurs-clés pour réduire votre taux de rebond sur WordPress

1 – Travaillez l’ergonomie et l’expérience utilisateur

L’expérience utilisateur, que vous connaissez peut-être aussi sous le nom d’UX (user experience, en anglais), désigne la qualité de l’expérience vécue par un utilisateur sur un site ou une application web.

Elle doit donc être optimale si vous souhaitez réduire votre taux de rebond.

Pour cela, l’UX Design de votre site doit donc répondre à plusieurs critères que nous allons aborder juste en-dessous.

a – Responsive design

On dit d’un site web qu’il est responsive lorsqu’il s’adapte aussi bien sur ordinateur de bureau, tablette, et smartphone.

Exemple de site WordPress professionnel responsive

Un exemple de site web responsive

Pour savoir rapidement si votre site est responsive, vous pouvez utiliser cet outil.

En général, la plupart des thèmes WordPress le sont, même s’il vous faudra sûrement ajouter quelques petites pincées de CSS pour avoir un rendu conforme à vos attentes.

Note : Si vous souhaitez maîtriser les bases de ce langage, je vous recommande la formation CSS Express de la Marmite

Posséder un site responsive est primordial pour l’expérience utilisateur, mais aussi pour votre référencement.

Depuis mars 2018, Google a mis en place ce que l’on appelle l’indexation mobile-first.

Cela signifie que Google utilise principalement la version mobile de votre site pour indexer et positionner vos pages dans les résultats de son moteur de recherche.

Quand on y pense, rien de plus logique : les Français utilisent désormais plus leur smartphone que leur ordinateur pour naviguer sur la Toile.

b – Compatibilité avec les navigateurs web

En France, Google Chrome est le navigateur le plus utilisé, avec 57% de parts de marché (chiffres de janvier 2019).

La majorité des internautes l’utilisent, mais pas tous. Par exemple, il y a encore plus de 3% d’irréductibles qui utilisent Internet Explorer.

Le souci avec ce dernier, c’est que vos mises en page ne vont pas toujours s’afficher de la même façon que sur Chrome, Safari ou Firefox (et inversément).

Et une mise en page avec un affichage douteux, ça peut faire fuir, et par ricochet augmenter votre taux de rebond.

Vous avez alors 2 solutions :

  • soit essayer de régler le problème.
  • Soit demander à votre client (si c’est le cas) de ne plus utiliser Internet Explorer (celle-ci est un peu extrême quand même).

Plus sérieusement, vous pouvez facilement savoir quel navigateur vos visiteurs utilisent grâce à Google Analytics.

Ça se passe dans Audience > Technologie > Navigateur et OS.

Navigateurs sur Google Analytics

Et pour connaître la compatibilité de votre site sur les différents navigateurs, vous pouvez aussi utiliser BrowserStack.

c – La navigation et la recherche

Vos visiteurs doivent pouvoir trouver facilement ce qu’ils recherchent afin de pouvoir entreprendre les actions souhaitées.

Tout d’abord, la navigation doit être claire, simple et intuitive. Cela commence par un menu bien conçu et pas trop surchargé.

L’idéal est qu’il suive le comportement de l’utilisateur tout au long de sa visite en étant toujours visible : on appelle ça un sticky menu.

Si vous souhaitez savoir comment créer un bon menu sur WordPress, je vous renvoie vers cette vidéo d’Alex :

Ensuite, je vous conseille d’utiliser un formulaire de recherche et de le rendre bien visible à vos visiteurs.

Par défaut, WordPress en possède un. Mais si vous l’avez déjà pratiqué, vous avez sûrement remarqué qu’il n’affichait pas toujours les résultats les plus pertinents.

Et ça ne va pas aller en s’arrangeant, au fur et à mesure que vous allez ajouter du contenu…

Pour pallier ce problème, vous pouvez utiliser l’extension Relevanssi, beaucoup plus complète.

Capture d'écran du plugin Relevanssi sur le répertoire officiel

d – Le design

Évidemment, pour que vos utilisateurs n’aient pas envie de quitter votre site dès le premier clic, il va aussi falloir accorder une apparence capitale au design.

Commencez par garder une cohérence au niveau des couleurs de votre site, et n’en mettez pas partout.

Ensuite, pensez à utiliser une police adaptée à la lecture sur mobile et tablette. C’est le cas de la plupart des polices sans-serif (sans empattement). Vous pourrez en trouver des centaines gratuites sur Google Fonts.

Enfin, ne négligez pas la taille de la police. Quel est votre premier réflexe lorsque vous lisez un contenu qui est beaucoup trop petit ?

Bien sûr, vous pouvez zoomer, mais je parie que la plupart du temps, vous allez quitter la page en question.

N’accordez pas cette chance à vos visiteurs. Une taille de police standard doit faire au moins 14 px.

Après, à vous de voir ce qui vous semble bien. Sur la plupart des thèmes, vous pourrez directement modifier cette taille depuis le customiseur WordPress.

Réglages de la taille de la police depuis le customiseur WordPress

Alors testez, et adaptez !

e – Attention aux pubs et autres fenêtres popup

Pour finir cette première partie relative à l’expérience utilisateur, je voudrais évoquer avec vous le cas des publicités et des fenêtres popup (pour savoir comment créer une popup efficace, je vous renvoie à cet article).

Mal utilisées, elles peuvent constituer un véritable repoussoir à visiteur, et augmenter votre taux de rebond.

Alors attention. Bien évidemment, rien ne vous empêche de monétiser votre site, mais veillez à le faire avec parcimonie, sans vous montrer trop intrusif.

Évitez par exemple ce genre de chose :

Une pop up sauvage apparaît sur le site que vous consultez !

Rappelez-vous : la satisfaction de vos utilisateurs doit constituer votre priorité.

Il en va de même pour les fenêtres popup. Sur WPMarmite, on vous a expliqué, dans l’article sur les formulaires d’opt-in, à quel point se constituer une liste email était important pour développer votre lectorat.

Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il faille faire n’importe quoi en bombardant vos visiteurs de formulaires.

Pour savoir si vous avez intérêt à les conserver, jetez un oeil à votre taux de conversion.

Si vous voyez qu’ils convertissent peu et que, malgré cela, votre taux de rebond reste élevé, peut-être est-il plus prudent de revoir votre stratégie.

Si vous utilisez OptinMonster (aff), par exemple, il est possible de déclencher l’affichage d’un formulaire à partir du moment où un visiteur va quitter une page (c’est ce que l’on appelle l’exit-intent technology). Cela peut constituer un bon compromis.

Après avoir passé en revue l’expérience utilisateur, je vous propose d’évoquer un autre domaine déterminant pour réduire votre taux de rebond : proposer du contenu pertinent à vos visiteurs.

2 – Proposez du contenu pertinent et agréable à lire

Pour retenir vos visiteurs, il y a bien un truc sur lequel il ne faut pas transiger, c’est la production d’un contenu de qualité.

Un oui de la main

Bien sûr, il faut d’abord que ce contenu soit adapté à votre cible. Par exemple, si vous avez un site spécialisé sur l’élevage des chats, évitez d’écrire sur le dressage des chiens.

Pondez donc du contenu au poil sur nos amis félins.

Ensuite, un bon contenu se caractérise souvent par les éléments suivants :

  • Il traite un sujet en profondeur.
  • Il répond aux questions que se posent vos visiteurs.
  • Il contient des mots-clés, mais de façon naturelle (le bourrage de mots-clés, c’est passé de mode depuis belle lurette).
  • Il aide vos visiteurs en leur fournissant des informations utiles.
  • Il implique son lectorat. Posez des questions à vos visiteurs, demandez-leur de commenter, de partager ou encore d’effectuer des actions précises.

Rappelez-vous : Google devient de plus en plus humain, alors ne le traitez pas uniquement comme un robot !

De façon encore plus spécifique, vous allez pouvoir agir sur plusieurs points pour réduire votre taux de rebond sur WordPress. Les voici.

a – Améliorez la lisibilité

Là, on va causer présentation de vos textes. Histoire de les rendre digestes pour vos visiteurs, et agréables à parcourir.

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a un truc qui m’insupporte quand je lis sur le web : les pâtés.

Ces gros blocs de texte qui, au final, rendent la lecture très difficile. Et incitent indirectement à cliquer sur la croix de la fenêtre ou de l’onglet.

Un exemple de site web avec trop de contenu

Pour éviter cela, vous pouvez et devez :

  • Créer des paragraphes courts et aérés. Il n’y a pas vraiment de règle établie, mais si en vous relisant vous trouvez cela confus, appuyez un peu sur la touche Entrée 😉
  • Ne pas lésiner sur les sous-titres quand cela est possible. Cela améliore la lisibilité.
  • Utiliser les listes à puces quand vous pouvez (vous voyez, je ne me gêne pas). On gagne en clarté, non ?
  • Penser à intégrer des images et des vidéos pour renforcer l’interaction. En général, on estime qu’il est bien d’insérer une illustration tous les 250/300 mots.
  • Enfin, un peu de gras et d’italique ne font pas de mal non plus. Cela vous servira à mettre en avant certains passages et à les faire ressortir.

Grâce à ces petites astuces, vous aurez plus de chances de conserver vos visiteurs sur votre site.

Comme ça, vous envoyez un super message à Google qui se dira : “Waouh, ce contenu a l’air génial, je vais le remonter dans les résultats de recherche.”

b – Et niveau longueur, la taille, ça compte ?

Un peu, mon capitaine. Avec 300 mots, vous pensez vraiment pouvoir aborder un sujet en profondeur, et répondre à toutes les questions que se pose un visiteur de votre site ?

Personnellement, j’en doute fort. Ou alors, vous êtes très doué, et je vous félicite.

Mais alors, plus c’est long, plus c’est bon ?

Un mètre pour calculer la taille

Selon une étude menée par BuzzSumo, oui. D’après elle, plus un article est long, plus il génère de partages.

Pour Brian Dean, l’un des plus éminents spécialistes américains du SEO, qui a analysé plus d’1 million de résultats de recherche Google :

la taille moyenne d’un contenu positionné sur la première page du moteur de recherche est de 1 890 mots.

À y regarder de plus près, c’est logique. Plus un contenu est long, plus la personne va avoir tendance à passer du temps dessus, si elle trouve chaussure à son pied.

Et si vous arrivez à la ferrer avec un contenu qui lui vend du rêve, il y a fort à parier qu’elle veuille consulter les autres articles que vous proposez sur votre blog. Et par la même, vous diminuez techniquement votre taux de rebond.

Regardez avec la Marmite : ne me dites pas que vous ne dévorez pas tous les articles du blog ? (ou presque tous, avouez-le)

Une petite remarque, quand même : inutile de pondre un pavé de 10 000 mots si vous pouvez raconter la même chose en 2 000 mots.

c – Forcez l’ouverture des liens externes dans un nouvel onglet

Vous l’avez peut-être déjà constaté, mais beaucoup d’articles longs ont souvent tendance à rediriger vers des ressources externes grâce à des liens.

Cela permet souvent de sourcer, d’étayer le propos, et peut avoir des effets positifs sur votre référencement, notamment si les liens sont effectués vers des sites d’autorité.

Le souci avec la création de liens externes, c’est que vous envoyez vos visiteurs vers une autre page, sans la certitude qu’ils vont revenir chez vous.

Et hop, vous suivez : l’impact sur votre taux de rebond peut être conséquent.

Pour lutter contre cela, il existe une petite astuce qu’Alex utilise sur le blog : forcer l’ouverture des liens externes dans un nouvel onglet.

Pour y parvenir, c’est très simple : lorsque vous ajoutez un lien au moment d’éditer un article, cochez la case “Ouvrir dans un nouvel onglet” comme sur la capture ci-dessous.

Ouvrir un lien dans un nouvel onglet sur WordPress

C’est tout bête mais prenez cet article par exemple, vous voulez le lire jusqu’à la fin, non ? Que ressentiriez-vous si les ressources citées s’ouvraient dans le même onglet ?

Allez dites-le. Ça vous énerverait, n’est-ce pas ?

d – Vérifiez l‘orthographe et la grammaire

Pour en terminer avec la partie Contenu, je vous propose d’aborder l’orthographe et la grammaire (pas votre grand-mère, hein).

En principe, plus votre contenu est dense, plus vous avez de chances de laisser traîner des fautes.

Je ne sais pas où se situe votre niveau de tolérance à ce niveau, mais sachez que pour la plupart des gens, il sera assez proche de zéro (zéro coquille, donc).

Un texte truffé de fotes, cela n’incite pas à la poursuite de la lecture et, par ricochet, risque d’augmenter votre taux de rebond.

Alors O.-K., on est à l’ère du SMS et des réseaux sociaux, et tout le monde écrit en mode texto, à base de LOL et de MDR. Eh bien gardez cela pour vos amis et vos smartphones.

Pancarte LOL

Sur votre blog, pensez à vous relire (plutôt deux fois qu’une). Si vous pouvez, demandez à quelqu’un de contrôler votre prose (mieux vaut quatre oeils avertis, que deux).

Et puis n’hésitez pas à utiliser des solutions plus classiques, comme un dictionnaire et un Bescherelle : y’a pas de honte à ça.

Voire encore mieux : Antidote, un correcteur qui fait aussi dictionnaire.

3 – Travaillez votre référencement

Après avoir évoqué le contenu, je vous propose de poursuivre avec la suite logique : le référencement. En effet, l’un ne va pas sans l’autre.

a – Les mots-clés et les balises SEO

On a déjà évoqué pas mal d’astuces pour intéresser un lecteur et lui permettre de rester au chaud sur votre page.

Mais il y en a une dont on n’a pas encore parlé : allons-y tout de suite. Je veux bien sûr parler du choix des mots-clés.

Je ne vais pas vous détailler comment les choisir, cela pourrait faire l’objet d’un article à part entière. L’idée, c’est plutôt de vous expliquer que vous devez utiliser des mots-clés en adéquation avec votre contenu.

Par exemple, si vous créez un contenu autour des plugins WordPress, optimisez-le autour de ce mot-clé, et non pas sur un autre parce qu’il est plus recherché.

En résumé : ne trompez pas votre lecteur sur la marchandise, sinon il ira voir ailleurs.

Et bien évidemment, cela va de soi, ne faites pas du bourrage de mots-clés (keyword stuffing, en anglais). Cette technique ancestrale est désormais passée de mode et pourrait vous conduire à une pénalité Google.

Toujours dans la même veine, je vous incite à remplir les balises meta titre et meta description pour tous vos contenus.

Si vous utilisez Yoast SEO, rien de plus simple : le plugin vous met à disposition un encart dédié pour les rédiger.

L'éditeur de métadonnées de Yoast SEO

Souvent, on oublie de les remplir. Ou on ne les remplit pas volontairement par fainéantise. Erreur. Ces balises ont notamment pour mission d’inciter le lecteur à cliquer sur votre contenu.

Elles ne sont pas à négliger (la balise meta titre est même importantissime en référencement). Résultat : remplissez-les pour tous vos contenus (articles, pages etc.).

Les balises SEO sont primordiales pour un site WordPress professionnel

La balise meta titre (en rouge) et la méta-description (en bleu) de la page d’accueil de WP Marmite

Note : Pour positionner votre site en tête de Google, rejoignez le programme Enfin visible grâce au référencement de WPMarmite

b – Hiérarchisez et travaillez le maillage interne

Avec un bon choix de mots-clés et sans tomber dans la suroptimisation, vous avez déjà fait une bonne partie du chemin.

Pensez aussi à correctement hiérarchiser votre contenu, grâce à l’utilisation de balises titres (on les appelle aussi balises hn).

Vous savez, ce sont les fameux h1, h2, h3, h4 etc.

Commençons par la balise h1. Rentrez-vous bien cela dans la caboche : il ne doit y en avoir qu’une au sein de votre contenu : celle du titre de votre article ou de votre page.

Ensuite, utilisez des balises h2, h3 voire h4 pour vos sous-titres. Cela aide les moteurs de recherche à comprendre la structure de votre contenu.

Et vos lecteurs y verront aussi beaucoup plus clair, donc vous les incitez par la même occasion à ne pas quitter votre page.

Balises hn sur l'éditeur de WordPress

Pour aider vos visiteurs à naviguer entre les pages de votre site, il y a aussi un truc à ne pas négliger : le maillage interne.

Faire des liens entre les contenus de votre site permet à vos lecteurs de rester chez vous, ce qui impacte moins votre taux de rebond.

Après, n’abusez pas des bonnes choses : quelques liens sont suffisants, n’en mettez pas à chaque phrase.

Vous pouvez aussi utiliser l’extension WP Sitemap Page pour créer une page Plan du site.

Enfin, pensez à activer un plugin pour ajouter des articles relatifs à votre site. D’une part, cela favorise le positionnement des pages. D’autre part, cela incite vos visiteurs à rester sur votre site.

Pour cela, vous pouvez utiliser Related Posts for WordPress, ou le module article similaire de Jetpack.

c – Supprimez les liens morts

Pour être certain de proposer une expérience utilisateur optimale, pensez également à vérifier de temps en temps que vos liens fonctionnent.

Si votre contenu est truffé de liens morts (qui ne fonctionnent plus), vos visiteurs risquent fort de déserter votre site.

Pour contrôler tout ça, vous pouvez utiliser l’extension Broken Link Checker. Elle vous dit quels liens ne fonctionnent pas, et vous permet de les réparer.

Capture d'écran de l'extension Broken Link Checker

Attention quand même avec elle : elle est très gourmande en ressources donc lorsque vous ne vous en servez pas, pensez à la désactiver.

Sinon, il existe aussi un petit module pour le navigateur Chrome bien sympathique qui s’appelle Check My Links.

Il scanne les liens de votre choix et vous indique ceux qui sont défectueux. C’est super pour avoir un aperçu rapide, par contre il faudra ensuite pensez à les réparer.

d – Créez une page d’erreur 404

Tiens, en parlant de liens cassés, il y a peut-être quelque chose qui vous vient à l’esprit. Vous voyez de quoi je veux parler ?

D’une erreur 404, bien sûr. Cette dernière désigne une page qui n’existe pas ou plus.

Google n’aime pas ça. Vos visiteurs non plus. Sachez que vous pouvez facilement les identifier et les corriger grâce au plugin Redirection.

Enfin, je vous conseille de créer une page d’erreur 404 personnalisée. Autant mettre tous les atouts de votre côté pour ne pas faire fuir vos visiteurs lorsqu’ils tomberont dessus.

La page d'erreur 404 de WP Marmite

La page d’erreur 404 de WP Marmite

Vous pouvez par exemple consulter cette ressource pour dégoter des idées et utiliser l’extension 404page pour créer une page 404 personnalisée selon vos envies.

Si vous n’avez pas peur de mettre les mains dans le cambouis, vous pouvez aussi modifier le fichier 404.php de votre thème (s’il en contient un) en y ajoutant le texte de votre choix.

4 – Optimisez la performance de vos pages

Après avoir parlé expérience utilisateur, contenu et référencement, je vous propose d’aborder une dernière partie cruciale si vous souhaitez diminuer votre taux de rebond sur WordPress : la vitesse et les performances.

a – Comment savoir si un site ne se charge pas trop lentement ?

De nature, un internaute est impatient : il veut que ça aille vite et trouver des réponses à ses questions quasi-immédiatement. Sinon, il n’éprouvera aucun scrupule à aller voir ailleurs.

Selon cette source, figurez-vous que :

  • 47% des consommateurs attendent qu’une page se charge en moins de 2 secondes.
  • Un temps de chargement ralenti d’une seconde provoquerait une réduction de 7% des conversions.

Après le constat, place à l’action. Comment savoir si votre site se charge rapidement et corriger d’éventuels problèmes ?

Eh bien vous pouvez par exemple utiliser l’un des 3 outils suivants :

b – Allez-y cache !

Quand on cause vitesse et performance, il y a un élément à ne pas négliger : la mise en cache.

Le cache est un système qui consiste à garder en mémoire les pages de votre site déjà chargées, pour pouvoir les proposer à vos visiteurs de façon plus rapide, par la suite.

Résultat : cela améliore (normalement) le temps de chargement de votre site.

Il existe tout un tas de plugins de cache mais si je devais vous en conseiller un, ce serait WP Rocket. Il est très simple à utiliser, efficace et performant. En cinq mots : il va accélérer votre site.

On vous en parlé sur WPMarmite et Alex vous le détaille aussi en vidéo ci-dessous :

c – Compressez vos images

Le saviez-vous : les images représentent plus de 50% du temps de chargement d’une page.

Alors autant vous dire que si elles ne sont pas optimisées, votre page risque de ramer et vos visiteurs déserter.

Pour information, en règle générale, une page web ne doit pas dépasser 2Mo.

La solution pour compresser vos images ? L’extension Imagify. Cette dernière va optimiser vos images en un clic, sans perdre en qualité.

d – Optez pour un thème performant

Si vous constatez que votre site est lent, les images ne sont peut-être pas toujours à blâmer.

Avoir un thème bien codé et optimisé pour la performance est aussi un préalable nécessaire.

En 2019, le marché des thèmes est essentiellement dominé par les templates multi-options, avec lesquels on peut faire absolument tout, et aussi n’importe quoi.

Attention à cela : certes, ils vous permettront de laisser parler votre créativité, mais certains d’entre eux chargent de très nombreuses ressources parfois inutiles qui vont mettre à mal la vitesse de chargement de vos pages.

Et rappelez-vous : si votre site se charge lentement, votre taux de rebond pourrait augmenter.

Parmi les thèmes réputés rapides, je pourrais vous citer :

Si vous ne savez pas coder, rien ne vous empêche de les utiliser avec un constructeur de page comme Elementor ou Beaver Builder.

Enfin, en parlant de thèmes, il me semble indispensable de glisser un mot sur les plugins. Ne surchargez pas votre site d’extensions et pensez à désactiver et à supprimer celles que vous n’utilisez plus.

III – Conclusion

Vous voilà arrivé à la fin de cet article expliquant comment réduire votre taux de rebond sur WordPress.

Vous avez pu constater à quel point cet indicateur de performance était important, même s’il ne faut pas en faire une fixation.

Si vous publiez du bon contenu adapté à votre cible, prêtez attention à l’expérience utilisateur, et cherchez à optimiser vos performances, vous devriez avoir tout bon.

Maintenant, c’est à vous de jouer. Que pensez-vous du taux de rebond ? Quelles actions avez-vous mises en place pour le faire diminuer, si besoin ?

Dites-nous tout en commentaire. Et si cet article vous a plu, partagez-le sur les réseaux sociaux.