Publié par le 24 décembre 2019 • 5 Commentaires

Si vous traînez sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, cette phrase vous dit sûrement quelque chose : “Qui peut s’asseoir à ma table et dire : bla-bla ?”

Par exemple : “Qui peut s’asseoir à la table de Michael Jackson et dire : je danse mieux le Moonwalk que toi ?”

Même si j’ai un déhanché à faire pâlir Shakira : pas moi.

Shakira réfléchit
Waka waka hehe

Maintenant, si je vous demande : “qui peut s’asseoir à la table de WordPress et dire : je suis meilleur que toi”, pensez-vous à un challenger ?

Drupal, peut-être ? C’est ce que vous allez découvrir aujourd’hui dans ce comparatif WordPress vs Drupal.

Comme lors de nos tests Wix vs WordPress ou encore Joomla vs WordPress, nous avons comparé le mode de fonctionnement des deux plateformes en nous basant sur plusieurs critères (maniabilité, design, personnalisation, SEO, sécurité, prix etc.).

Au final, vous découvrirez lequel est le plus adéquat pour vous. Avant de vous jeter à l’eau, place au sommaire.

WordPress vs Drupal : mais qui sont nos deux zozos ?

WordPress et Drupal sont deux CMS (Content Management System, Système de Gestion de Contenu) gratuits, libres et open-source. 

Open-source signifie que le code source est ouvert : l’utilisateur peut librement y accéder et le modifier.

Autres points communs entre nos deux zozos : ils sont écrits dans le langage de programmation PHP et permettent de créer n’importe quel type de site.

Pour le reste, chacun a sa propre personnalité et son petit caractère. Avant de les découvrir plus en détails, je vous propose de faire les présentations.

WordPress, qui es-tu ?

Page d'accueil de WordPress

Commençons par l’ogre WordPress, à l’appétit insatiable. C’est simple : WP – on l’abrège comme ça – ne laisse que des miettes à ses concurrents.

Tout d’abord, il est le CMS numéro 1 avec 61,8% de parts de marché. Son premier concurrent, Joomla, est relégué loin, très très loin derrière avec 4,7% de parts de marché.

Ensuite, on trouve Shopify (3,1%) et Drupal (3%).

La domination écrasante de WordPress ne s’arrête pas là. Le CMS lancé en 2003 tourne désormais sur plus d’un site internet sur trois dans le monde (35% au total).

Surtout, il est sur une pente ascendante avec une croissance continue depuis plusieurs années, contrairement à Drupal, qui perd des parts de marché au fil du temps.

Regardez ce tableau pour vous en convaincre :

Parts de marché des CMS

Quand on parle de WordPress, il faut aussi bien faire la distinction entre WordPress.com (une plateforme d’hébergement) et WordPress.org (la solution auto-hébergée utilisée par WPMarmite, par exemple).

Pour info, on se concentrera uniquement sur WordPress.org dans cet article.

Note : Vous voulez être certain de bien comprendre la différence entre les deux versions ? J’ai le guide qu’il vous faut !

WordPress est utilisé pour créer n’importe quel type de site internet (sites vitrine, boutiques en ligne, blogs etc.) par le quidam lambda (vous ou moi), autant que par les grandes entreprises.

Par exemple, la Walt Disney Company, Forbes, Renault, Engie, Ariana Grande, ou encore la Fondation Obama sont tous des sites conçus avec WP.

Passons maintenant à notre second larron : le “vieux” Drupal.

Qui se cache derrière Drupal ?

Page accueil de Drupal

Au fait, Drupal, c’est quoi ? Pour ma part, à chaque fois que je prononce son nom, mon imagination (débordante) me fait penser à ça :

Droopy agite un drapeau

Drupal – Droopy : youpi, vive le rapprochement. Plus sérieusement, Drupal n’est pas un toutou mais un CMS créé par le Belge Dries Buytaert

Sa première version remonte à janvier 2001, raison pour laquelle je l’ai traité affectueusement de “vieux” : il a 2 ans de plus que WordPress.

Si vous avez mené quelques recherches ou vous êtes renseigné sur lui, vous avez peut-être lu qu’on l’assimile souvent à un CMS pour développeurs ou techniciens aguerris, même si le site Drupal France précise qu’il se destine aussi aux “débutants”

Vous verrez tout au long de cet article si cette réputation se confirme. 

Parmi les autres étiquettes qu’on lui colle au front, il y a celle de la sécurité. 

Drupal y accorde beaucoup d’importance – WordPress aussi -, raison pour laquelle de nombreux organismes gouvernementaux lui font confiance.

C’est par exemple le cas des sites du gouvernement français.

Comme WordPress, Drupal peut être utilisé pour créer le site de votre choix et des marques célèbres lui font confiance comme Tesla, Pfizer, les Grammy.com, Princess Cruises ou encore The Economist.

Exemples de sites créés avec Drupal

Quelle différence d’installation entre WordPress et Drupal ?

Je vous en ai déjà un peu parlé avant : WordPress.org et Drupal sont des outils auto-hébergés.

Pour qu’ils fonctionnent correctement, vous devez d’abord posséder un nom de domaine et un hébergement.

Ensuite, on passe à la phase d’installation. Pour cela, de nombreux hébergeurs comme o2switch proposent des modules d’installation automatique en 1 clic, à la fois pour WordPress et Drupal.

Si vous voulez procéder manuellement, vous devrez commencer par télécharger le logiciel du CMS de votre choix.

Vous trouverez WordPress sur cette page. Au moment d’écrire ces lignes, sa dernière version en date est la 5.3.

Ensuite, mettez WordPress en route en consultant cet article et cette vidéo aux petits oignons de chef Alex :

Pour récupérer votre matos chez Drupal, direction le site Drupal France pour choper la dernière version en français (Drupal 8.7.10).

Et après ? Il ne vous reste plus qu’à suivre les informations détaillées trouvées dans la documentation pour faire tourner votre futur site Drupal.

On fait le bilan de l’installation, calmement ? Si on laisse de côté l’installation automatique, le processus d’installation manuel est le même pour WordPress et Drupal. Vous envoyez vos fichiers sur votre serveur, puis vous les liez à votre base de données.

Par contre, j’ai mis quelques minutes de plus pour installer Drupal.

D’abord, il y a le pouvoir de l’habitude : j’utilise WordPress au quotidien donc j’ai plus d’automatismes.

Ensuite, les fichiers natifs de Drupal sont un peu plus lourds que ceux de WordPress (69MO pour le fichier dézippé contre 46MO), ce qui prolonge un poil le transfert sur votre serveur.

Enfin, Drupal met un peu plus de temps à installer le site (comptez environ 2 à 3 minutes en incluant la mise à jour des traductions), alors que cela est quasi-immédiat sur WordPress.

Processus d'installation de Drupal

Et le vainqueur est ?

Au final, tout ça est kif kif et la difficulté est la même : cela reste abordable pour un débutant.

Comptez tout de même quelques minutes de plus pour Drupal, en raison de la nature de son installation. Résultat de ce face-à-face WordPress vs Drupal niveau installation : match nul.

Besoin d’un hébergeur pour votre site ?

Faites comme WPMarmite, choisissez o2switch. Non seulement les performances sont au rendez-vous mais le support est exceptionnel.

Quelle maniabilité pour WordPress ou Drupal ?

Allez, on poursuit notre visite guidée en atterrissant sur le Tableau de bord de nos deux CMS. Après les avoir installés, c’est logiquement là-dessus que vous débarquerez.

Commençons par WordPress. Son interface d’administration est ce qu’elle est mais, au moins, elle a le mérite d’être plutôt claire.

En un coup d’oeil, vous avez accès à tous les menus principaux.

Le Tableau de bord de WordPress

La barre latérale de gauche comporte des liens vers les actions essentielles que vous pouvez entreprendre, à savoir :

  • L’accès aux réglages.
  • La gestion des utilisateurs.
  • La création d’articles et de pages.
  • L’ajout de ce que WordPress appelle les Médias (photos, vidéos, documents) dans la Bibliothèque.
  • Ou encore la gestion des commentaires et la personnalisation de l’apparence visuelle de votre site.

Après, tout cela est-il facile à prendre en main ? Mon point de vue est un peu biaisé, étant donné que je suis moi-même utilisateur de WordPress.

Cependant, la majorité des spécialistes s’accordent sur un point : WP est un CMS fait pour les débutants.

En le découvrant pour la première fois, vous allez bien sûr être un peu intimidé(e). Mais une paire d’heures seront suffisantes pour commencer à l’appréhender sans trop de difficultés.

Si vous êtes novice, vous apprécierez :

  • La puissance de l’Outil de personnalisation (Customizer), disponible via le menu Apparence > Personnaliser. C’est grâce à lui que vous pourrez modifier l’apparence générale de votre site. Attention, tous les thèmes ne l’utilisent pas (on reviendra sur le terme de thème un peu plus tard).
L'outil de personnalisation de WordPress.
L’outil de personnalisation du thème utilisé sur mon site.
  • La mise en page sous forme de blocs (des conteneurs) de votre contenu, grâce à l’éditeur Gutenberg.
  • Les nombreux outils mis à votre disposition pour concevoir un site à votre image sans toucher à la moindre ligne de code grâce aux extensions et à ce que l’on appelle des constructeurs de page.

Sans transition, embarquez à présent chez Drupal. 

Et là, on passe à une autre ambiance. Le Tableau de bord fait vieillot et un peu “rétro”.

Tableau de bord Drupal

Bref, le résultat est plutôt mitigé. Disons que ce n’est pas l’endroit le plus accueillant pour un utilisateur. En tout cas, ça ne m’a pas donné envie d’y passer mon aprèm dessus.

De mon point de vue, le Tableau de bord est plus fouillis que sur WordPress, mais vous pouvez quand même rapidement accéder à :

  • Votre contenu.
  • Sa structure.
  • L’apparence de votre site et sa configuration.
  • Ou encore les utilisateurs.

Et le vainqueur est :

Sans aucun doute, WordPress. Plus intuitif et plus centré sur l’expérience utilisateur, il sera plus simple à utiliser pour un débutant et sa courbe d’apprentissage moins longue.

Quels types de sites web peut-on créer avec Drupal ou WordPress ?

Pour répondre à cette question, détaillons 3 cas d’utilisation classiques : la création d’un blog, d’une boutique ecommerce et d’un site multilingue

Créer un blog

Depuis sa version 5.0, lancée fin 2018, WordPress dispose d’un nouvel outil intégré dans son noyau (Core) : Gutenberg.

Si cet éditeur de contenus cristallise encore pas mal de critiques, il a beaucoup évolué depuis sa sortie.

J’en suis plutôt adepte après l’avoir détesté – dur de changer ses habitudes – et je trouve qu’il rend le processus de création et d’édition d’articles vraiment simple.

Tout repose sur des blocs (des conteneurs) que vous ajoutez en 1 clic dans vos articles.

C’est agréable pour l’utilisateur. En fait, Gutenberg a été notamment conçu pour faciliter la vie des débutants.

WordPress vs Drupal : édition d'un bloc Gutenberg sous WP

Et si jamais vous ne le supportez pas, vous pouvez toujours repasser à l’ancienne version de l’éditeur de texte, appelé TinyMCE, grâce à l’extension Classic Editor.

Avec Drupal, il sera aussi possible de créer un blog. Par contre, ce CMS se montre beaucoup moins intuitif lorsqu’il s‘agit de concevoir un article. 

Avec lui, le processus est plutôt sommaire et archaïque. Comme une image vaut mieux que mille mots, regardez  :

Création d'un article sous Drupal

L’éditeur de contenus est assez limité en terme d’options et j’ai plus eu l’impression d’être en train d’envoyer un message à mon ex-collègue Maurice (le prénom a été changé pour préserver son identité) sur l’Intranet de mon ancienne boîte, plutôt que sur un CMS.

Note : Gutenberg est aussi disponible sur Drupal sous la forme d’un module éponyme.

Par contre, comme WordPress, Drupal fait la distinction entre les articles et les pages sur son administration, ce qui est pratique. 

Signalons aussi que son système de taxonomie – une taxonomie est un groupe thématique qui permet de classer et hiérarchiser le contenu – est plus complet et flexible que sur WordPress.

Par défaut, WP ne propose que deux types de taxonomies : les catégories et les étiquettes.

Drupal permet d’en créer de façon illimitée. Cette fonctionnalité est incluse nativement dans le noyau depuis la version 8.

Une femme ouvre une bouteille de champagne

Et le vainqueur est :

WordPress haut la main. Créé à la base comme un outil pour concevoir des blogs, il fait largement la différence à ce niveau en ce qui concerne la facilité pour créer du contenu.

Créer un site e-commerce

Mettre en place une boutique en ligne sur votre site WordPress, ça vous dit ? 

WordPress ne propose pas cette possibilité nativement donc si ça vous branche, vous devrez passer par une extension dédiée.

Ce n’est pas ce qui manque et la plus célèbre d’entre-elles s’appelle WooCommerce. Elle cumule plus de 5 millions d’installations actives, ce qui en fait l’un des plugins les plus populaires du répertoire officiel.

Vous voulez en savoir sur WooCommerce ? Alex vous le présente et vous montre comment le configurer dans cette vidéo :

Sur Drupal, c’est à peu près la même soupe qu’on vous sert. Pour créer une boutique, il faut utiliser un module dédié (l’équivalent d’une extension WordPress) comme Drupal Commerce ou Ubercart

Il existe même un module pour intégrer Shopify à Drupal, appelé Shopify eCommerce.

Ensuite, les deux plateformes proposent chacune d’autres extensions/modules pour personnaliser votre boutique.

Et le vainqueur est :

Résultat du match Drupal vs WordPress sur le thème du ecommerce : égalité, balle au centre.

Créer un site multilingue

Si vous souhaitez vous développer à l’international, la création d’un site multilingue sera nécessaire.

WordPress ne permet pas de créer de contenu dans plusieurs langues sans une extension ou un outil dédié comme Polylang, WPML ou Weglot.

La seule chose que vous pouvez faire, c’est choisir la langue affichée sur votre administration (parmi une centaine, dans Réglages > Général).

Réglage des langues sur WordPress

Sur Drupal, tout se gère nativement sans avoir besoin d’utiliser un module. Pour info, le CMS propose une centaine de langues par défaut. 

Pour que cela fonctionne, vous devez notamment activer les modules multilingues dans l’onglet Extension.

Les modules multilingue de Drupal

Une fois l’idiome de votre choix ajouté, vous pouvez l’activer en 2 clics.

Vous pourrez ensuite traduire vos chaînes de caractères, vos contenus (articles, pages), ainsi qu’afficher un sélecteur de langue sur votre site.

Et le vainqueur est :

Drupal. Il délie les langues alors que WordPress reste muet nativement sur le sujet.

Le design et la personnalisation des deux CMS

Comment créer le site à l’apparence graphique de vos rêves sur les deux plateformes ? Est-ce facile de le façonner à votre image sans la moindre connaissance technique ?

C’est ce que vous allez voir dans la 5e partie de notre confrontation WordPress vs Drupal.

Sur WP, l’Outil de personnalisation permet pour commencer de faire quelques réglages de base sur votre site :

  • Choix des couleurs de vos boutons, de votre arrière-plan, de vos textes ou encore de vos liens.
  • Configuration de vos menus.
  • Réglages des widgets.
  • Ajout de CSS additionnel.
  • Choix d’une favicon.

Note : La pluralité des options proposées dans l’Outil de personnalisation va dépendre de votre thème. 

Si je devais vulgariser, je dirais qu’un thème représente le design de votre site. Il est nécessaire pour que WordPress fonctionne et le CMS en active d’ailleurs un par défaut lors de chaque nouvelle installation.

Par exemple, si vous utilisez WordPress 5.3, le thème Twenty Twenty sera actif par défaut.

Libre à vous d’ajouter celui de votre choix. Vous en trouverez près de 6 000 gratuitement sur le répertoire officiel WordPress.

Les thèmes du répertoire officiel WordPress

De façon générale, la majorité des thèmes WordPress sont payants, ce qui n’est pas toujours un gage de qualité (voir le comparatif entre les thèmes gratuits et payants).

Pour dénicher des thèmes payants (on dit premium), vous pouvez passer par des places de marché comme ThemeForest.

Pour vous mâcher le travail, je vous en conseille déjà quelques-uns adéquats pour débuter : Astra, GeneratePress, OceanWP ou encore Neve.

Et puis n’hésitez pas à faire un tour sur notre vidéo de la checklist des questions à se poser pour bien choisir votre thème WordPress.

Pour aller encore plus loin dans la personnalisation et accentuer le côté flexible de WordPress, il existe aussi ce que l’on appelle des plugins (extensions, en français).

Un plugin sert à ajouter de nouvelles fonctionnalités sur votre site WordPress, sans avoir besoin de coder.

Sur le papier, c’est très pratique, encore faut-il savoir trouver le bon. Pas simple, encore plus si je vous dis qu’il en existe près de 55 000 sur le répertoire officiel.

Sans compter les boutiques spécialisées, type Code Canyon, qui proposent aussi les leur.

WordPress vs Drupal : réaction étonnée d'un homme
Il y a de quoi être un peu perdu, avec tout ce choix…

Et pour être encore plus exhaustif, sachez qu’il existe des plugins au profil un peu particulier que l’on appelle constructeurs de page (page builders).

Un constructeur de page vous donne la possibilité de concevoir des mises en page sur-mesure grâce à des modèles tout prêts, sans avoir besoin de coder.

Les plus célèbres sont Elementor, Divi ou encore Beaver Builder.

Note : Si cela vous intéresse, on vous présente notre Top 25 des plugins WordPress incontournables.

Avec Drupal, vous disposerez de moins de possibilités. Seuls 2 thèmes sont proposés par défaut sur votre interface d’administration : Bartik et Seven.

Thèmes installés sur Drupal

Pour rechercher et installer un thème (idem pour un module, d’ailleurs), vous ne pouvez pas passer directement par l’administration de Drupal et l’activer en 1 clic, comme sur WordPress. Vous devrez soit l’installer depuis une URL, soit télécharger son archive.

Installer un nouveau thème Drupal

Au-delà de cela, Drupal propose bien sûr son propre répertoire officiel de thèmes (gratuit). Il en recensait près de 3 000 au moment d’écrire ces lignes.

Attention : seulement 477 étaient compatibles avec la version 8 de Drupal, la dernière en date. 

Je n’ai pas pu les parcourir un par un mais je n’ai pas vraiment été emballé par le design de ceux sur lesquels je suis tombé. Ils sont très classiques, pour rester politiquement correct.

Thèmes du répertoire Drupal

Par ailleurs, je trouve que la navigation sur le répertoire officiel n’est pas très user-friendly : il y a beaucoup trop de texte et l’apparence visuelle des thèmes n’est pas assez mise en avant au premier coup d’oeil. Dommage.

Si vous voulez plus de choix côté thèmes, vous pouvez vous tourner vers des plateformes premium spécialisées, type Themeforest. Ou encore vers de boutiques dédiées comme Drupalexp ou Mega Drupal.

Comptez environ 50€ en moyenne pour vous procurer un thème, soit sensiblement la même fourchette de prix que sur WordPress.

Une fois votre thème actif, vous pouvez régler certains paramètres, mais les options restent assez limitées. Il est possible d’agir sur :

  • Le schéma de couleurs (en-tête, arrière-plan, bordure, texte, liens etc.).
  • L’affichage de l’élément de page (ex : portraits des utilisateurs dans les contributions et les commentaires).
  • Le logo.
  • La favicon.
Paramétrer un thème Drupal

Après les thèmes, passons aux modules, l’équivalent “Drupalien” des extensions. 

Le choix est relativement abondant sur le répertoire officiel, et on commence à se rapprocher de ce que peut proposer WordPress. 

Vous aurez à disposition près de 45 000 modules Drupal gratuits dans des domaines divers et variés : SEO, performance, sécurité, contenu etc.

Même remarque que pour les thèmes : il y en a beaucoup moins (environ 8 000) compatibles avec la dernière version de Drupal.

Par contre, contrairement à WordPress où ils sont légion, il existe très peu de modules Drupal payants. J’en ai trouvé une cinquantaine sur Code Canyon, autour de 20€ en moyenne.

Et le vainqueur est :

WordPress ou Drupal ? Drupal ou WordPress ? Vous avez une p’tite idée de notre vainqueur ici ?

Selon moi, WordPress l’emporte. Il propose un choix beaucoup plus conséquent de thèmes et extensions, que ce soit en version gratuite ou premium.

SEO et performance sous WordPress et Drupal

Une fois que vous disposerez d’un design aux petits oignons, que ce soit sur WordPress ou Drupal, vous aurez sûrement envie de rendre votre site visible sur les moteurs de recherche.

On appelle cela le SEO (Search Engine Optimization), ou Optimisation pour les moteurs de recherche. C’est l’objet de ce nouveau round du combat WordPress vs Drupal.

En France, 93% des internautes utilisent Google donc concentrez-vous en priorité sur lui.

Que proposent nos deux CMS sur le sujet ? Pas de recette miracle, pour commencer.

Si vous voulez vous positionner en-haut des résultats d’un moteur de recherche, vous allez notamment devoir publier du (bon) contenu, qui réponde aux attentes et aux problématiques de vos utilisateurs.

Il y a bien sûr d’autres critères à prendre en compte (backlinks, optimisation technique, performance du site etc.) mais on n’entrera pas dans les détails ici.

Pour aller plus loin, je ne peux que vous conseiller la formation Enfin visible grâce au référencement de WPMarmite.

Développez votre trafic et augmentez vos ventes

Façonnez le référencement de votre site WordPress et sortez-le enfin de l’anonymat.

Ce qu’il faut savoir, c’est que WordPress est naturellement optimisé pour le SEO, même s’il va falloir connaître et appliquer quelques bonnes pratiques pour ne pas tout saccager.

Nativement, il est possible d’optimiser certaines balises lors de l’édition d’un contenu (article ou page). Je pense par exemple :

  • Aux balises Titre appelées hn (h1, h2, h3, h4 etc.).
  • Aux balises relatives à vos images : l’attribut alt, l’attribut title.

Autre avantage proposé par WordPress : le choix de vos permaliens (URLs), c’est-à-dire l’adresse de vos contenus.

Réglages permaliens WordPress

Enfin, l’utilisation d’une extension de référencement est fortement recommandée. Elle ne constituera pas une solution miracle et sa simple activation ne suffira pas à vous propulser en tête des résultats des moteurs de recherche.

Par contre, elle va vous permettre d’optimiser des points fondamentaux comme les balises Title et meta description, la mise en place d’un fichier Robots.txt, de redirections etc.

WPMarmite utilise la plus célèbre d’entre-elles : Yoast SEO (+ de 5 millions d’installations actives).

Comme solution alternative, il existe aussi Rank Math ou SEOPress.

Les conseils distillés pour WordPress valent aussi pour Drupal. Ce dernier permet par exemple d’agir sur vos balises hn.

D’ailleurs, bon point pour lui à ce sujet : vous ne pouvez pas choisir de balise h1 pour le corps de votre contenu, ce qui est une bonne pratique en termes de SEO.

Editeur de contenus de Drupal

Sinon, figurez-vous qu’il existe même un module similaire à Yoast appelé Real-time SEO for Drupal. Même s’il n’est pas affilié à Yoast, l’interface est assez identique.

Pour optimiser votre SEO sous Drupal, il existe tout un tas de modules pour créer un sitemap, mettre en place des redirections etc.

N’hésitez pas à utiliser SEO checklist. Ce module vous propose une liste de bonnes pratiques, ainsi que des modules appropriés à installer. 

Autre atout de Drupal : il dispose d’un système de cache natif.

Il est possible de paramétrer la mise en cache, de le vider et d’optimiser les ressources externes (CSS, JavaScript) pour optimiser la performance du site.

Mise en cache de Drupal

C’est un petit plus par rapport à WordPress, qui ne propose pas ce genre d’option (vous pouvez utiliser l’extension WP Rocket pour pallier ce problème). 

Pour être certain d’optimiser comme un pro les perfs de votre site WP, référez-vous à cet article de Florian.

Et le vainqueur est ?

Match nul. Les deux CMS peuvent vous aider à optimiser votre SEO grâce à de nombreux modules, mais ne vous arrêtez pas à ça pour tutoyer les cimes.

Il vous faudra avant tout créer du bon contenu que vos visiteurs cherchent.

La sécurité et la maintenance sur les deux CMS

Ah, horreur, ne soyez pas effrayé(e) : on estime qu’un site est piraté toutes les secondes et que 90 000 attaques par minute ont lieu sur des sites WordPress à travers le monde.

C’est peut-être le cas du vôtre en ce moment, mais pas de panique : ce n’est pas pour autant que votre site est infecté. No stress.

En fait, les pirates se focalisent sur WordPress car c’est une proie facile. Rappelez-vous : il tourne sur plus d’un site sur 3 dans le monde.

Selon des chiffres présentés par Sucuri dans son rapport annuel (2018), 90% des attaques de CMS touchent WordPress, contre 3,7% pour Drupal.

WordPress vs Drupal : piratage des CMS

D’après Sucuri, la majorité des problèmes de sécurité sur WP sont dûs à à une maintenance inefficace des webmasters, à des vulnérabilités dans des plugins, à de mauvaises configurations, et surtout à l’absence de mises à jour des sites web.

En d’autres termes, le Core (noyau) de WordPress (les fichiers que vous téléchargez lors de l’installation du CMS) est sécurisé. 

Ce n’est pas toujours le cas des thèmes et extensions, d’où l’importance de les choisir avec soin.

Quoi qu’il arrive, disons que tout repose entre vos mains. Même si aucun site n’est infaillible, à vous d’appliquer les bonnes pratiques pour transformer votre site en coffre-fort.

Tout d’abord, pensez à installer les mises à jour dès qu’elles sont disponibles : vous en serez averti(e) par un message sur votre Tableau de bord.

Au préalable, sauvegardez votre site, puis lancez-vous à l’abordage. Un simple clic sur un bouton, et le tour est joué, ce qui rend la gestion vraiment aisée.

Note : en cas de bug ou de plantage de votre site, consultez notre guide pour résoudre les principales erreurs WordPress.

Ensuite, installez des extensions pour renforcer la sécurité de votre site. Parmi elles, je pourrais vous citer :

Enfin, je ne peux que vous conseillez le visionnage du Point Sécu, sur la chaîne YouTube de WPMarmite. 

Cette série de 25 vidéos vous délivre tout un tas de bonnes pratiques à mettre en oeuvre immédiatement. Une mine d’or.

WordPress traîne à tort la réputation d’être une passoire en termes de sécurité, mais qu’en est-il de Drupal ?

Sur le sujet, Drupal jouit d’une belle cote de popularité. Comme je vous l’ai expliqué, pas mal d’organismes gouvernementaux lui font confiance.

Comme WordPress, Drupal prend la sécurité très au sérieux. Il publie en moyenne des mises à jour de sécurité tous les 3e mercredis du mois, tout en communiquant sur d’éventuelles failles de sécurité sur son site officiel. 

Il dispose aussi d’un compte Twitter officiel dédié à la sécurité.

Une équipe de sécurité dédiée s’occupe également de vérifier tous les plugins proposés par les développeurs de la communauté.

Côté technique, Drupal se démarque notamment par le contrôle accordé aux administrateurs sur les utilisateurs du site. Un administrateur peut créer des rôles utilisateur et leur donner des permissions spécifiques et limitées.

WordPress est plus restreint à ce niveau-là, car il propose nativement “uniquement” 5 rôles aux frontières déjà bien définies.

Par ailleurs, comme sur WordPress avec des extensions, n’hésitez pas à utiliser des modules Drupal pour renforcer la sécurité de votre site. Par exemple :

Quant aux mises à jour Drupal, elles sont accessibles – comme sur WordPress – directement sur votre tableau de bord, dans l’onglet Rapports.

Mises à jour disponibles Drupal

Notez qu’il est possible de paramétrer la fréquence de vérification des MAJ (quotidienne ou hebdomadaire), mais aussi d’être prévenu par email lorsque des MAJ sont disponibles.

Pour les effectuer, en revanche, c’est une autre mayonnaise et il va falloir mettre un peu plus les mains dans le cambouis qu’avec WordPress. 

Pour les modules, rien de bien complexe. En revanche, pour la mise à jour du Core de Drupal, il faudra envoyer directement les fichiers sur votre serveur, ce qui rend la manipulation plus complexe.

Et le vainqueur est ?

Côté sécurité, Drupal l’emporte car il est moins vulnérable aux attaques que WordPress, en grande partie parce qu’il est moins populaire : il attire moins l’attention.

Par ailleurs, il propose moins de plugins tiers, qui concentrent pas mal d’attaques sur WP. 

En revanche, en ce qui concerne les mises à jour, il n’y a pas photo : WordPress est beaucoup plus simple à utiliser de ce côté-là.

L’aide et le support sur les deux plateformes

Immense, gigantesque, énorme : choisissez l’adjectif que vous voulez pour qualifier la communauté WordPress, ça marchera quoi qu’il arrive ;-).

Du coup, même si vous êtes tout(e) seul(e) dans votre coin pour créer votre site avec vos petites mimines, ne stressez pas trop si vous bloquez à un moment donné.

Je suis persuadé que vous trouverez une âme charitable ou une solution à votre problème sur :

  • Le forum officiel.
  • Le site officiel de la communauté francophone.
  • Des ressources en ligne spécialisées comme WPMarmite.
  • Le Slack de la communauté francophone.
  • Des groupes spécialisés sur les réseaux sociaux.
  • Le Codex (la documentation officielle de WordPress) etc.
  • Lors d’un meetup ou encore d’un WordCamp, un événement consacré à WordPress organisé par la communauté locale des utilisateurs.

La communauté Drupal est plus petite mais ce n’est pas pour autant qu’elle se tourne les pouces, loin de là. Elle est aussi très active et propose un accès aux ressources similaire à WordPress :

Et le vainqueur est ?

Alors, résultat de ce round : Drupal ou WordPress ? Les communautés des deux CMS disposent disposent d’autant d’entrain et de dynamisme et sont organisées de façon assez symétrique.

Cependant, celle de WordPress et beaucoup plus développée, en grande partie en raison de la popularité de WP.

Quelles différences de prix entre les deux CMS ?

WordPress et Drupal sont deux CMS open-source. Cela signifie, entre autres, que vous pouvez utiliser leur logiciel à l’envi et le télécharger autant de fois que vous le souhaitez gratuitement.

Mais attention, ne croyez pas que vous allez vous en sortir sans débourser le moindre centime.

Keanu Reeves sorry

Créer et maintenir un site sur les deux plateformes a quand même un coût.

D’abord, vous devrez prendre en charge les frais liés à l’hébergement et au nom de domaine, que ce soit à l’achat ou en renouvellement.

Les prix varient en fonction des hébergeurs, mais comptez en moyenne de 30€ à 80€ pour le combo nom de domaine + hébergement.

Ensuite, la note peut devenir un peu plus salée si vous choisissez de vous équiper d’un thème et de plugins/modules Premium.

Pensez aussi à la maintenance du site, qui a a minima un coût en termes de temps si vous vous en chargez vous-même.

Enfin, n’oubliez pas que si vous avez besoin de faire appel à de l’aide extérieure, par exemple pour le développement d’une fonctionnalité sur-mesure ou la réparation d’un bug, le coût d’un développeur Drupal sera probablement plus élevé.

Ce dernier se fait plus rare, donc les prix sont globalement plus chers.
Le choix sera beaucoup plus large sur WordPress.

Et le vainqueur est ?

Niveau hébergement, nom de domaine, thème et extensions (ou modules) premium, WordPress et Drupal naviguent dans les mêmes eaux financières.

WordPress vs Drupal : on garde lequel ?

Vous voilà arrivé(e) au terme de ce comparatif WordPress vs Drupal. Comme vous l’avez constaté, les deux plateformes ont des points communs, leur propre singularité et présentent à la fois des avantages et des inconvénients.

Si vous hésitez encore à choisir l’une ou l’autre, voici quelques ultimes recommandations pour vous aider.

  • Si vous débutez et n’y connaissez strictement rien en code, pas de doute : jetez-vous sur WordPress. Sa courbe d’apprentissage sera beaucoup moins longue que sur Drupal. Et si jamais vous paniquez et êtes bloqué(e), rappelez-vous : vous pouvez compter sur la gigantesque communauté WordPress pour vous aider.
  • Vous voulez juste mettre en place un blog : choisissez WordPress. C’est un outil qui a été initialement conçu pour être une plateforme de blogging. Il a ça dans le sang !
  • Vous êtes un développeur dans l’âme et n’avez pas peur de prendre en charge tout le processus de création de vos prochains sites ? Dans ce cas, Drupal sera un excellent outil, surtout si vous devez créer des sites complexes avec énormément de contenus… même si WordPress sera aussi adéquat dans ce cas de figure !

En résumé, WordPress se destine à n’importe quel type d’utilisateur.

Les débutants apprécieront son intuitivité et sa flexibilité grâce à la présence de dizaines de milliers d’extensions pour personnaliser votre site/blog sans coder.

Il ravira aussi les utilisateurs plus aguerris qui pourront le personnaliser finement en mettant les mains dans le cambouis.

Quant à Drupal, il est aussi très performant, mais pas approprié pour un débutant.

Même si WPMarmite reste un site dédié à WordPress et que je suis moi-même un fan de WordPress, j’ai essayé de me montrer le plus objectif possible pour vous donner un maximum d’infos éclairées. J’espère que cela vous aidera.

Alors, WordPress ou Drupal : lequel utilisez-vous ou allez-vous utiliser ?

Expliquez-moi pourquoi en laissant un commentaire. Et n’hésitez pas à partager aux autres lecteurs vos retours d’expérience.