En octobre 2012, Felix Baumgartner a réalisé un projet complètement timbré. 

Sponsorisé par une célèbre boisson énergisante, l’Autrichien a sauté de 39 376 mètres pour devenir le premier homme à franchir le mur du son en chute libre.

Saut de Félix Baumgartner
Il paraît que ça donne des ailes…

Un véritable saut dans l’inconnu. Toutes proportions gardées, c’est aussi ce qui vous attend au moment de créer votre premier site WordPress. 

Alors, O-K., c’est beaucoup, beaucoup moins risqué. Mais comme notre courageux Felix, il y a tout un tas de paramètres que vous ne maîtrisez pas et vous allez devoir soigner votre atterrissage. 

Une question doit en particulier envahir votre esprit : par où commencer, avant de vous lancer dans le vide ? 

Cet article est là pour vous aider. En partant de zéro, vous parviendrez à mettre sur pied votre site internet, tel un webmaster expérimenté.

Pour cela, vous allez procéder en 3 temps, comme lors de la construction d’une maison.

D’abord, je vais vous apprendre à bâtir des fondations solides. Ensuite, on s’attaquera à la construction et au gros-oeuvre.

Enfin, on mettra un dernier coup de pinceau grâce à quelques finitions indispensables. 

Prêt(e) à prendre le taureau par les cornes et à embarquer dans ce voyage initiatique ?

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Pourquoi WordPress est-il le bon cheval pour créer votre site ?

Ça y est, vous êtes décidé. Vous allez créer votre propre site internet avec WordPress.

En optant pour WP, comme on a l’habitude de l’abréger, vous optez pour une solution qui a le vent en poupe.

Selon les derniers chiffres relevés au moment d’écrire ces lignes, WordPress propulse 35,4% des sites à travers le monde.

Il domine aussi outrageusement le marché des CMS (Content Management System, système de Gestion de contenus en français). 

Avec 62,1% des parts de marché, il relègue ses concurrents au fin fond de la classe. Par exemple, Joomla ne recueille que 4,6% de parts de marché, Wix 2,3%.

Parts de marché des CMS
Source W3techs

Si WordPress jouit d’une grande popularité, c’est parce qu’il permet de mettre en place et surtout d’administrer des sites internet plus simplement que les autres, tout en offrant plus de possibilités. 

Flexible et hautement personnalisable, il est accessible et apprécié des débutants qui n’ont jamais trempé un doigt dans le cambouis.

Et pour cause : avec lui, il est possible de créer des sites sans toucher à la moindre ligne de code.

Lancé en 2003, WordPress est la référence en matière de blogging, notamment car il a été conçu pour ça à la base. 

Mais le limiter uniquement à ce trait de caractère reviendrait à éluder une grande partie de sa personnalité. 

Entre-temps, il a su évoluer pour répondre à de nouveaux besoins.

Aujourd’hui, il est possible de réaliser des projets très variés avec WordPress : site vitrine, blog, boutique ecommerce etc. Vous pouvez tout faire avec lui, même si vous partez de zéro.

Que vous soyez un blogueur débutant, un entrepreneur ambitieux, un artiste en quête de reconnaissance, une PME qui se lance sur internet, ou encore un étudiant souhaitant mettre en avant ses compétences, vous allez aimer ce qui va suivre.

Avant de commencer à déblayer le terrain en commençant à poser les fondations, j’attire votre attention sur un point important.

Il existe deux versions de WordPress. L’une est WordPress.org, appelée aussi solution auto-hébergée. C’est celle utilisée par WPMarmite et nous ne parlerons que de celle-là dans cet article.

L’autre s’appelle WordPress.com. Il s’agit d’une plateforme d’hébergement. Pour ne pas vous emmêler les pinceaux entre ces deux “faux-amis”, consultez cet article recensant leurs différences.

Les fondations : pour un site WordPress solide et durable

Bon, j’espère que vous avez enfilé votre bleu de chauffe et ajusté votre casque de chantier. 

On commence notre opération construction de votre site WordPress en évoquant deux éléments indispensables : le nom de domaine et l’hébergement.

Sans eux, vous ne pourrez tout simplement pas donner vie au site de vos rêves. Ils constituent en quelque sorte les fondations de votre futur édifice.

Les deux faisant souvent la paire, découvrez comment ne pas faire d’impair au moment de les choisir.

Choix d'une assiette ou d'une autre

Trouver un nom de domaine

Avant de développer, petite piqûre de rappel, qui ne fait jamais de mal.

Un nom de domaine constitue l’équivalent de votre adresse postale sur Internet, comme l’explique l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération). 

Il s’agit du nom qui apparaît après le sigle www dans l’adresse web de votre site WordPress.

Par exemple, wpmarmite.com est le nom de domaine (NDD) associé au blog WPMarmite.

Un NDD se compose de deux éléments : 

  • Un nom, composé d’un ensemble de caractères.
  • Une extension. On l’appelle aussi TLD (Top Level Domain, “domaine de tête”), et elle est souvent associée à un pays (ex : .fr, .be, .es, .ch etc.). Au total, il existe plus de 1 000 extensions disponibles sur le marché (j’y reviendrai dans une partie dédiée).

Par exemple, dans le nom de domaine wpmarmite.com, wpmarmite est le nom et .com, l’extension.

Choisir un bon nom de domaine n’est pas chose facile. Je suis bien placé pour le dire.

WP-Themes-Pro.com, l’ancien nom de WPMarmite, était un nom de domaine catastrophique ! Je pense que je n’aurais pas pu faire pire.

Réaction étonnée d'un homme

Vous savez, le nom d’un site, c’est un peu comme celui que l’on donne à un enfant. Il faut bien le choisir, car il va le garder toute sa vie (sauf cas exceptionnels) !

Comme je trouve qu’apprendre par l’exemple est une bonne pédagogie, je vais vous faire part de quelques pièges dans lesquels je suis tombé afin que vous puissiez les éviter.

Votre nom de domaine doit être lisible et prononçable

La lisibilité est quelque chose de très important. Vous pouvez savoir si votre nom de domaine est lisible en vous imaginant le communiquer à un proche ou à un futur client. 

De façon générale, essayez d’éviter : 

  • Les tirets.
  • Les chiffres.
  • Les accents.
  • Les doubles-sens. Cet exemple parlant vous donnera une idée de ce qu’il ne faut pas faire : http://eduquons.fr.
Oui, vous avez bien lu le dernier nom de domaine

Il doit aussi être mémorable tout en restant original et pas trop long

Si vous avez un minimum d’ambition pour votre site WordPress, vous voulez que vos visiteurs gardent son nom à l’esprit. Si vous pouvez, privilégiez un nom de domaine court. 

Pour ma part, je vous conseille de ne pas dépasser les 15 à 18 caractères, sans l’extension (.com, .org, etc).

En fait, l’important est de rester mémorable et simple à écrire. Je crois que WPMarmite remplit bien ces objectifs.

Le Joker applaudit

Veillez également à rester original lorsque vous choisirez votre nom de domaine : ne  prenez pas quelque chose qui se rapprocherait trop d’une marque déposée.

Pour savoir si le nom que vous avez choisi n’est pas déjà employé, vous pouvez utiliser : 

L’extension et les mots-clés

Je vous recommande de ne pas choisir une extension de domaine trop exotique.

Limitez-vous au .com, .net ou .org. Le .fr peut être intéressant si votre public est en France. Vous pouvez utilisez une extension régionale si votre site cible un public d’un pays en particulier (.co.uk, .it etc.).

Sachez que les gens ont plus tendance à retenir le .com mais ce n’est pas obligatoire. 

Concernant les mots-clés à inclure dans votre NDD, sachez que Google va privilégier en premier lieu l’expérience utilisateur.

Sans faire de sur-optimisation, vous pouvez donc ajouter votre mot-clé principal, mais  ce n’est pas une obligation pour être bien référencé.

Mince, le domaine a déjà été enregistré

Parfois, le nom de domaine que vous allez choisir sera peut-être déjà utilisé par quelque’un. Dans la majorité des cas, le mieux à faire est de poursuivre vos recherches.

Vous devez avoir d’autres noms en réserve, essayez-les pour voir ce que cela donne.

Il est vrai que vous pourriez essayer de contacter l’actuel propriétaire mais dans le cas où il serait favorable à un arrangement, il y a de grandes chances qu’il vous demande une petite fortune en échange…

Si vous n’êtes pas concerné, vous avez sûrement trouvé le nom de domaine idéal et personne ne l’a encore enregistré.

Notez-le précieusement. Nous allons en avoir besoin à l’étape suivante.

Choisir un hébergeur pour votre site WordPress

Si le nom de domaine est considéré comme votre adresse postale sur le web, alors disons que l’hébergeur est votre maison, en quelque sorte.

Un hébergeur web est une entreprise qui stocke les fichiers constituant votre site (dans notre cas WordPress) ainsi que sa base de données afin qu’il soit accessible 24h/24 et 7j/7.

Il existe plusieurs types d’hébergements mais si vous débutez, un hébergement mutualisé sera la meilleure solution.

Si vous voulez comprendre en détail ce que vous fourni un hébergeur, lisez cet article récapitulatif sur l’hébergement de sites WordPress. J’y aborde en détail tout ce que vous devez savoir avant de commencer.

Choisir un hébergeur est une étape cruciale dans la création de votre site internet. Votre aventure sur le web entre enfin dans le concret !

Pour trouver chaussure à votre pied, je vous recommande de porter une attention particulière aux détails suivants : 

  • Le coût : en moyenne, comptez aux alentours de 4-5 euros par mois pour héberger votre site.
  • La performance des serveurs de l’hébergeur choisi.
  • La qualité et la disponibilité du service client. En cas de problème, il est toujours appréciable d’obtenir des réponses et des solutions rapidement. 
  • La disponibilité des serveurs.
  • La facilité d’utilisation.
  • La présence ou non d’un cPanel. Cette interface d’administration n’est pas présente chez tous les hébergeurs, mais c’est un petit plus car elle est simple à utiliser pour effectuer des opérations courantes (ex : création d’adresses email, redirections, changer de version PHP etc.).

Personnellement, je fais confiance à l’hébergeur o2switch pour WPMarmite et tous mes autres sites.

Ils proposent une offre tout compris pour 5€/HT par mois, c’est-à-dire que si votre compteur de visite explose un jour (ce que je vous souhaite !), vous n’aurez pas besoin de souscrire à une nouvelle offre.

Besoin d’un hébergeur pour votre site ?

Faites comme WPMarmite, choisissez o2switch. Non seulement les performances sont au rendez-vous mais le support est exceptionnel.

Note : Pour être franc avec vous, le lien menant à o2switch est un lien affilié, c’est à dire que je toucherai une commission (sans aucun surcoût pour vous) si vous décidez de passer par eux pour votre hébergement. Si vous avez une question à propos d’o2switch, n’hésitez pas à me contacter.

Note bis : Alors, convaincu(e) ? Avant de faire le grand saut, je vous conseille de faire un tour sur cette page pour bénéficier de 15% de réduction. C’est mon cadeau de bienvenue ;).

Notez qu’il existe d’autres hébergeurs plus généralistes comme Ionos ou OVH. Leurs offres de base sont correctes mais il vous faudra peut-être opter pour une offre supérieure si le succès est au rendez-vous.

Enfin, quel que soit le fournisseur choisi, un nom de domaine vous sera la plupart du temps offert la première année. 

Empressez-vous d’enregistrer celui que vous aurez trouvé à l’étape précédente.

Nom de domaine + hébergement : vos fondations sont désormais coulées.

Il est temps de passer au bâti pour que votre site WordPress commence à prendre forme.

Les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer !

La construction de votre site

Installer WordPress

Pour installer WordPress en ligne, vous pouvez procéder automatiquement ou manuellement.

L’installation automatique correspond à ce que les hébergeurs nomment installation en 1 clic : un logiciel va faire tout le boulot à votre place. Cela s’adresse avant tout aux débutants.

Chez l’hébergeur o2switch, un logiciel appelé Softaculous permet de lancer un site en quelques secondes. 

Voilà pour le résumé général. Pas de panique, je ne vous lâche pas en pleine nature sans boussole, rassurez-vous.

Pocahontas et sa boussole

Pour mettre tout ça en application, vous pouvez suivre notre guide dédié, qui vous détaille pas à pas tout le processus d’installation, aussi bien automatique que manuel.

Parce que oui, WP peut aussi s’installer manuellement. Dans ce cas, la marche à suivre se décompose en 4 étapes : 

  • Télécharger WordPress.
  • Créer une base de données.
  • Envoyer WordPress sur le serveur.
  • Initialiser WordPress grâce à un script d’installation.

Note : Il est aussi possible de créer un site WordPress en local, c’est-à-dire sur votre propre ordinateur. Cela permet notamment de faire vos tests en toute sécurité et une fois que vous êtes satisfait du résultat, vous pouvez tout transférer en ligne. Pour travailler en local, je vous recommande d’utiliser le logiciel Local by Flywheel

Félicitations, vous disposez maintenant d’un site internet avec WordPress. Cependant, je ne vais pas vous laisser partir tout de suite.

Il y a plusieurs manipulations à effectuer avant de vous pencher sur la personnalisation de l’apparence de votre site, notamment.

Cela prend seulement quelques minutes et vous évitera bien des ennuis par la suite.

Paramétrer WordPress

Pour commencer, rendez vous dans l’administration de votre site à l’adresse suivante : votresite.com/wp-admin.

Régler les permaliens

Bon, le nom peut faire peur, mais en fait, ce n’est pas grand-chose. Les permaliens correspondent au format des adresses des pages de votre site.

Allez dans Réglages > Permaliens pour définir les paramètres et choisissez Titre de la publication comme sur l’image ci-dessous :

Réglage des permaliens sur Titre de la publication

Pensez à bien enregistrer vos modifications pour terminer. Il est important de ne plus toucher à ce réglage par la suite car vos visiteurs ne pourront plus retrouver vos pages.

Paramétrer le menu principal

Un site sans menu ne serait pas vraiment un site, n’est-ce pas ?
Pour le créer, rendez-vous dans Apparence > Menus :

Les menus de WordPress

Pour votre menu, ajoutez l’élément Accueil, puis créez les pages suivantes (au minimum)

  • À propos : où vous vous présenterez ;
  • Contact : où vous indiquerez vos coordonnées.
  • Mentions légales : elles sont obligatoires, que votre site soit édité à titre professionnel ou non.
  • Politique de confidentialité : obligatoire depuis l’apparition du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD), lancé en mai 2018. 

Quelques bonnes pratiques à retenir pour les menus :

  • Placez-y un minimum d’éléments (pour rester simple) ;
  • Le libellé de chaque élément doit être explicite (on sait à quoi s’attendre en cliquant dessus) ;
  • Dans la plupart des cas, évitez d’utiliser des sous-menus.
  • N’oubliez pas d’assigner un menu à un emplacement dans WordPress, sinon il ne s’affichera pas sur le site.

Vous pourrez en savoir plus sur la gestion des menus dans cet article.

Gérer les widgets

Les widgets sont des encarts que l’on peut placer à divers endroits du site (généralement dans la barre latérale et le pied de page).

La plupart des widgets disponibles dans WordPress sont inutiles, vous pouvez quasiment tous les retirer.

Pour savoir si un widget est pertinent, demandez-vous si cela est utile pour vos visiteur. Voici un exemple :

  • Question : Est-ce qu’afficher un calendrier est utile pour vos visiteurs ?
  • Réponse : Étant donné qu’il y a de grandes chances qu’ils savent quel jour nous sommes et qu’ils ne viennent pas sur votre site pour chercher cette information, ce widget n’a rien à faire sur votre site.

Servez-vous des widgets pour afficher des informations pertinentes comme :

  • Une brève présentation (avec une photo et un lien vers votre page à propos) ;
  • Les derniers articles de votre blog ;
  • Vos produits et/ou services ;
  • Un encart de newsletter ;
  • Des publicités.

Permaliens, widgets et menus : voici 3 opérations de base “classiques” à effectuer sur chaque nouvelle installation.

Bien sûr, il est possible d’aller beaucoup plus loin dans la configuration de WordPress. 

Si vous jetez par exemple un oeil au menu Réglages, vous verrez qu’ils vous propose plusieurs sous-menus par défaut (Général, Écriture, Lecture, Discussion, Médias, Permalien et Confidentialité).

Le menu de réglages de WordPress

Le hic, c’est que certains sont mal configurés par défaut, vous devez donc vous pencher sérieusement dessus afin de disposer d’une base propre.

On vous explique pas à pas comment faire dans l’article suivant : Dis, c’est quoi un site WordPress professionnel.

Avec tout ça, vous avez de quoi créer des réglages aux petits oignons. Vous êtes prêt(e) à passer à l’étape suivante : choisir un thème WordPress.

Dénicher le thème de vos rêves

Si vous installez la dernière version en date de WordPress au moment d’écrire ses lignes (5.3.2), vous constaterez qu’un thème par défaut est actif : Twenty Twenty.

Le thème Twenty Twenty

S’il est tout à fait opérationnel, évolutif et fonctionnel, il ne correspond peut-être pas à vos attentes et vous aimeriez changer, attiré(e) par l’offre abondante du marché.

Il faut dire qu’il y a de quoi assouvir n’importe quel désir. 

Si vous cherchez un thème gratuit, vous pouvez compter sur ceux du répertoire officiel WordPress. Au dernier comptage, on en recensait près de 4 200.

Pour en installer un qui vous plaît, le plus simple est de passer par le menu Apparence > Thèmes.

Cliquez ensuite sur Ajouter en haut de l’écran. Une liste de thèmes gratuit apparaîtra. Parcourez-les et cliquez sur leur image pour avoir un aperçu en plein écran.

Ne vous laissez pas influencer par les images mais essayez de voir votre futur site à travers ce thème (même si ce n’est pas facile).

Si un aperçu vous plaît, cliquez sur Installer en haut de l’écran. Patientez, puis cliquez sur Activer pour le mettre en service sur votre site WordPress.

À partir de l’administration du site, allez ensuite dans Apparence > Personnaliser. Vous atterrirez sur ce que l’on appelle l’Outil de personnalisation (Customizer, en anglais).

Grâce à lui, vous allez pouvoir modifier l’apparence du thème et effectuer d’autres réglages.

L'outil de personnalisation du thème Twenty Twenty
L’outil de personnalisation du thème Twenty Twenty

Attention : Les options de personnalisation sont propres à chaque thème. Ils n’offrent pas tous les mêmes possibilités. À vous de personnaliser votre thème comme bon vous semblera.

Avec le répertoire officiel, le choix est déjà conséquent, mais il n’y a pas que lui pour trouver la perle rare.

Il existe aussi des milliers de thèmes payants vendus sur des boutiques en ligne. Bon nombre d’entre eux sont disponibles sur Themeforest, la plus grande plateforme de vente de templates au monde, même si elle a moins le vent en poupe ces derniers temps à cause des constructeurs de page (j’y viens juste après), notamment.

Page d'accueil de Themeforest
La page d’accueil de Themeforest

En moyenne, comptez une cinquantaine d’euros pour un thème payant. Pour connaître les avantages et les limites d’un thème gratuit par rapport à un thème payant, vous pouvez consulter cet article.

Après, qu’il soit gratuit ou premium, tout bon thème qui se respecte se doit de posséder les caractéristiques suivantes (au moins) :

  • Responsive : cela signifie qu’il doit être aussi aisément consultable sur ordinateur, smartphone et tablette.
  • Optimisation pour le SEO.
  • Performance : Google a tendance à mettre en avant les pages qui se chargent plus rapidement.
  • Mises à jour de façon fréquente.
  • Respect des bonnes pratiques du code, notamment les standards de WordPress.

Il existe des centaines et des centaines de thèmes qui remplissent ces critères, mais si je devais vous en conseiller certains, je dirais Astra et GeneratePress.

Note : Vous pouvez aussi lire nos sélections de thèmes sur le blog. On en présente un paquet en fonction de votre activité (blog, photo, restauration, profession médicale etc.).

Flexibles, faciles à prendre en main et hautement personnalisables, ils constituent un bon compromis si vous débutez puisqu’ils proposent une version gratuite pour vous faire une première idée de leur potentiel.

De plus, ils s’adapteront parfaitement avec un constructeur de page. Ce dernier vous permet de créer des mises en page personnalisées sans coder, en ajoutant des modules et modèles préconçus au sein de votre contenu par une simple action de glisser-déposer.

Les constructeurs de page – page builders – ont le vent en poupe actuellement. Les plus connus sont Divi, Beaver Builder et surtout Elementor.

Ce dernier est le plus célèbre sur le répertoire officiel (+ de 3 millions d’installations actives). Je l’utilise moi-même pour créer certaines pages spécifiques sur le blog.

Je vous le présente dans cette vidéo, si vous désirez en savoir plus :

Un dernier conseil, pour la route : étant donné qu’il s’agit de votre premier site WordPress : restez simple avec votre thème.

Rappelez-vous que vous ne faites pas un site pour vous, mais pour vos visiteurs.

Ils doivent bien se sentir en parcourant ses pages et bien comprendre ce dont il s’agit. 

Sinon, ils partiront aussi vite qu’ils sont venus.

Formez-vous à Elementor

Apprenez à créer votre site WordPress grâce au constructeur de page le plus populaire du marché.

Installer les extensions incontournables

Après les thèmes, je vous propose d’aborder un autre élément incontournable de WordPress : les extensions, appelées plugins, en anglais.

WP en regorge et ces extensions permettent d’apporter de nouvelles fonctionnalités à votre site web, sans coder.

Les possibilités sont quasi-illimitées. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de WordPress.

On compte environ 55 000 extensions gratuites à ce jour, sur le répertoire officiel

Par ailleurs, des places de marché spécialisées comme CodeCanyon proposent aussi des extensions payantes.

Alors autant vous dire qu’il y a de quoi faire. 

Voici 5 plugins “généralistes” que je vous recommande pour commencer. Ils pourront figurer sur n’importe quel type de site (blog, boutique, portfolio, etc.) :

  • Yoast SEO : pour optimiser votre référencement naturel (SEO) ;
  • Elementor : pour créer des mises en page personnalisées sans coder ;
  • Social Warfare : pour ajouter des boutons de partage sociaux ;
  • UpdraftPlus : pour sauvegarder votre site régulièrement ;
  • MonsterInsights : pour connecter Google Analytics à votre site (et suivre le nombre des visites).

Bien sûr, ceci n’est qu’un “teaser”. Vous trouverez d’autres pépites au sein de la ressource explicite suivante : Les 25 meilleurs plugins WordPress.

Par contre, ne les adoptez pas tous. Pensez à évaluer vos besoins en amont. 

Pour installer une extension sur votre site, allez dans Extensions > Ajouter.

Ajout d'extensions depuis le back office de WordPress

Lorsque vous en aurez trouvé une, cliquez sur le bouton Installer, puis Activer pour la mettre en service.

Eh bien, vous avez fait un sacré chemin depuis le début de votre aventure. Bravo, votre site WP commence à prendre sérieusement forme !

Allez, on continue avec la dernière étape : les finitions pour le faire briller sur la Toile.

Les finitions (à ne surtout pas négliger)

En l’état, votre site web est fonctionnel et en état de marche. Mais disons qu’il manque l’emballage final pour le considérer comme un produit fini.

Dans cette partie, vous allez empaqueter tout ça en découvrant notamment comment ajouter des contenus, un préalable nécessaire pour pouvoir référencer votre site.

Ajouter et éditer des contenus

Pour rédiger des articles sur votre blog, dans le cas ou vous désirez bloguer, allez dans Articles > Ajouter.

L’éditeur de contenus de WordPress, aussi appelé Gutenberg, s’affichera. Vous pourrez commencer à rédiger.

L'éditeur de contenus Gutenberg sur WordPress

Pour info, l’éditeur de contenus actuel, apparu fin 2018, fonctionne avec des blocs de contenus que vous ajoutez en quelques clics au sein de votre texte.

Il est actif par défaut sur vos articles et vos pages. Pour ces dernières, l’édition de contenus fonctionne de la même façon que pour un article.

Vous pouvez modifier leur contenu et cliquer sur Publier/Mettre à jour sur la droite de l’écran, pour enregistrer vos modifications.

Enfin, pour intégrer des images, ajoutez un bloc Image en cliquant sur le bouton +, en haut à gauche de l’écran.

Ajout d'un bloc Images sur WordPress

Référencer votre site WordPress

Vous avez rédigé quelques articles et/ou créé vos pages ? C’est parfait. Sans contenu, il vous aurait été impossible de référencer correctement votre site WordPress.

Désormais, vous pouvez attacher à rendre votre site visible sur les moteurs de recherche.

Attention, je ne vous propose pas ici un cours sur le référencement, ce n’est pas le propos. En soi, cela nécessiterait une ressource à part entière.

Si vous voulez approfondir le sujet, WPMarmite propose la formation Enfin visible grâce au référencement.

Développez votre trafic et augmentez vos ventes

Façonnez le référencement de votre site WordPress et sortez-le enfin de l’anonymat.

Néanmoins, pour commencer, appliquer quelques bonnes pratiques ne sera pas de trop.

Dans le menu Réglages > Lecture, commencez par ne surtout pas cocher la case Visibilité pour les moteurs de recherche.

Options de Lecture sur WordPress

Dans le cas contraire, votre site ne sera pas indexé par Google et ses petits camarades. 

Ensuite, je vous conseille d’utiliser une extension de référencement. A elle seule, elle ne vous permettra pas de vous positionner en première page sur le mot-clé de votre choix.

Par contre, elle sera très bien pour optimiser vos contenus afin qu’ils plaisent aux moteurs de recherche.

Un peu plus tôt, je vous ai parlé de Yoast SEO, que j’utilise sur WPMarmite. C’est la plus célèbre du répertoire officiel et je vous la présente dans cette vidéo :

Et ensuite, que faire ? Pour tenter d’amadouer Google, votre site devra être performant. Comprenez qu’il devra se charger rapidement.

Pour cela, je vous recommande de consulter l’article suivant de Florian : Comment optimiser un site WordPress sans se ruiner.

Pensez aussi à créer un sitemap et pourquoi pas, un fichier Robots.txt.

Sécuriser votre site

Afin de continuer à fignoler votre site, je vous recommande de porter une attention particulière à sa sécurité.

Il faut savoir que WordPress est la cible de pas mal d’attaques pirates, surtout parce qu’il s’agit du CMS le plus utilisé dans le monde. Il attire donc l’attention mais reste intrinsèquement sécurisé.

En fait, les principales causes de piratage sont dues à des extensions défaillantes, ou encore à des mauvaises pratiques des webmasters, qui ne mettent pas leur site à jour, par exemple.

Sur ces deux points, vous êtes normalement pas mal couvert en ayant lu ce qui précédait ;-).

Pour le reste, sachez qu’il est impossible de se prémunir à 100% face aux hackers. 

Cependant, vous vous mettrez à l’abri de pas mal de complications en appliquant quelques conseils basiques : 

Pour encore plus de conseils sur la sécurité, jetez un oeil à nos articles dédiés sur le blog.

Par ailleurs, la chaîne YouTube de WPMarmite propose aussi la série Le Point Sécu. Découvrez pleins de bonnes astuces à travers 25 vidéos.

Tout est bon. Et maintenant ?

Eh bien bravo ! Vous devez avoir passé quelques heures derrière votre écran à créer votre site WordPress.

Pour rappel, vous avez découvert comment : 

  • Choisir un bon nom de domaine et un hébergeur
  • Installer WordPress et le configurer
  • Dénicher et activer des thèmes et des extensions
  • Ajouter du contenu et commencer à le référencer
  • Sécuriser votre site

C’était peut-être une tâche ardue – surtout si c’était votre première fois -, mais j’espère que tout fonctionne correctement.

En tout cas, je vous adresse toutes mes félicitations. Pour info, sachez que j’ai aussi créé une vidéo qui revient sur pas mal d’étapes évoquées dans cet article. La voici :

Pour y revenir à tête reposée, je vous encourage à télécharger la fiche recapitulative de la vidéo.

Cela vous permettra de tout reprendre pas à pas et de bénéficier de ressources exclusives.

Et maintenant, que faire ? Sachez que l’aventure de votre site internet ne s’arrête pas là.

Pensez à l’entretenir, le faire évoluer et le bichonner pour qu’il vous aide à atteindre vos objectifs.

Sur ce, je vous laisse la parole. Avez-vous des remarques, suggestions et autres astuces à partager ?

Exprimez-vous en rédigeant un commentaire ci-dessous.